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Lutte contre le paludisme : Une semaine d'actions initiée pour renforcer la riposte contre la maladie.

  • Photo du rédacteur: clément NOUMSI
    clément NOUMSI
  • il y a 4 jours
  • 4 min de lecture


C'est l'une des initiatives phares déclinée au cours de la cérémonie officielle de commémoration de la 19ᵉ Journée mondiale de lutte contre le paludisme présidée par le Ministre de la Santé Publique, le Dr Malachie MANAOUDA, le 24 avril 2026 à la salle des fêtes de la Croix-Rouge camerounaise.


Pour la toute première fois, le Cameroun organise une Semaine nationale de lutte contre le paludisme du 18 au 25 avril 2026. Placée sous le thème de la commémoration de la 19ᵉ Journée mondiale de lutte contre le paludisme : « Mettre fin au paludisme : maintenant c’est possible, agissons maintenant », cette initiative vise à renforcer la mobilisation collective face à une maladie qui demeure une priorité de santé publique.


La Semaine nationale de lutte contre le paludisme entend intensifier les actions de sensibilisation, renforcer l’engagement des partenaires et encourager l’adoption de comportements préventifs. À travers des campagnes de communication, des caravanes, des tables rondes et des activités de proximité, l’objectif est de rapprocher davantage les messages de prévention des populations. Les médias sont appelés à jouer un rôle clé dans cette dynamique.


Si à l’échelle mondiale, le paludisme continue de peser lourdement, avec près de 249 millions de cas et plus de 600 000 décès annuels, au Cameroun, la situation reste préoccupante, malgré des avancées notables enregistrées. En 2025, près de 2 millions de cas ont été enregistrés dans les formations sanitaires, pour plus de 1 100 décès. Toutefois, les efforts consentis ont permis une réduction significative de la mortalité de 37 %, traduisant l’impact des interventions mises en œuvre.


Ainsi, le paludisme demeure la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès, affectant particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Certaines régions, notamment le Sud-Ouest, le Littoral, le Nord et l’Extrême-Nord, concentrent une forte charge de la maladie.



Le Ministre de la Santé Publique, en présence des autorités sectorielles, de hauts responsables et des représentants de la société civile, a souligné que pour inverser durablement la tendance, le Gouvernement déploie actuellement le Plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2024-2028. Ledit Plan ambitionne de réduire de 75 % la morbidité et la mortalité liée à cette maladie. Cette stratégie repose sur un ensemble d’actions combinées : distribution de moustiquaires imprégnées, chimio prévention, introduction du vaccin antipaludique, amélioration du diagnostic et de la prise en charge, ainsi que la gratuité des soins pour les enfants de moins de cinq ans, entre autres.


Le membre du Gouvernement n'a pas manqué à l'occasion de mentionner les défis importants qui subsistent, à savoir : les ruptures d’intrants, la résistance aux traitements et un déficit de financement estimé à près de 70 % des besoins, soit plus de 260 milliards de FCFA. Dans ce contexte, la mobilisation accrue des ressources nationales et l’implication de tous les acteurs apparaissent essentielles.


Prenant la parole, le Représentant Résident de Organisation mondiale de la Santé au Cameroun a rappelé que 44 pays dans le monde, dont certains en Afrique, ont déjà éliminé le paludisme. Pour lui, l’élimination n’est plus un défi technologique, mais une question de volonté, réaffirmant l’engagement de l’OMS à accompagner le Cameroun dans cette lutte.


Clôturant les prises de parole, le Ministre de la Santé publique a salué les progrès enregistrés tout en appelant à une accélération des efforts. Le Docteur Manaouda Malachie a insisté sur la nécessité d’une mobilisation immédiate et coordonnée de l’ensemble des acteurs pouvoirs publics, partenaires, communautés et citoyens afin de tirer pleinement parti des outils désormais disponibles. Pour lui, l’élimination du paludisme au Cameroun est désormais à portée de main, à condition d’agir sans délai et de manière concertée.


Pour rappel, la 19ᵉ Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme se célèbre le 25 avril 2026.


Clément Noumsi


Dr Malachie Malachie, Minsanté

« si nous le voulons nous pourrons le faire » s’applique aussi à la santé. Les résultats parlent avec -37% de mortalité paludisme en 1 an. Les consultations et décès réduits de moitié en un an. C’est énorme mais avec 72 % des décès pour les enfants de 0-5 ans, d’où la décision présidentielle pour une prise en charge gratuite sous CSU (couverture santé universelle), consultations et traitement palu simple ou grave. « Si l’enfant chauffe, amenez-le à l’hôpital. Avec la carte CSU, vous ne payerez rien ». C’est ça, la couverture santé universelle qui sauve des vies. L’arsenal s’élargit pour viser l’élimination d'abord le Vaccin antipaludique bien accepté, il va être généralisé. Avec les moustiquaires imprégnées à longue durée « des milliards » sécurisés cette année. L'assainissement avec les Drones associé à l'IA comme vu à NKolbisson ce jour, pour casser la chaîne à la source. Le plaidoyer politique avec le Caucus des parlementaires « partenaire irremplaçable », Les PTF mobilisés pour un appui technique et financier aligné. La trajectoire est toute tracée pour 2026, atteindre les objectifs intermédiaires ; en 2028 mettre fin de la stratégie actuelle 2030-2032 ; sortir du « groupe des pays à haut fardeau » et viser l’élimination. « Chaque Camerounais doit être acteur de la lutte contre le paludisme », « Chaque entreprise actrice doit accompagner la Vision 2035 ». C’est le même combat.


Propos recueillis par CN

 
 
 

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