Atelier national sur la substance des négociations à l'OMC : Le Cameroun ménage sa monture.
- Clément Noumsi
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Mme le Pr Brusil Miranda Metou, SG du Mincomerce a présidé le 23 février 2026, l'ouverture de l'atelier national sur la substance des négociations à l'OMC en prélude à la 14ème ministérielle de Mars prochain en présence de la représentante de la CEMAC et du représentant du premier ministère.
Dans sa prise de parole, la représentante adjointe de la CEMAC précise que « La commission est vraiment engagée à faire entendre la voix de l'Afrique centrale dans les négociations commerciales internationales. Il est clair que les enjeux sont importants pour la sous-région, notamment en ce qui concerne l'agriculture et la sécurisation des recettes publiques. Tant de défis auxquels la CEMAC est confrontée dans ces négociations. La CEMAC est vraiment à la pointe de la défense des intérêts de l'Afrique centrale dans les négociations commerciales internationales. Il est clair que la région a des défis spécifiques à relever, notamment en ce qui concerne la diversification économique et la réduction des coûts de transport. C'est ce qui démontre l'importance de la coordination régionale pour renforcer la position de l'Afrique centrale dans les négociations.

Pour le SG du Mincomerce représentant le ministre empêché, "Le Cameroun a des attentes claires pour cette conférence ministérielle. Il est clair que les thèmes de la réforme du système commercial multilatéral, du traitement spécial et différencié, et de l'agriculture et la sécurité alimentaire sont au cœur des préoccupations du pays et l'importance de la sécurité alimentaire pour les pays en développement comme le Cameroun. Le Cameroun a une vision claire pour l'avenir de son économie et de son développement. Il est clair que les thèmes de l'agriculture, de la facilitation des investissements, du commerce électronique, et de l'environnement sont au cœur des préoccupations du pays. C'est ce qui justifie l'importance de la coopération internationale pour soutenir la transition écologique et numérique des pays en développement comme le Cameroun.
Le pays est vraiment déterminé à faire du commerce un outil de développement. Il est clair que le pays aspire à une gouvernance commerciale mondiale plus inclusive et équilibrée d'où l'importance de la préparation et de la coordination pour le succès de la participation du Cameroun à la 14e conférence ministérielle de l'OMC prévue du 26 au 29 Mars à Yaoundé.
Clément Noumsi
Réactions

Mme Estelle Tsimbo, représentante adjointe de la commission de la CEMAC
« C'est un sentiment de grande satisfaction effectivement dans le cadre des réformes de l'OMC et plus particulièrement ce qui concerne les différends, ce séminaire organisé par le Cameroun est très important car il est inspirant pour les autres États de la sous région CEMAC, il permet que les autres Etats puissent s'inspirer pour avoir une position commune. Plus on est une seule voie plus on est fort pour les négociations. L'union fait la force, surtout dans les négociations internationales. Une voix unifiée permet de mieux défendre les intérêts nationaux et de peser davantage sur les décisions mondiales. C'est pourquoi la coordination et la solidarité entre les pays en développement sont cruciales pour atteindre leurs objectifs communs ».

Pr Brusil Miranda Metou, SG du Mincomerce
« Cet atelier vise à consolider les positions du Cameroun sur les thématiques qui seront abordées lors de la ministérielle 14 prévue se tenir du 26 au 29 Mars 2026. Pour cela il y a une réforme indispensable de l'OMC qu'attend les camerounais vis à vis de cette réforme précisément l'organe de règlement des différends de l'OMC de la dernière 13ème ministérielle. Qu'est-ce que les camerounais peuvent proposer de manière concrète ? Il ne faut pas oublier que l'agriculture constitue une palier, notre pays plaide toujours pour une meilleure exportation des produits agricoles vers les marchés qui en ont besoin. Un meilleur encadrement de l'agriculture avec la diminution des subventions accordées aux agriculteurs dans les pays du Nord. Il y a aussi la question de soutenir l'investissement et le commerce par une intermédiaire réciproque. Il y a des règles d'encadrement qui devraient d'être mieux mises en place notamment à travers une sorte de démantèlement des barrières douanières et commerciales entre les Etats pour booster la production au niveau individuel afin que les produits et les marchandises puissent circuler plus librement. Il y a aussi de la pêche même on a semblé faire un pas à travers l'accord de la dernière fois, la pêche artisanale demeure importante dans la plupart des pays et les pays en développement plaident pour une baisse de la pêche industrielle au profit de la pêche artisanale régional qui est source d'emplois et de richesses pour les populations locales et riveraines ».
Propos recueillis par CN




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