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Célébration de la journée mondiale des réfugiés 2026

  • Photo du rédacteur: clément NOUMSI
    clément NOUMSI
  • il y a 20 heures
  • 3 min de lecture

En prélude à la commémoration de la journée mondiale des réfugiés du 20 juin, l'esplanade du conseil régional du Centre a servi de cadre le 18 juin 2026 pour les manifestations y relatives.


Placé sous le thème « jusqu’à ce tout le monde soit protégé », la journée mondiale des réfugiés est un instant pour faire le point sur la situation afin d'essayer d'endiguer ou de réduire à sa plus expression le phénomène. Pour le représentant du Minrex Stanilas Oyono « le pays tout entier est fier de la reconnaissance internationale reçu par le chef de Gado-Badzéré avec le prix Nansen 2025 qui symbolise notre travail en synergie. Le thème de l'édition 2026 jusqu'à ce que tout le monde soit protégé illustre à suffisance pour réitérer notre engagement moral et politique en faveur du bien-être des populations et des réfugiés, le Cameroun, terre d'asile par excellence depuis plus d'une vingtaine d'années. Le Minrex a traité depuis quelques mois plus de deux mille demandes d'asile, le processus de délivrance des cartes d'identité des réfugiés se poursuit et une série d'études en lien avec les services sociaux de base en vue et la bienveillance du gouvernement de notre pays. Le processus de protection des réfugiés au Cameroun est parachevé, l'évaluation des besoins en vue de l'autonomisation et l'intégration des réfugiés, sur le retour volontaire ou une cohabitation avec les populations, c'est notre responsabilité partagée en ce jour de commémoration ».



La porte parole des femmes réfugiées a remercié le gouvernement camerounais pour l'hospitalité et les partenaires pour le soutien multiformes malgré les sévices auxquelles elles peuvent être exposées. Elles appellent à un peu plus de soutiens pour l'autonomisation économique des femmes.


Pour le président du comité des réfugiés au Cameroun, "c'est une charge et un grand honneur pour nous servir interface entre la communauté des réfugiés et les partenaires pour faciliter l'insertion dans leurs lieux de résidence, réinsertion sociale et bien d'autres. La communauté salue la générosité de l'État camerounais en faveur de la communauté des réfugiés en collaboration avec le HCR.


Pour Marie Pierre Raky Chaupin représentante ONU femmes Cameroun en sa qualité de représentante du représentant résident du système des nations unies, « à travers l’initiative "UN 80", l’ONU théorise la cohérence humanitaire-développement-paix que le Cameroun pratique : accueillir 522 000 réfugiés en les transformant en acteurs de développement. Saluant la solidarité exemplaire camerounaise fondée sur l’humanité, l’hospitalité et la responsabilité régionale, le discours onusien rappelle que l’accueil ne peut reposer uniquement sur les pays hôtes" et appelle au partage des responsabilités. En validant le modèle camerounais champs, écoles ouvertes, puits sans origine l’ONU reconnaît que le réfugié, doté de résilience et compétences, devient contributeur économique, social et culturel dès qu’il bénéficie d’un environnement favorable.



Pour Déo Bashokwiré, représentant de la représentante résidente du HCR au Cameroun, « le HCR chiffre l’exception camerounaise à 522 000 réfugiés (Centrafricains, Nigérians et autres 30 nationalités) y sont accueillis depuis des décennies. Déconstruisant l’image du bénéficiaire, le discours érige les réfugiés en travailleurs, entrepreneurs, enseignants, médecins, artistes qui renforcent les économies et enrichissent les cultures. Alors que les déplacements forcés atteignent des records historiques et que les ressources diminuent, le Cameroun reste frontières et cœurs ouverts, offrant sécurité, formation et entrepreneuriat. Du "Mayo-Tsanaga aux sites de l’Est, un même fardeau".


En dehors du village des exposants, présentant leur savoir-faire, un concours ouvert aux jeunes sur la poésie remporté haut la main par une tchadienne, le dessin remporté par un centrafricain et de même pour la rédaction ou un autre centrafricain a ravi la vedette pour les trois en jeu pour cette édition 2026.


Clément Noumsi


Réactions


Sa Majesté Martin Azia Sodea, Chef du village Gado-Badzéré et lauréat du prix Nansen 2025

« Nous vivons en harmonie avec les réfugiés et de concert avec le gouvernement et le HCR, nous leurs avons accordé des abris et des champs dans notre village. Nous faisons des champs communautaires et c'est cela qui a galvanisé le monde pour nous décerner ce prix Nansen. Leurs enfants fréquentent les mêmes écoles que les nôtres. Un système pour l'autonomisation est mis en place afin de leur permettre de récolter les fruits de leurs efforts ».


Déo Bashokwiré, représentant de la représentante résidente du HCR au Cameroun

« Cette journée est une journée particulière pour rendre hommage à la résilience et au courage des réfugiés. Notre message est clair, jusqu'à ce que tout le monde, jusqu'à que chacun soit protégé. C'est un appel vibrant, pour que nous prenions action à protéger et à rendre la sécurité des réfugiés une priorité pour tous ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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