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Convention collective nationale de l’enseignement privé : le Statu quo dans les pourparlers

  • Clément Noumsi
  • 5 sept. 2025
  • 3 min de lecture

C’est le résultat de deux jours les 2 et 3 septembre 2025 de négociations au Mintss entre le collectif des employeurs et celui des enseignants sous l’égide du ministre du travail et de la sécurité sociale.

la complexité du dossier et appelé à un compromis réaliste. Il a notamment proposé d’examiner les points sensibles comme le relèvement du SMIG, certains avantages sociaux, ainsi que la possibilité de conventions collectives adaptées à chaque sous-système de l’enseignement privé. Pour le membre du gouvernement, il est urgent de parvenir à une base commune « qui garantisse un minimum pour tous », tout en laissant la liberté aux établissements confessionnels ou laïcs d’aménager des dispositions spécifiques.


Le Collectif des Organisations des Enseignants du Cameroun (COREC) avait adressé une correspondance au Premier Ministre dans laquelle, il dénonce la persistance de blocages sur des revendications jugées vitales : la régularisation des personnels dits « travailleurs des parents » dans les établissements publics ; la nomination effective des animateurs pédagogiques, conformément au décret n°2012/267 du 11 juin 2012 ; le paiement régulier des indemnités dues par l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC).

Le COREC prévient, faute de solutions rapides, une nouvelle phase de lutte risque d’être enclenchée dès la rentrée de septembre 2025. 


Clément Noumsi

Réactions

Roland ASSOAH, SG du COREC

« Le travail sur la convention collective nationale relative à l'éducation privé au Cameroun avance lentement mais nous avons un blocage fondamental au niveau du patronat qui jusqu'ici refuse de nous proposer une grille salariale. Il est important que tout le sache, l'enseignement privé au Cameroun est régi par une grille salariale de vieille de 40 ans c'est-à-dire depuis 1985 n'a pas connu de toilettage avec un salaire minimum de 23 mille et un maximum de 141 mille pour les doctorants. Nous sommes dans une configuration où après les travaux préparatoires, le patronat demande encore près de deux mois afin de proposer une grille qui devrait nous permettre de resserrer les rangs. Imaginez l'attitude des enseignants en cette période de rentrée qui attendent de bonne nouvelle. Néanmoins nous avons connu quelques avancées sur le plan syndical à priori car la convention collective nationale que nous attendons signé déjà et elle intègre certaines protections du travailleur. Il faut dire nous avons veiller à ce que les aspects fondamentaux soient énumérés, que les principales conventions signées par le Cameroun soient respectées. Malgré la l'arrêté ministériel, le patronat veut une grille par zone et nous avons dit au ministre que nous sommes prêts à accepter de légère tolérance dans le cadre de sa mise en forme étant donné que c'est la première convention mais l'ordre catholique a fait une proposition par diocèse sous prétexte qu'ils font dans le social contrairement à l'ordre privé laïc purement capitaliste donc la pierre d'achoppement et nous attendons de voir de quoi demain sera fait ».

Abbé Aurélien  LEHOU MBEA, secrétaire national de l'enseignement catholique du Cameroun

« Nous sommes  dans le processus de  pouvoir établir et signer une convention collective pour l'enseignement privé au Cameroun. et le ministre a bien voulu nous écouter avec la difficulté que nous rencontrons avec nos écoles fermées dans le NOSO,  les difficultés avec Bokoharam, les calamités naturelles qui sont à l'origine de la baisse des effectifs. Nous sommes tous d'accord pour l'amélioration  des conditions de travail déjà  nous sommes confrontés au problème  du SMIG mais nous sollicitons un peu de temps pour que toutes nos communautés éducatives puissent se mettre au pas  afin de permettre une rentrée effective. Nous voulons demander à l'État de nous accompagner car avec la convention collective de régulariser ce secteur, nous allons appeler  les enseignants à reprendre le chemin de l'école car les discussions vont continuer les discussions afin de trouver de manière consensuelle une solution dure qui prenne en compte leurs doléances pour que toute la communauté se sente à l'aise ».

 

Propos recueillis par  CN

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