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Recrudescence de la violence au Cameroun : un danger pour le vivre-ensemble.

  • Photo du rédacteur: clément NOUMSI
    clément NOUMSI
  • il y a 20 heures
  • 2 min de lecture

On ne saura jamais assez fustiger la recrudescence de la violence au Cameroun. Elle se propage à une vitesse inquiétante, au point de faire émerger une véritable doctrine de la brutalité.


La violence, c’est l’usage intentionnel de la force contre soi, contre autrui ou contre une communauté. Elle se décline sous plusieurs formes et bat en brèche l’image du Cameroun comme terre d’hospitalité et îlot de paix.


La violence verbale : Elle s’exprime à haute voix dans les rues, les taxis, les marchés. La politesse cède la place aux insultes, aux menaces, à la manipulation de l’opinion. Les médias ne sont plus toujours des vecteurs de paix : les débats TV et radio deviennent des pugilats où le choc des mots fait jaillir la haine.


Les réseaux sociaux : Ils banalisent les discours de haine et alimentent les rivalités politiques et les tensions identitaires. Les plateformes deviennent des caisses de résonance de la stigmatisation.


Les violences psychologiques et physiques : Dans certains foyers, les couples ne se parlent plus, la méfiance s’installe. Le téléphone devient un exutoire. Physiquement, on porte atteinte à l’intégrité et à la dignité humaine. Pire, l’actualité montre que cette violence peut venir de ceux censés nous protéger.


Les violences sexuelles : Le gouvernement tire l’alerte : 194 féminicides en 3 ans, 13 cas de viol et infanticide entre 2025 et 2026. En 2025, 850 enfants, dont 722 filles et 128 garçons, ont subi une agression sexuelle.

On ne peut pas continuer ainsi. Il faut briser ce cycle par la prévention, l’éducation, le signalement et le soutien aux victimes. C’est une responsabilité collective de l’État, des institutions, de l’école, de la justice et des citoyens. Fort heureusement, la majorité des Camerounais sont épris de paix. Comme le disait Martin Luther King : “Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots”».



Clément Noumsi

 
 
 

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