2ème réunion d'évaluation externe du RSI : Yaoundé accueille l'événement du 24 au 28 novembre 2025 au Hilton hôtel.
- Clément Noumsi
- 25 nov. 2025
- 3 min de lecture

Le Dr Manaouda Malachie, ministre de la santé publique a présidé le 24 novembre 2025 la cérémonie d'ouverture de cette deuxième réunion d'évaluation du RSI en présence des représentants des partenaires Africa CDC, le représentant résident de l'OMS.
Le Cameroun a pris des mesures importantes pour renforcer ses capacités en matière de santé, notamment en s'engageant volontairement dans une évaluation indépendante de ses systèmes de santé depuis 2017. Les objectifs de l'Évaluation sont de renforcer les capacités de préparation et de réponse aux urgences sanitaires; d'améliorer la gouvernance et la coordination de la sécurité sanitaire ; d'identifier les forces et les domaines à renforcer pour atteindre l'excellence. Tout ceci passe par une franche collaboration et les partenariats la complémentarité entre Africa CDC et l'OMS. Ce qui conduit à une intégration de la préparation et de la gestion des épidémies ; le besoin de travailler ensemble pour augmenter la performance et l'efficience.

Comme résultats attendus nous pouvons citer les recommandations solides pour améliorer les systèmes de santé, une feuille de route opérationnelle pour la mise en œuvre des actions prioritaires et les productions scientifiques de haute qualité pour inspirer et guider d'autres pays africains. Le Cameroun comme tout autre pays, est exposé à une diversité de menaces sanitaires qui peuvent conduire à des urgences de santé publique, telles que les épidémies récurrentes, les crises humanitaires, les catastrophes naturelles et l'impact des changements climatiques. Pour y faire face, plusieurs défis sont à relever : renforcer les capacités de prévention, de préparation, de surveillance et de réponse aux crises sanitaires ; améliorer la résilience du système de santé face aux crises sanitaires ; mettre en œuvre les engagements internationaux pour la sécurité sanitaire. Les expériences récentes comme les- épidémies et pandémies (COVID-19, choléra, etc. les conséquences sanitaires des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques et l’importance de renforcer les capacités de gestion des crises sanitaires. Il est question de renforcer les capacités nationales de santé pour prévenir et répondre aux crises sanitaires,- d'améliorer la sécurité sanitaire au Cameroun et contribuer à la sécurité sanitaire mondiale.

L'adoption du Règlement Sanitaire International (RSI) en mai 2025 marque un tournant historique dans la gouvernance de la santé sanitaire mondiale. Cet accord renforce la coopération internationale et garantit un partage rapide et transparent des informations pour promouvoir un accès équitable aux contre-mesures médicales, notamment pour les populations les plus vulnérables.
Les objectifs du RSI sont de renforcer la coopération internationale pour la santé sanitaire, de- garantir un partage rapide et transparent des informations et de promouvoir un accès équitable aux contre-mesures médicales. Le cadre de suivi et d'évaluation conduit à l'instauration d'un cadre de suivi et d'évaluation par l'OMS suivi d'un rapport obligatoire des États membres (rapport SAA) et enfin d'une évaluation externe conjointe comme composante volontaire. Le Cameroun pour rôle la production régulière du rapport SAA ; la participation à l'évaluation externe conjointe et surtout l'engagement pour une mise en œuvre efficace du RSI.
Clément Noumsi
Réactions

Dr Malachie Manaouda, minsanté
« Je voudrais dire que nos travaux qui s'ouvrent ce jour, vont durer une semaine. Il s'agit en réalité de l'évaluation des capacités globales du Cameroun pour sa contribution à la sécurité sanitaire sur le plan national, régional et international. Il est question de regarder ce que nous avons comme capacités de préparation, de réponse, de prévention des crises sanitaires que nous avons. Volontairement cet exercice, nous l'avons fait en 2017 et l'OMS nous recommandé de le faire tous les cinq ans, nous avons raté le coach mais je pense que nous nous rattrapons là pour faire une deuxième édition cette année afin d'être fixée sur les pans mouds que nous devons doper et de pouvoir les partager avec les autres africains ou nos collègues sur le plan mondial. Nous avons ici un ensemble d'experts internationaux venus en nombre suffisant pour pouvoir nous évaluer. Je rappelle que l'exercice volontaire est une exigence du président de la république Paul Biya afin d'être en cohérence avec les autres partenaires techniques et financiers pour avoir un programme d'investissement sécuritaire dans notre pays. C'est important, sensible et cela devrait nous amener à avoir un programme de mobilisation des financements tant national qu'international. Je saisis d'ailleurs cette occasion pour en appeler le secteur privé afin qu'il puisse s'intéresser encore davantage au secteur de la santé dans notre pays car on ne saurait parler de prospérité économique sans une population en santé. C'est pourquoi leur implication est importante et nécessaire ».

Dr BAGAYOKO Magaran, représentant OMS Cameroun
« De manière générale nous allons évaluer le système de santé, est ce que le Cameroun dispose des laboratoires d'analyses capables de détecter ces pathogènes, au niveau des frontières ? Est-ce qu'il y a des dispositifs pour empêcher l'entrée de ces pathogènes sur le territoire national ? Est-ce l'importation des aliments est soumise à un risque sanitaire? Est-ce les produits chimiques sont garantis ? C'est autant d'aspects qui seront garantis par cette évaluation ».
Propos recueillis par CN




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