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Présidentielles d'octobre prochain : Joshua Osih seul contre tous

  • Clément Noumsi
  • 25 août 2025
  • 2 min de lecture

C'est la quintessence de la conférence de presse donnée par le chairman du Social Democratic Front au siège de son parti à Yaoundé Olézoa le 19 août dernier.

 

Dans un franc parlé, le leader de l'opposition parlementaire a rejeté toute idée de coalition qui se propage dans l'opinion comme une panacée pour l'opposition camerounaise.

 

Égoïsme ou réalisme ?

A moins de deux mois de la présidentielle du 12 octobre prochain, certains sont encore à rechercher l'oiseau rare qui viendra déloger le patriarche Paul Biya, locataire du palais d’étoudi. Tel n'est pas  le cas pour le SDF et son leader qui ont une vision claire de ce que sera le Cameroun après le scrutin. Pour Joshua Osih, l'idée d'une candidature unique est une utopie mais néanmoins, il serait près à accueillir des probables soutiens des partis en courses ou pas pour la conquête du pouvoir avec un programme politique clair, celle d'une transition de trois ans pour remettre à plat toutes nos institutions et refonder l'État. Pour lui, l'idée d'une coalition pour une candidature unique est une véritable distraction. Bien qu'ayant obtenu une quatrième position avec un score de 3,2 % en 2018, le député du Wouri Est à l'assemblée nationale pense que cette fois ci sera la bonne.

 

Calcul politique ou réelle volonté de gagner ?

Bien malin, celui qui pourra nous donner une réponse à cette question. Il est bien probable que le leader du SDF cherche plutôt se refaire une santé politique sur le plan national tant les enjeux semblent ailleurs et certaines formations voudraient prendre cette présidentielle comme un baromètre ou un galop d'essai par rapport aux municipales et législatives de février 2026. Il va s'en dire que l'absence du MRC aux présidentielles donnera plutôt l'occasion à certains de jauger leur popularité et leurs assises nationales réelles bien loin des schémas préconçus et des slogans parfois vides de sens.

Au-delà de toute position partisane, les deux prochaines échéances électorales viendront redéfinir la carte sociopolitique du Cameroun car les déchirements et les trahisons vont laisser des cicatrices donc certaines prendront du temps s'effacer.

Nous en sommes pas bien loin des fameuses échéances, le peuple observe et murmure comme le dit le prélat, et nous nous interrogeons.

 

Clément Noumsi

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