Journées nationales d’hématologie
- Clément Noumsi
- 25 nov. 2025
- 2 min de lecture

Placées sous le thème « la sécurité transfusionnelle au Cameroun », le cercle municipal à l’hôtel de Yaoundé a servi de cadre aux deuxièmes assises qui se déroulent du 24 au 26 novembre 2025
la leçon inaugurale prononcée par le Pr Claude Tayou, directeur médico technique au CNTS a relevé tous les aspects à savoir les risques liés à la transfusion sanguine qui sont multiples et concernent toute la chaîne transfusionnelle (les donneurs, les receveurs et le personnel médical).
Les risques chez le Donneur :
Les effets adverses au don : hypovolémie, réaction vagale, hypoglycémie, lésions antérieures, lésions veineuses, allergie au nickel, anémie. La fréquence des effets adverses au don dépendent du lieu comme l'indique les statistiques : 1,8 % au Congo, 2,8 % au Cameroun, 5 % au Niger, 0,07 % en Allemagne, 0,22 % aux États-Unis, 0,4 % en France.
Les risques chez le Receveur :
Les accidents transfusionnels sont nombreux immunologiques, infectieux, de surcharge. La fréquence des accidents transfusionnels dans quelques pays du continent : 21,3 % au Ghana, 25,5 % au Cameroun, 8 % au Nigéria, 5 % au Zimbabwe, 9 % en Ouganda. Les risques infectieux : VIH (5 %), hépatite B (15 %), hépatite C (6 %), syphilis, paludisme (6 %), filariose (9 %), infections bactériennes (5 %), HTLV (5 %), arboviroses (chikungunya, dengue).

Les conséquences
On note un accident transfusionnel sur quatre au Cameroun (1/4) ; le risque résiduel d'infection est de 1/100 à 1/8000 en fonction de la qualité des banques de sang. Le thème de la sécurité transfusionnelle est d'une importance capitale pour la prise en charge des urgences vitales des patients hématologiques, des femmes enceintes, des nouveaux nés et des personnes vivant avec des pathologies chroniques. Les objectifs du gouvernement sont de : Renforcer et moderniser les infrastructures du CNTS et de ses antennes régionales ; Réduire les risques et promouvoir un système de qualité conforme aux standards internationaux ; Développer des ressources humaines hautement qualifiées ; Garantir des produits sanguins sûrs, accessibles et disponibles pour les citoyens. Les conclusions de ces trois jours de travaux seront accueillies avec une grande attention. Elles constituent une contribution essentielle à l'élaboration des politiques publiques de santé fondées sur les évidences scientifiques.
Clément Noumsi
Réaction

Pr Dora Mbanya, directeur général du CNTS et présidente de SOCAHEMA
« Le CNTS est créé depuis 2003 avec en 2019 un décret présidentiel qui organise son fonctionnement. Nous avons une mission très précise, celle de s’assurer qu’il y a le sang de qualité, disponible et sûr sur l’ensemble du territoire. Et pour le réaliser, il y a beaucoup de facteurs qui sont pris en compte parce qu’entre le donneur et le bénéficiaire, il y a un marketing social qui s’appuie sur la sensibilisation même si plusieurs facteurs limitant existent comme les croyances, les traditions, certaines religions etc. Néanmoins, nous saluons le travail formidable que les associations qui œuvrent dans le don de sang. Comme vous pouvez l’imaginer, le sang ne se fabrique pas en laboratoire et en plus il faut s’assurer de la qualité du sang avant toute transmission, sans oublier le transport, la conservation et la manipulation des produits sanguins. Nous avons une tâche, celle de canaliser toutes les banques de sang qui existent au niveau des hôpitaux en notre qualité d’opérateur unique, progressivement nous allons y arriver ».
Propos recueillis par CN




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