Marche sportive en prélude à la Journée internationale de femme 2026
- Clément Noumsi
- il y a 7 heures
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La caravane s'est ébranlée dans les artères de la cité capitale ce samedi matin aux heures de la journée avec en tête de proue Mme le ministre de la promotion de la femme et de la famille, le Pr Marie Thérèse Obama épse Abena Ondoa accompagné de son homologue le ministre Mounouna Foutsou de la jeunesse et de l'éducation civique.
Partie du boulevard en direction du rond de la poste centrale, la marche sportive a fait une boucle allant de la poste pour le rond point de la Camair, Mobil Elig-Essono, Carrefour Etoa Meki, province, maison de la radio, Carrefour Warda, Rond point Hilton puis boulevard du 20 Mai. Venues de tous les recoins de la ville aux sept collines, de différentes administrations, des organisations de la société civile, des médias, les femmes ont répondu présentes en grand nombre pour donner un cachet particulier aux festivités qui ouvrent la dernière ligne droite dans la célébration de la JIF 2026.

Plusieurs associations se sont illustrés avec les messages sur des banderoles pour dénoncer les cas de féminicides de plus en plus récurant dans notre pays. Dans une ambiance bon enfant, les participants se séparer se donnant rendez-vous pour la suite des activités liées à cette célébration comme la foire au musée national du 2 au 6 Mars 2026.
En plus de la course à fauteuils roulants qui s'est déroulée juste après la marche, un tournoi de handball et de goldball s'est ouvert au stade Mateco à l'université de Yaoundé I à Ngoa ekelle.
Clément Noumsi
Réactions

Pr Marie Thérèse Obama épse Abena Ondoa Minproff
« Bonjour, nous avons procédé au lancement des activités vendredi dernier à Nkoteng. Aujourd'hui, c'est la marche sportive mais nous sommes tous tétanisés par les violences que nous suivons ces derniers jours. Et comme le thème, l'indique "Droits, Justice, Actions pour toutes les femmes et filles" ces violences sont condamnés par le premier camerounais qui les qualifie d'incivilités et dans sa profession de foi il s'est engagé à défendre les femmes, les filles et les veuves et de les sortir de la précarité. Chacun de nous est interpellé car nous sommes sous une émotion inédite face à ses violences mais cela est un signe d'un mal au sein de nos familles, de nos communautés, que cela se produisent. Cela signifie que la santé mentale de la femme doit avoir un regard particulier. Nous interpellons chacun de nous de jouer son rôle pour que cela n'arrive plus mais surtout protéger cette couche de la société vulnérable. En ce moment, nous sommes sur un projet de loi spécifique pour réduire voir éradiquer même ces violences sur les femmes et les jeunes filles. Nous travaillons en phase avec le ministère de la justice et d'autres administrations et nous sommes à un stade très avancé et nous espérons voir bientôt l'aboutissement de cette loi spécifique ».

Clarisse Lezemba, secrétaire de l'Union africaine des femmes pratiquantes des arts martiaux et des sports de combats
« Nous nous réjouissons de la reconnaissance du Minproff. C'est un grand honneur pour les femmes pratiquantes des arts martiaux et sports de combat d'avoir un stand particulier au ministère de la femme. Nous avons la plaisir de partager avec le Mali qui nous as devancé dans le rythme mais nous aussi nous y sommes. C'est aussi importance d'avoir la représentation des femmes dans les instances sportives internationales ».

Yvonne Flore Belema, promotrice du centre AFIRI et de l'ONG ACAHIJEC
« Notre présence ici aujourd'hui c'est pour passer un message fort, celui des féminicides car depuis quelques jours nous suivons une recrudescence des VBG. Les familles sont épeurées, les familles sont endeuillées, nous pensons que nous devons nous lever pour mettre un STOP aux féminicides. Nous sommes impatientes de voir la loi sur les féminicides afin de mettre un terme à cette barbarie. En plus de la sensibilisation, nous avons un Work Top Centre qui accueille les femmes et les filles victimes des VBG, leur apporter un soutien. Nous accompagnons les femmes sur le plan psychologique, nous avons les juristes et nous appelons nos sœurs à se plaindre afin de se faire entendre, il rompre le silence et ne plus se taire ».
Propos recueillis par CN




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