Signature de convention de financement de la route Ebolowa-Akom II-Kribi : il a fallu du temps !
- clément NOUMSI
- il y a 21 heures
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L'amphithéâtre du Minepat a servi de cadre le 15 Mai 2026 à la cérémonie de signature de la convention de financement de la route Ebolowa - Akom - II Kribi. Un projet intégrateur qui aura fait couler beaucoup d'encres et de salives.
En présence d'une demi douzaine des membres du gouvernement sous la conduite du ministre Alamine Ousmane Mey mandataire du gouvernement, les signatures ont été apposées sur les documents pour qu'enfin les projets puissent démarrer.
Avantages du projet
C’est un maillon essentiel pour faire fonctionner et rentabiliser le complexe industriel portuaire de Kribi ; Transformer Kribi en pôle de compétitivité économique et hub logistique au niveau national et régional ; Réaliser la vision d’émergence du Cameroun à l’horizon 2035 du Président Paul Biya. Elle s’inscrit dans le 2e levier de transformation structurelle à savoir développer les infrastructures multimodales de transport pour évacuer la production et faciliter la mobilité.

Caractéristiques techniques du projet
Avec une longueur totale de 179,3 km, ce projet aura 3 composantes : Section courante principale 161,6 km donc Ebolowa-Akom II 81,6 km et Akom II-Kribi 80 km. Des voies de contournement avec à Ebolowa 1,4 km, à Kribi 12,3 km et les Bretelles d’Akom II 4 km. La durée des travaux est de 3 ans pour un Coût total de 169 milliards FCFA environ. Le financement extérieur de 138,2 milliards FCFA hors taxes sur uun plan de financement suivant un prêt de la Standard Chartered Bank de Londres, garanti par UKEF 131,4 milliards FCFA. C’est l’accord signé qui comprend un prêt commercial complémentaire Standard Chartered Bank du 11 janvier 2024 de 7,8 milliards FCFA. L’État du Cameroun prend en charge les taxes et droits de douane pour le reste. Le premier prêt de 7,8 milliards a déjà servi à finaliser les études d’exécution et l’étude d’impact environnemental et social. Les principaux acteurs côté Cameroun (Ministère des Travaux Publics ; le MINEPAT (Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire) ; Ministère des Finances ; la CAA (Caisse Autonome d’Amortissement) et côté des partenaires étrangers le Royaume-Uni représenté par le Haut-Commissaire et l'Italie, représentée par l’ambassadeur.
Dans son discours, le MINEPAT représentant du gouvernement camerounais lors de la signature du financement, remercie les partenaires, rappelle l’engagement de l’État. Le gouvernement dit être mobilisé et promet l’assistance des administrations pour que le projet soit exécuté dans les délais, Il demande aux ambassadeurs de transmettre la gratitude du Cameroun aux plus hautes autorités de leurs pays. Le projet s’inscrit dans le mandat du Président Paul Biya. L’État répond aux attentes des populations de façon « structurelle, méthodique, progressive. L’objectif final est de faire du Cameroun, un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité ».
Clément Noumsi
Réactions

Emmanuel Nganou Djoumessi, Ministre des Travaux Publics maître d’ouvrage
« Ce corridor fait 179 km. Nous allons intervenir sur la route elle-même, plus 40 km de routes connexes. Le dimensionnement de la chaussée prend en compte qu’elle va desservir une zone agro-industrielle et une zone portuaire. La structure doit donc supporter un trafic lourd et générer les meilleures conditions pour la zone traversée. L’entreprise connaît déjà le tracé, les options techniques arrêtées et les carrières à exploiter. Elle peut donc démarrer les travaux. Mais il ne s’agit pas seulement de faire une chaussée. Il faut aussi des infrastructures d’accompagnement pour que la route soit acceptée socialement et améliore vraiment les conditions de vie des populations. Un Plan de Gestion Environnemental et Social a déjà été défini. Il prévoit les infrastructures connexes à réaliser : eau, électricité, pistes rurales, marchés. La mission de contrôle et l’entreprise devront veiller au respect de ces engagements pour que la route serve réellement au développement de la zone et des populations qui y vivent. Une route moderne ne se limite pas au goudron : elle apporte l’eau, l’électricité, les marchés et de l’espoir pour des villages qu’elle traverse ».

Pr Jacques Fame Ndongo, Minetat/Minesup élite du Sud
« Au nom du Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, qui dit ce qu’il fait et qui fait ce qu’il dit. Le MINEPAT a insisté sur la patience des populations de la région du Sud. Une patience qui porte aujourd’hui ses fruits, des fruits flamboyants et lumineux. Cette route date de l’époque allemande. Les Allemands sont partis du Cameroun en 1916, et cette route existait déjà. C’est une route qui a aussi porté les fruits de l’évangélisation du Sud. Les premiers missionnaires de l’Église presbytérienne américaine venus de Grand Batanga sont passés par cette piste pour atteindre Efoulan, où est enterré le pasteur Good, et Efoulan Ebolowa, au lieu-dit Elat, c’est-à-dire « la réunification et l’unité ». C’est donc une vieille route. Une route emblématique, historique, qui concentre toutes les ambitions et espérances de la région du Sud. Le MINEPAT a bien tracé les contours économiques multidimensionnels de cet axe routier. Les populations sont heureuses, elles ont jubilé pendant toute la cérémonie. Elles sont heureuses parce que c’est un vieux rêve qui se matérialise. Parce que leur champion, Son Excellence Paul Biya, a encore une fois fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. C’est une route de l’espoir et de l’espérance. Espérance pour un Cameroun meilleur, plus uni, solidaire et prospère. C’est une voie du futur, pas du passé ni du présent. L’avenir se construit avec le Président Paul Biya, pour les jeunes et pour les femmes, sans exclure les aînés qui donnent leur sagesse aux jeunes générations. Nous remercions le Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, pour ce don exceptionnel ».

Eric Gervais Ndo, président du CRS
« Je veux rendre hommage à Son Excellence Monsieur Paul Biya, Président de la République, Chef de l’État, pour ce projet auquel nous attachons tant d’importance. Nous arrivons à la phase la plus déterminante : la signature de la convention de financement. L’horizon s’éclaircit. Il ne reste plus qu’à ce que l’entreprise se mobilise sur le terrain et que le premier coup de pelle donne le sentiment aux populations que le projet démarre vraiment. Je suis porteur de leur espoir. Cette signature intervient au bon moment. Notre rôle est d’assurer un suivi de proximité de tout ce qui va être fait. Déjà, au sein du Conseil régional, nous sommes concertés pour mettre en place un comité qui va accompagner la gestion de ce projet, comme l’État l’a entrepris dans notre région. Nous rendons grâce au Seigneur, car cela a pu avoir lieu. Cela dissipe les inquiétudes des populations. Je dis encore merci à Son Excellence Paul Biya, à son gouvernement, et aux partenaires de la coopération, notamment la Grande-Bretagne, qui se sont rapprochés de nous pour nous aider à réaliser ce vaste projet. C’est l’un des témoins de l’émergence voulue par le Chef de l’État Paul Biya à l’horizon 2035 ».
Propos recueillis par CN




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