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Prestation de serment du président Paul Biya : un acteur politique membre du G20 se prononce sur la symbolique et le discours programme.

  • Clément Noumsi
  • 8 nov. 2025
  • 4 min de lecture

A la faveur de sa prestation de serment le 6 novembre suivi de son discours programme, nous avons rencontré pour vous, Silas Nsoumb président national du PRP (Parti républicain du peuple) qui nous a donné ses impressions sur les attentes légitimes dont le peuple serait en droit d'attendre de l'homme du 6 novembre..


Bonjour Silas Nsoumb président national du PRP, le président Paul Biya votre candidat a été réélu et a prêté serment, Quelles sont les attentes du G20 ?

Silas Nsoumb : Déjà il faut noter que l'élection présidentielle, c'est l'élection d'un individu et qu'en période de grands dangers, on ne peut pas s'offrir le luxe de la naïveté. La vie m'a appris qu'on est jamais assez expérimenté ; déjà le président de la république nouvellement réélu doit reconnaître qu'il est le président du pour et du contre, des croyants, des non-croyants, de ceux qui l'ont voté ou pas. Ceci dit il est le président de tous les Camerounais.


Le discours d'investiture du chef de l'Etat a fait une part belle aux jeunes et aux femmes dans ce septennat qui commence, quelle appréciation faite vous de cette annonce?

Pour nous, c'est un septennat de renouvellement et de progrès ; il a parlé de la jeunesse, des femmes. Ça veut dire qu'il a reconnu à nouveau l'intérêt et l'importance qu'il doit accorder à la femme et à la jeunesse que nous sommes. D'abord dans ses propos, lui-même il dit que la jeunesse est le fer de lance de la nation. Ce que nous attendons de ce nouveau septennat en dehors du progrès, le renouvellement dans tous les sens. Renouvellement de la classe politique, renouvellement même dans la gestion des affaires de l'État, renouvellement dans la reconstruction de la république. Nous attendons du président de la république qu'il responsabilise la jeunesse politique que nous sommes, pour la reconstruction et la refondation de la république, quelle qu’en soit l'obédience auquel on appartient. Lorsqu'il s'agit de la république, nous devons tous nous sentir concernés parce que notre seul but est de servir le Cameroun, rien que le Cameroun il faut le noter, notre pays a un autre destin.


La situation politique du Cameroun est tendue, quelle lecture et quelles propositions faites vous pour qu'elle change ?


Concernant les crises post-électorales, le président doit apaiser les cœurs des Camerounais avec un discours de rassemblement, c'est pourquoi j'ai parlé de renouvellement et de progrès; il doit rassurer aux Camerounais que ce septennat est un septennat de renouvellement, ça veut dire que la classe politique qui a toujours géré avec lui depuis 2018 jusqu'à nos jours doit connaître le changement pour un Cameroun uni, prospère et indivisible. Donc il faut tenir un discours de rassembleur, rassurer au Camerounais qu'il va ouvrir les vannes de vie pour tout le monde. D'abord, il dit à Maroua ''diplôme sans diplôme chacun trouvera son compte'' et à ces Camerounais, à ces compatriotes épris de paix, j’appelle au respect des institutions et aux hommes qui les incarnent. Qu’ils restent à la maison et qu'ils observent avec beaucoup d'intérêt et d'attention le processus qui a déjà été déclenché le 6 novembre au Palais des verres à Ngoa-Ekele où le président revient sur son engagement et son attachement à la femme et à la jeunesse, qu'on lui donne la chance et qu'on l'accompagne dans la réalisation de ces engagements prises pour le Cameroun et les Camerounais.


Pour que ces jeunes et ces femmes s'y reconnaissent, il faut renouer avec les services publics parce que vous savez comme moi, nous sommes attachés à nos services publics : à l'école publique ; à l’hôpital public. Il faut restaurer l'autorité de l'État, il faut respecter et responsabiliser les nouveaux visages et les nouvelles faces, ça veut dire qu'il y ait des ministères de souveraineté qu'il faut confier à la femme parce, que nous savons le rôle de la femme dans la société. Il faut également noter que chaque génération à son histoire et son passé. Responsabiliser les jeunes à la prise de décision qui engage la république qui engage le Cameroun, qui engage les Camerounais pour la reconstruction de l'unité nationale, voilà ce que nous attendons pour ce mandat du président de la république, il doit tenir la promesse faite à la femme à la Jeunesse. Donner aux jeunes et aux femmes des postes responsabilités au sein de la république pour la reconstruction de l'unité nationale.


Etant donné que la présidentielle est derrière nous, qu'elle démarche le G20 va entreprendre pour être présent sur le terrain politique au moment où les consultations locales pointent à l'horizon?

S'agissant des législatives qui auront lieu en février prochain, il faut déjà noter qu'en 2020 nous avons postulé pour la plus grande mairie de la capitale qui est la mairie de Yaoundé 4, qui compte 62 quartiers et 61 conseillers municipaux et de là nous sommes sortis avec un pourcentage considérable qui est de 22 %. Nous bénéficions des subventions de l'État prévu par la Constitution du Cameroun. Il est de notre responsabilité maintenant de prouver notre présence, notre assise politique pour avoir soutenu le chef de l'État sur le terrain, pourquoi ne pas prendre 4 à 5 mairie. Le message adressé ici est d'abord pour ceux qui nous ont fait confiance depuis la création du parti en 2017 jusqu'à nos jours et ceux qui nous ont précédé tels que le père Um Nyobé, Félix Moumié et consorts. Ils nous ont enseigné une chose que la seule richesse qu'on puisse léguer à la jeunesse est de ne pas la mentir.


Pour conclure, quel peut-être votre mot de fin?

Nous appelons les compatriotes à observer avec beaucoup d'intérêt et d'attention les institutions de la république ainsi que les personnels qui les incarnent. Aux autres, nous les appelons au calme pour la stabilité et la reconstruction de l'unité nationale.



Propos reçu par CN

 
 
 

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