Signature de convention entre l'Hôpital Jamot de Yaoundé et l'ONG ACAHIJEC/ Centre AFIRI
- Clément Noumsi
- 28 nov. 2025
- 3 min de lecture

La campagne de 16 jours d'activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles s'est enrichie le 26 novembre dernier d'une convention, synergie d'actions entre l'ONG ACAHIJEC/Centre AFIRI et l'Hôpital Jamot pour l'accompagnement psychologique et psychique des survivantes des violences basées sur le genre (VBG).

Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre d'années, c'est ainsi que nous pouvons résumer en quelques mots la symbolique qui entoure cette signature de convention de partenariat. Avec moins de deux ans d'existence, le centre AFIRI se positionne comme un acteur incontournable dans la lutte contre les VBG. Et dans ce sillage, quoi de plus normal que de voir le représentant résident de l'Unfpa au Cameroun, partenaire privilégié de l'ONG Dr Justin Koffi prendre personnellement part à cette cérémonie qui marque une nouvelle ère dans le microcosme de la lutte contre s VBG au Cameroun. Mme Yvonne Flore Belema comme toute bonne maman n'est pas venu les mains vides, dans sa besace, une kyrielle de dons pour soutenir le centre hospitalier (matériels de nettoyage, serpillières, raclettes, savons liquides et bien d'autres choses). Il faut noter la présence de nombreux responsables des administrations sectorielles (Minsanté, Minproff) et plusieurs associations de victimes.
Cette signature de convention est un symbole fort et un appel à la solidarité agissante pour que plus jamais, aucune survivante ne sente seule mais qu’elle puisse se rapprocher du centre AFIRI ou de l’hôpital Jamot pour un accompagnement holistique afin de redonner un sens à sa vie future.
Clément Noumsi
Réactions

Mme Yvonne Flore BELEMA, Présidente de l'ONG ACAHIJEC et promotrice du Centre AFIRI
« C'est vraiment avec beaucoup d'émotions que nous accueillons cette très belle convention. Vous dire que c'est en deux semaines que nous avons préparé après accord de l'hôpital Jamot, je voudrais dire que c'est un rêve qui se réalise car être victime est une chose mais être est encore une autre paire de manches si on n'a pas d'accompagnement psychologique. Moi j'ai eu la chance d'en bénéficier et je le reconstruite aujourd'hui, c'est pourquoi que je voudrais donner un chance à celles-là qui peuvent avoir le courage de dénoncer et d'accepter de se faire accompagner, de jouir d'une assistance gratuitement par des professionnels. C'est l'occasion pour nous de dire merci au ministre de la santé publique en signant la convention avec nous et ensuite au directeur de l'hôpital Jamot de Yaoundé ».

Dr Léon TCHONKO, représentant MINPROFF
« Je crois c'est une belle opportunité que l'hôpital Jamot offre aux femmes à travers cette convention avec ACAHIJEC et son centre AFIRI pour accompagner les femmes survivantes des VBG. C'est une opportunité et au-delà des violences physiques, les femmes continuent de souffrir des traumatismes dont il est important qu'il ait une prise en charge. Beaucoup de femmes victimes et survivantes des VBG sont parfois prises en charge sur le plan physique mais le côté psychologique ou émotionnel est parfois négliger. Nous pensons que c'est cela qui a dû motiver l'ONG ACAHIJEC pour se rapprocher de ce centre hospitalier et du Minproff pour que la femme victime ou survivante soit prise en charge de manière holistique ».

Dr Jean Pierre KAMGA OLEN, Point focal Hôpital Jamot de Yaoundé
« L'hôpital Jamot est un centre universitaire car nous faisons également dans la formation des médecins, des psychologues, psychiatres en plus de la recherche. Avec les survivantes que nous recevrons, au bout d'un an, nous pourrions compiler les statistiques pour mieux apprécier le profil de nos survivantes. Nous avons une vocation et une mission de relation publique et c'est dans ce cadre que le partenariat a pu être concrétiser. L'hôpital Jamot est dans son rôle d'accompagner le centre AFIRI et nous disposons en notre sein un personnel varié (psychologues, psychiatres, travailleurs sociaux et infirmiers spécialisés en santé mentale) sans oublier une vaste gamme de professionnels de la santé dans d'autres domaines. L'espace que nous avons visité va accroître notre capacité d'accueil même si nous faisons face à un très nombre de patientes survivantes mais compte tenu du personnel en place un nous pourrons les recevoir dans le sous brefs délais. En tant que service public, nous sommes ouverts 24h/24, 7j/7 même les jours fériés ».
Propos recueillis par CN




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