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Perspectives du secteur minier : Près de 38 000 emplois pour les sept (7) prochaines années

  • Clément Noumsi
  • 20 nov. 2025
  • 3 min de lecture


C'est l'essentiel de ce qu'il faut retenir de la concertation avec les jeunes et les femmes qui a eu pour cadre le Hilton hôtel de Yaoundé le 19 novembre dernier en présence de nombreux partenaires (entreprises minières) déjà installés sur le territoire national.


Cette rencontre qui a mis aux prises toutes les parties prenantes a permis au ministre par intérim des mines, de l'industrie et du développement technologique de faire le tour du propriétaire fin de rassurer les jeunes et les femmes sur la volonté des pouvoirs publics de leur faire la part belle. La région du Sud comptant sept (7) des quinze (15) prioritaires, bénéficiera de l'ouverture prochaine de l'école supérieure des mines, de géologie et de pétrochimie de Meyomessala rattachée à l'université d'Ebolowa. Le groupe Delta vient d'offrir un don à l'état du Cameroun avec l'attribution des bourses de formation pour les cadres des projets miniers de NKOUT et NTEM. Le ministre a lancé un appel à l'endroit des professions libérales (assureurs, avocats, banquiers chevronnés méticuleux et disciplinés) d'encadrer notre industrie minière naissante au Cameroun.



Le porte-parole des jeunes à porté la plaidoyer, « nous avons des écoles compétentes qui forment des ingénieurs capables de répondre aux exigences techniques du secteur minier moderne. Cependant, les jeunes ingénieurs formés au Cameroun sont confrontés à plusieurs réalités difficiles, notamment : La difficulté d'obtenir un premier emploi, malgré une formation solide ; Le manque de stages pratiques, structurés et en nombre suffisant ; La sous-valorisation des compétences locales au profit de la main-d'œuvre étrangère ; L'absence d'un véritable accompagnement à l'insertion professionnelle. Nous avons besoin des opportunités pour acquérir de l'expérience ; des stages pratiques pour les étudiants ; Une valorisation des compétences locales ; Un accompagnement à l'insertion professionnelle ; Des liens école-entreprise-administration plus clairs et plus forts. Nous demandons la mise en place d'un programme national d'intégration professionnelle des ingénieurs des mines et pétroles ; Un partenariat renforcé entre les écoles des mines et les entreprises du secteur ; La promotion et la priorité à la main-d'œuvre locale qualifiée ; Le soutien à l'entrepreneuriat minier jeune ».


Le porte-parole des femmes a souligné l'importance de l'égalité des chances pour les femmes dans le secteur minier. Les quotas de 30 % de femmes dans les entreprises minières doivent être appliqués, comme prévu par la politique nationale. « Nous demandons que les capacités des femmes soient renforcées, notamment à travers des programmes de formation spécifiques. Les femmes peuvent exceller dans divers domaines, tels que la couture (sacs à échantillons, tenues de travail); La restauration ; L'hygiène et la salubrité ; La sous-traitance minière etc. Nous voulons que les femmes soient davantage impliquées dans le secteur minier, non seulement dans les métiers de l'humour, mais également dans les activités de soutien et de services. Nous demandons que les entreprises minières prennent des mesures concrètes pour atteindre les quotas de 30 % de femmes et pour promouvoir l'égalité des chances. Les femmes représentent un potentiel important pour le développement du secteur minier. Nous devons les encourager et les soutenir pour qu'elles puissent contribuer pleinement à la croissance et à la prospérité de notre pays ».


Clément Noumsi


Réactions



NDA Towo, Chairman du groupe Delta


« Delta vient de signer une convention avec le gouvernement camerounais dans le cadre du projet NKOUT - NTEM pour former les jeunes camerounais qui vont être intégrés à ce projet. Delta jouissant de plus de quarante ans dans le secteur minier s'est engagé à prendre en charge la formation des jeunes camerounais qui vont d'abord suivre sur place une formation puis iront en Inde pour perfectionner les acquis et revenir intégré concrètement le projet. La seconde phase est un engagement de Delta de participer au financement de l'institut supérieur des mines qui sera implanté dans la région du Sud pour soutenir les sept (7) projets miniers du Cameroun. Les domaines de formation seront mis de commun accord avec le ministère de l'enseignement supérieur pour que tous les maillons de la chaîne de valeur soient pris en compte ».



Pr Fuh Calistus Gentry, Minmidt


« Nous apprécions l'implication de la jeunesse et des femmes dans le secteur des mines. A cet effet, sans risque de nous tromper à travers les données que nous avons obtenu des sociétés minières et les sociétés liées, au moins dix mille (10 000) pour les emplois directs dès 2026 dans les différents projets et près de vingt-huit mille (28 000) emplois indirects. Les PME et les PMI ont une opportunité avec les activités connexes (transport etc.). Les wagons et les locomotives seront au Cameroun des janvier 2026. Nous avons sollicité la création d'une école des mines et pétrochimie dans le Sud pour accompagner pour les sept (7) projets figurant dans la liste des projets prioritaires ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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