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Présidentielle 2025 : l'avocat Akere Muna définit sa stratégie de campagne

  • Clément Noumsi
  • 31 août 2025
  • 3 min de lecture

A 73 ans révolus l'avocat Akere Muna, l'un des 12 candidats à l'élection présidentielle d'octobre prochain, était face à la presse le 28 août dernier. Il a évoqué plusieurs sujets notamment sur les chances pour l'opposition de coaliser et de désigner un candidat consensuel à quelques semaines de cette élection. Akere Muna a aussi abordé la lutte contre la corruption (affaire Glencore) et proposé sa vision pour le Cameroun.


Akere Muna, investi par le  parti Univers, a commencé par justifier la requête dont il a été déboutée devant le Conseil constitutionnel il y a quelques jours sur sa demande de rejet de la candidature du président sortant Paul Biya. Selon l’avocat, cette candidature finalement maintenue fait courir de nombreux périls au Cameroun du fait de l'absence manifeste, constate-t-il, du président de la République. « Le citoyen qui part pour voter, qui sort son bulletin, qui regarde l'urne et le met dedans, sait-il pour qui il vote ? Vote-t-il pour le président Biya qu'il ne voit pas, qui ne lui parle pas et qui n'est pas en campagne ? Cela ne va pas ! Nulle part au monde, nous n'avons vu ça », a-t-il affirmé. à l'élection présidentielle d'octobre, était ce jeudi 28 août face à la presse. Lors d'un échange avec les journalistes, il a évoqué différents sujets notamment sur les chances pour l'opposition de coaliser et de désigner un candidat consensuel à quelques semaines de cette élection. Akere Muna a aussi abordé la lutte contre la corruption et son projet pour le Cameroun.


Akere Muna, le candidat du parti Univers, a commencé par justifier la requête dont il a été déboutée au conseil constitutionnel il y a quelques jours sur sa demande de rejet de la candidature du président sortant Paul Biya. Pour lui, cette candidature finalement maintenue fait courir de nombreux périls au Cameroun du fait de l'absence manifeste, constate-t-il, du président de la République. « Le citoyen qui part pour voter, qui sort son bulletin, qui regarde l'urne et le met dedans, sait-il pour qui il vote ? Vote-t-il pour le président Biya qu'il ne voit pas, qui ne lui parle pas et qui n'est pas en campagne ? Cela ne va pas ! Nulle part au monde, nous n'avons vu ça », a-t-il confié.Engagé avec d'autres candidats dans une sorte de « Money Time » en vue de trouver l’oiseau  rarela désignation d'un candidat consensuel de l'opposition, Akere Muna a concédé qu'il y a des attitudes et des comportements dans les rangs de l'opposition qui interrogent et qui pourraient mettre à mal cet objectif. Mais selon lui, un espoir subsiste et il pourrait s'appeler Maurice Kamto. Le candidat recalé du Manidem pourrait être dans cette présidentielle le faiseur de roi. « La chance que l'on a cette fois-ci, c'est que nous avons un poids lourd : le professeur Maurice Kamto. L'occasion lui est offerte d'être le pivot de ce changement qu'il a tant souhaité. Maurice Kamto, là maintenant, a la possibilité de convoquer tous les candidats et de dire. Voilà où nous en sommes. Je pense que pour ce combat, il faut un candidat consensuel », a ajouté Akere Muna.


En somme, l'ancien bâtonnier a présenté un programme d'urgence en huit piliers : la démocratie et la gouvernance,  l’économie et la création d’emplois, la double nationalité, le système éducatif et le développement des compétences, la santé, la justice sociale et les droits de l'homme, la sécurité la consolidation de la paix et enfin le sport, la culture et le tourisme. Cela devra déboucher sur les 100 premiers jours avec cinq chantiers prioritaires (programme d'urgence pour le développement local, la multinationlité,  l’audit de l’État,  le dialogue inclusif et le renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance) devant aboutir sur un plan de réformes ambitieux au cours d'un mandat transitoire de cinq ans au terme duquel il s'est engagé à organiser de nouvelles élections présidentielles et à passer la main à  la jeune génération.


Clément Noumsi

 

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