Reconfiguration du réseau d'alimentation en Eau potable de la ville de Yaoundé : pose de la première du projet
- clément NOUMSI
- il y a 12 heures
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Le MINEE a procédé officiellement à la pose de la première du projet de reconfiguration du réseau d'alimentation en Eau potable de la ville de Yaoundé le 25 juin à l'esplanade de la commune de 7 en présence de Mme Léa Elvire Fleur Evouna épse Yongo 2ème adjoint au maire.

Dans son discours de circonstance, le MINEE a rappelé que
"L’eau est un enjeu majeur pour tout pays qui aspire à une croissance économique durable. L’insuffisance d’eau constitue une contrainte pour l’activité économique, pour la qualité du service public, mais aussi pour le bien-être social. C’est fort de cela que l’accès à l’eau potable reste une préoccupation majeure inscrite en très bonne place dans la politique de Monsieur le Président de la République, Son Excellence Paul Biya.
Afin de permettre aux populations de disposer de cette eau potable, la stratégie du gouvernement a consisté ces dernières années à mettre en œuvre d’importants projets visant à moderniser les infrastructures de production, de transport, de stockage et de distribution de l’eau potable. Parmi ces projets figure en bonne place le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga, le projet "Eau-Pays-Épices", qui a permis de franchir un seuil historique dans l’amélioration des capacités de production d’eau potable dans la ville de Yaoundé.
En effet, ce projet a permis de réduire de façon durable le déficit de production d’eau potable dans la ville de Yaoundé et ses environs à travers une production supplémentaire de 300 000 mètres cubes par jour. Avec une production qui peut aller jusqu’à 400 000 mètres cubes par jour dans sa phase d’extension, l’eau du "Pays-Épices" constitue une importante réserve d’offre de production pouvant couvrir les besoins en eau des populations de la ville de Yaoundé et ses environs jusqu’en 2040. Toutefois, comme nous le savons tous, un système d’alimentation en eau potable ne se limite pas à la seule production. La performance globale dépend également de la qualité des infrastructures de transport, de stockage et de distribution. C’est précisément dans cette logique que le Chef de l’État a instruit la mise en œuvre du projet de reconfiguration du réseau de la ville de Yaoundé pour permettre une intégration harmonieuse et totale de la production du "Pays-Épices".
Distingués invités, Mesdames et Messieurs, la croissance exponentielle de la ville de Yaoundé et de ses environs a part le passé engendré une forte pression sur nos capacités de distribution. En effet, Yaoundé grandit à un rythme accéléré et cette forte croissance démographique s’accompagne d’une pression immense sur nos infrastructures de distribution qui présentent déjà des signes d’essoufflement".

Pour Dr Blaise Moussa, DG de la Camwater, les périphériques de la ville de Yaoundé sont directement concernées. Dans la partie sud Abom, Meyo, Ngoulmekong, Ebolzong, Minkan, le corridor de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, entre autres. Dans la partie ouest : NKolbisson, Mimokameyos, Oyom-Abang, entre autres. Dans la partie sud Mendong, Ahala, Nomayos, Etokos, Mbankomo, entre autres.
Le projet permettra de renforcer et de sécuriser à long terme les conduites de transport du pipeline vers les ouvrages de stockage d’eau existants, et de renforcer les capacités. Ce projet va notamment permettre de remplacer la conduite qui part de Ndimda, entre le Palais de l’Unité et l’Hôtel Mont Fébé, vers le réservoir, le château d’eau de Mimboman, avec une conduite nouvelle et de plus grand diamètre. Elle permettra aussi de connecter la Grande Mosquée à Djoungolo. Il y a un troisième réseau que je ne peux pas évoquer ici avec certitude. En fait, c’est le réseau qui part de Messa vers Ngousso-Nkole. Il permettra de renforcer les capacités de production de plusieurs zones à desservir, notamment Etoudi, Cité Verte, Mfandena, Fébé Village, entre autres. Ce sont les zones hautes, et aujourd’hui on n’arrive pas à amener l’eau vers les zones les plus hautes. C’est pour cela que vous verrez que des zones comme la Cité Verte auront toujours des problèmes d’alimentation en eau potable. Idem pour Mendong, on a un peu résolu cela, le ministre a suivi cette activité de près. Il permettra d’étendre et de renforcer les réseaux secondaires et tertiaires par la pose de cinq cents kilomètres de canalisation. Il permettra de réguler les pressions dans le réseau afin de limiter les pertes d’eau et de mieux desservir les zones de pression. Quand on parle de pression, il faut savoir que parfois dans les réseaux il y a des vides d’air. Et nous avons été poussés par le ministre, et nous avons résolu par exemple le problème de la zone d’Ebom, après Damase, qui était juste chargée d’air. Et on a trouvé dans les canalisations un ballon de football, qui n’aidait pas la situation. Donc toutes ces infrastructures de régulation de pression seront améliorées, remplacées, renforcées. Il permettra de renouveler la vieille fonte grise datant des années 1965. Il faut savoir qu’il y a deux types de fontes : la fonte grise qui est très friable, et la fonte ductile. La fonte grise aussi, d’une certaine façon, n’est pas bonne pour la santé. Nous en avons enlevé dans le réseau de Yaoundé, mais il en reste encore environ huit à neuf kilomètres de fonte grise. Par exemple, le réseau qui part de la Poste Centrale vers la DGSN est en fonte grise. Et c’est très sensible à l’augmentation de pression. Nous allons remplacer ces réseaux-là dans le cadre de ce projet.
Il permettra de sectoriser le réseau pour un meilleur suivi des performances techniques et commerciales. Actuellement, nous avons, avec les directives du gouvernement, divisé Yaoundé en quatre secteurs. Hier, une seule personne devait répondre au téléphone. Aujourd’hui, ce sont quatre secteurs : secteur Sud, Est, Ouest et Nord".
Clément Noumsi
Réaction

Gaston Eloundou Essomba, Minee
"Il y a des points hauts dans la ville où il difficile d'envoyer de l'eau du fait de la vestuicité de l'ouvrage existant. Il y a de nouveaux quartiers qui n'ont pas encore de desserte en eau faute d'installation de réseau ainsi le président de la république a donc décidé de l'intégration du projet dans le réseau qui existait au préalable dans la ville de Yaoundé. Il a fallu du temps pour mobiliser les éléments nécessaires (financement et autres). A partir de ce jour, les travaux vont consister à construire cinq (5) stations de reprises d'eau, de construire trois (3) grands réservoirs de stockages d'une capacité totale de 13 000m³, de construire des nouveaux réseaux en posant 160 km pour étendre le réseau dans les périphériques de Yaoundé. Ainsi, les nouveaux quartiers situés sur les hauteurs auront maintenant de l'eau au niveau de leur robinets. Avec ces travaux, on verra les localités comme SOA, Mbankomo ou Mfou recevoir de l'eau avec une bonne pression de jour comme de nuit. C'est un projet de reconfiguration pour un plus grand nombre de ménages d'accéder à une eau de qualité".
Propos recueillis par CN




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