2èmes journées nationales d'hématologie
- Clément Noumsi
- 28 nov. 2025
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Les 3 jours des travaux se sont achevés le 26 novembre 2025 au cercle municipal de Yaoundé sur une lueur d'espoir. Pour mieux comprendre les préoccupations et les perspectives du comité scientifique, nous avons rencontré le président du comité scientifique qu’il nous en parle.
Que doit-on retenir après les trois jours des travaux ?
Pr Claude Tayou, président du conseil scientifique de la SOCAHEMA « Au terme de ces trois journées d'hématologie donc le thème portait sur la sécurité transfusionnelle au Cameroun. D'abord, en termes de statistiques, il faut dire que ce sont des journées organisées sous le haut patronage du ministre de la santé publique et qui a vu près de 240 participants en présentiel, près de 109 followers sur notre chaîne, 27 posters, 43 présentations orales et plus de dix (10) exposants sans oublier l'accompagnement des médias. Nous pouvons dire que ces journées ont été un succès et nous souhaitons que les recommandations puissent être effectives. Nous avons parlé de la sécurité transfusionnelle pour dire que nous sommes tous d'accord que la sécurité transfusionnelle repose sur cinq (5) piliers à savoir la sélection médicale, la qualification biologique, la position clinique des produits sanguins mais aussi une bonne organisation au niveau national de toutes les procédures pour le succès de cette opération transfusionnelle. Au niveau de la promotion du sang, le donneur du sang dans notre pays demeure encore un donneur familial de façon prédominante et que nous devons faire beaucoup d'efforts pour pouvoir inverser la tendance. Au niveau de la qualité des produits sanguins, il y a un risque très élevé des infections dans les poches de sang malgré les efforts qui sont faits, les poches de sang nécessitent encore qu'on fasse le système qualité et qu'on améliore aussi la formation du personnel pour qu'à la fin qu'on puisse avoir les produits encore plus sûrs. Au niveau de l'utilisation clinique des produits sanguins, on a effectivement constaté que malgré la performance de certains outils comme les médicaments dérivés du sang, ces produits sont chers malgré qu'ils soient performants. On doit encore se reposer majoritairement sur la transfusion sanguine et elle doit être sûre, c'est encore pour longtemps que nous aurons recours à la transfusion sanguine comme première thérapie pour améliorer l'oxygénation des tissus par exemple, donc cette transfusion doit être plus sûre. Le CNTS et le système de transfusion de façon générale bénéficie d'un appui comme le PROSINAC, de plusieurs autres partenaires comme Expertise France, l'OMS, du ministère de la santé mais d'autres partenaires. Cet appui n'est pas suffisant comme vous pouvez le contacter le CNTS ne peut pas seul contribuer à la disponibilité des produits sanguins donc tout le monde (la population) doit participer à l'opération (don de sang). Les recommandations seront mises à la disposition du grand public pour que dans les années qui viennent nous puisons voir les choses véritablement s'améliorer ».
Propos recueillis par CN




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