Présidentielle du 12 octobre 2025 : le coup de grâce de la CSIC et de la CCT à l’opposition
- Clément Noumsi
- 10 oct. 2025
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Le 9 octobre 2025 à l’Hôtel Djeuga Palace de Yaoundé, les leaders de la Confédération des Syndicats Indépendants du Cameroun (CSIC) et de la Conférence Camerounaise du Travail (CCT) ont officiellement pris position en faveur du président candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre.
Devant la presse nationale et internationale, le secrétaire général de la CSIC, Gilbert NdzanaOlongo, a présenté les raisons qui justifient ce choix : « Nous devons prendre position pour protéger nos emplois et préserver la quiétude de nos familles. Après analyse des projets de société des 12 candidats, nous avons estimé que seul Paul Biya incarne la stabilité et la sagesse nécessaires à la défense des intérêts des travailleurs », a-t-il déclaré. Le leader syndical a critiqué avec virulence l’opposition, qu’il accuse de « décomposition et d’immaturité politique », incapable selon lui de formuler un projet crédible pour le monde du travail. Ndzana Olongo a également mis en garde contre les « manipulations étrangères » et les « velléités impérialistes » qui, d’après lui, chercheraient à « installer des marionnettes au sommet de l’État ». Évoquant les priorités des travailleurs emploi, sécurité, conditions de vie et de retraite , il a appelé à voter pour un candidat « expérimenté et patriote » : « Le président Paul Biya a su préserver la paix et défendre la souveraineté nationale dans un contexte de menaces multiples », a-t-il insisté.

Pour sa part, La CCT, par la voix de sa présidente Antoinette Mébiame Tangono épouse Ekoan, a renchéri dans le même sens. Rappelant son engagement historique aux côtés du chef de l’État depuis 2011, elle a justifié ce soutien par le réalisme : « Le monde du travail ne vit pas de rêves, il a besoin de réponses concrètes. Seul celui qui a le pouvoir peut être interpellé sur ses engagements. Paul Biya reste, à ce jour, le meilleur choix pour la stabilité et la justice sociale ». Elle a notamment salué les efforts du gouvernement dans la protection sociale et la revalorisation salariale, tout en plaidant pour « une accélération de la loi sur les syndicats » et « une meilleure inclusion des femmes dans les sphères décisionnelles ».
Ces prises de position publiques confirment un alignement stratégique d’une partie du mouvement syndical camerounais derrière le président sortant, perçu comme garant de la paix sociale. Les discours du Djeuga Palace, à trois jours du scrutin, s’inscrivent dans une logique d’appel au vote utile et d’anticipation des incertitudes politiques.
Pour la CSIC et la CCT, le message est clair : « voter Paul Biya, c’est faire le choix de la continuité et de la stabilité face à l’inconnu ». Cette consigne pèsera-t-elle dans les urnes à 72 heures de la fin de la compagne électorale ? Just wait and see
Clément Noumsi




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