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Partenariat : l’ONACC et la MEC main dans la main

  • Clément Noumsi
  • 5 juil. 2025
  • 5 min de lecture

L’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) et Minkouma Energy Company (MEC) ont signé un accord cadre de partenariat stratégique le 3 juillet 2025 à l’hôtel Djeuga Palace de Yaoundé. La signature de cet accord cadre est la preuve que le Partenariat public privé est une réalité dans notre pays et marque une étape importante dans l’intégration des enjeux climatiques au cœur du projet hydroélectrique de Minkouma situé sur le fleuve Sanaga.

La construction d’un barrage hydroélectrique prend en compte les effets des changements climatiques car ils peuvent perturber le cycle hydrologique, affecter les débits fluviaux, accroître les risques d’inondation ou de sécheresse, et ainsi compromettre la fiabilité de la production d’électricité. Face à ces défis, la mission de l’ONACC est donc cruciale pour :identifier les risques climatiques, évaluer les impacts et mettre en œuvre des stratégies d’atténuation efficaces et durables. Laproduction énergétique actuelle du Cameroun repose en grande partie sur l’hydroélectricité et sa sécurité énergétique peut-être menacée par les perturbations écologiques. Ce partenariat vise donc à renforcer la résilience du projet de Minkouma face aux aléas climatiques.

Objectifs de l’accord-cadre

L’accord entre l’ONACC et la MEC vise à instaurer un cadre de collaboration structuré autour de plusieurs axes clés à savoir la comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre, afin de suivre et maîtriser l’empreinte carbone du projet ; La production de services climatologiques robustes et fiables, destinés à accompagner la planification, la construction et l’exploitation du barrage ; La collecte et partage des données environnementales sur le bassin versant de la Sanaga et le site de Minkouma ; La réalisation d’études scientifiques pour promouvoir la résilience climatique et l’intégration des principes de développement durable dans les activités de MEC ; Le renforcement des capacités techniques et technologiques des deux parties et la mobilisation conjointe des financements.


Clément Noumsi

Réactions

Pr Joseph Armathé Amougou, DG ONACC

« Je voudrais commencer par relever qu’en créant l'observatoire national sur les changements climatiques, le chef de l'État SE Paul Biya a voulu donner au Cameroun un outil qui devait accompagner le développement de notre pays afin que ce développement soit résilient au changement climatique. Ce qui se passe aujourd'hui, est une traduction de ce travail où ensemble le secteur privé à travers Minkouma Energy compagny et le secteur public, à travers l'Observatoire  national sur les changements climatiques se mettent ensemble pour faire avancer le secteur de l'énergie par une production de d'électricité en grande quantité avec des coûts très compétitifs et le faisant en prenant en compte les risques que peuvent représenter les changements climatiques. Alors qu'est-ce que l'on va apporter dans ce processus dans ce projet ? L'ONACCest une main ouvrière qui apporte des informations qui facilitent des prises de décision, des informations en amont notamment en matière ici de prédiction, des éléments climatiques des précipitations, la disponibilité de la ressource en eau, le suivi du bassin versant de la Sanaga, notamment sur des questions qui sont souvent très importantes, telles que les questions de sédimentation, d'érosion etc. L'ONACC est l'institution qui va apporter ici toutes ces informations et faciliter l'atteinte de l'objectif principal de ce projet. Premierpoint, la question du carbone, la production de l'électricité que ce soit en terre de l'hydroélectricité que soit-il au niveau de la construction du barrage proprement dit, de son fonctionnement en terme d'émissions, il est très important que l'on sache quelle est l'empreinte carbone de cette production d'électricité afin de faciliter des actions ici de réduction des dites émissions deuxième élément très important. En  produisant  l'électricité à Minkouma on donne là, l'opportunité  d'éteindre tous ces gros générateurs qui utilisent le fuel lourd pour produire de l'électricité et en les arrêtant, nous évitons des émissions de gaz à effet de serre. L'ONACCsera là pour compter ses émissions. deuxième point, et le projet de Minkouma et l’ensemble de l’hydroélectricité et la production de l'énergie solaire, au début on parle quand même de 50 MW et on ira jusqu'à 300 MW alors qu'est-ce que cela signifie ? L'ONACC va évaluer les quantités d'émissions éviter et accompagner dans la valorisation de ces émissions éviter, qui vont devenir des services rendus à la stabilisation du climat planétaire et qui peuvent être vendus ou valoriser et ceci va contribuer ici au financement du projet voilà un peu de manière ramasser ce que l'on à apporter à ce projet et nous voulons terminer en disant qu’en fait,  ce qui est en train de se passer c'est quand même une camerounisation des talents,des capacités qu'on met ensemble pour un développement durable de notre pays. Ça pourra se faire par la suite avec d'autres entités même dans le secteur de l'énergie avec d'autres entités, dans le secteur de l'agriculture, dans le secteur de l'élevage pour ne citer que ceux là, la prochaine étape c'est que nous faisons normalement un plan de travail et ensuite on le met en œuvre » 

Justin Tsama, DG Minkouma Energy Company

« Permettez-moi de dire que le projet de Minkouma y participe à l'atteinte des objectifs que le gouvernement s'est fixé dans le cadre de la stratégie nationale de développement à l'horizon 2030 permettez-moi de dire également que le projetde Minkouma a reçu le très gros accord du chef de l'État SE Paul  Biya. Le projet de Minkouma qu'est-ce qu'il vise ? Il vise à apporter de l'énergie à nos industries à un tarif compétitif, juste et équitable. Le projet de Minkouma vise à assurer la couverture électrique de la pleine centrale du Cameroun, une zone au vaste potentiel agro-industriel et qui est restée pour l'instant un peu dans le noir pour ainsi dire. Le projet de Minkouma, enfin comme je l'ai dit, au travers de l'important contenu local qui est intégré vise à faire sortir  de l'eau, les acteurs camerounais dans toutes leurs diversités pour que leurs compétences soient mises en valeur, pour que l'impact économique des projets énergétiques bénéficie enfin à notre pays ».


Marcelin Mbala Mbie, PCA Minkouma Energy Company

« Cette signature entre en droite ligne dans la stratégie nationale pour le développement 2030 (la SND 30). Alors,nous devons dire que c’est là l’implémentation et nous devons reconnaître une chose, c'est la matérialisation même de la politique de l'import substitution qui va au-delà des accords de partenariat tels qu'implémenter suivant les hautes directives du chef de l'État. S'agissant donc de votre question, relativement ce que je penserai sur cette accord de coopération? Nous disons que c'est le Cameroun qui gagne, un projet local avec deux structures locales qui tracent le sillon d'une collaboration dans le cadre d'un échange de données et dans le cas de l'ancrage de l'exploitation de ladite donnée. C'est la matérialisation une fois de plus de ce que le gouvernement veut pas mettre en œuvre en terme de stratégie à travers ses leviers, de ces outils d'aide à la décision, le résultat escompté ici est que justement face à nos bailleurs, face à l'étranger, que nous démontrons notre anticipation, la dissipation des structures camerounaise quand à la prise en compte de la facture carbone qui est la préoccupation mondiale de l'heure ».

 

Propos recueillis par C.N.

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