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Mutualisation des mécanismes de protection entre l'Unchr et la CDHC

  • Clément Noumsi
  • 27 nov. 2025
  • 3 min de lecture


C'est le Lietmotiv de l'atelier de renforcement de capacités des acteurs étatiques et non étatiques de la chaîne de protection des droits des personnes déplacées de force et des apatrides au Cameroun ouvert le 25 novembre dernier.


Les faits sont sacrés et les commentaires libres, c'est le constat fait par le représentant résident du HCR au Cameroun Jérôme Sébastien Franck Merlin qui a attiré l'attention des participants lors de sa prise de parole lors de la cérémonie d'ouverture. Dans son propos de circonstance, il est parti du général au particulier avec les statistiques au niveau mondial, au niveau africain et celles du Cameroun. Sur les 123 millions des déplacées de force avec plus de 42 millions de réfugiés, près du tiers sont en Afrique, soit 40 millions environ. En septembre dernier, le Cameroun comptait plus de deux (2) millions de personnes déplacées de force avec plus d'un million de déplacées internes et plus de 470 mille réfugiés constitués principalement des ressortissants de la RCA et du Nigéria.

Cette situation impose aux deux institutions (Unhcr et CDHC) une synergie d'actions en ces temps où les ressources sont de plus en plus rares. Ainsi, le vice président de la commission Dr Raphaël Galega justifie l'importance d'un tel atelier pour le renforcement des capacités des différents membres présents, du personnel des administrations ainsi que des acteurs non étatiques en contact permanent avec les réfugiés, les déplacées internes, les demandeurs d'asile et les apatrides notamment sur les outils nécessaires pour accomplir leur missions mais aussi le partage des meilleures pratiques conformément aux principes de la protection internationale.

De manière spécifique, durant ces trois jours d'atelier, il est question de renforcer les capacités des fonctionnaires de police et de gendarmerie ainsi des autres administrations et acteurs des organisations de la société civile sur le respect du cadre normatif pertinent en matière d'assistance humanitaire aux personnes déplacées de force mais aussi de contribuer à la formation des magistrats et autres auxiliaires de justice sur les droits et le traitement réserver aux réfugiés en conflit avec la loi et la documentation civile ; les bonnes pratiques sur les défis identifiés ont été également partagées.

Il est prévu à la clôture le 27 novembre le signature d'un plan d'action mise en œuvre conjoint entre la CDHC et l'Unchr qui doit être produit par un groupe de travail restreint.


Clément Noumsi


Réaction




Jérôme Sébastien Franck Merlin, représentant du HCR au Cameroun


« Cela fait plusieurs années que le HCR vient en appui. Nous sommes main dans la main avec les autorités du Cameroun pour accompagner ces personnes. Nous réaffirmons ne outre engagement à apporter cette protection par notre mandat et de trouver des solutions sur le long terme. Aujourd'hui nous faisons face à une difficulté supplémentaire qui est due à la forte régression des financements. C'est une réalité qui nous oblige tous à repenser nos interventions, du moins de continuer à mieux protéger mais en travaillant différemment, en cherchant à inclure les personnes de la meilleure manière. Nous devons mieux que par le passé, travailler main dans la main en incluant d'autres acteurs (secteur privé) sans oublier que notre mandat dépend des autorités et du HCR. Nous devons veiller que ces personnes aient accès à l'éducation, aux autres services sans oublier le rapatriement volontaire pour ceux qui le souhaitent ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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