1ère session du Comité National des Finances Locales (CONAFIL) au titre de l'année 2026 : entre État des lieux et prespectives
- TAGNE NZOUKOU Arthur
- il y a 20 heures
- 3 min de lecture

Le ministre de la décentralisation et du développement local (Minddevel) Georges Elanga Obam en sa qualité de président a présidé le 12 Mars dernier la première session ordinaire du CONAFIL au titre de l'année 2026 au Hilton hôtel de Yaoundé en présence de ministre délégué auprès du ministre des finances (vice président).
Dans son discours d'ouverture, le Minddevel a rappelé au secrétariat les attentes des membres du CONAFIL pour le rapport 2021 et 2022 mais surtout le plan annuel 2026. Il a tenu à rappeler au secrétariat technique de mettre tout en œuvre pour rattraper le retard en produisant les rapports 2023 et 2024 d'ici la fin d'année. Le chantier le plus important concerne la transparence et le suivi des recommandations. Le CONAFIL a pour mission de dresser un tableau récapitulatif et exhaustif de la situation financière des CTD pourtant on constate sérieux retard, chose que le président du comité a relevé pour le déplorer. Pour éviter que cette situation ne s'en lisse, le ministre a instruit le secrétariat technique de mettre en œuvre pour rattraper cela au plus tard à la fin de cette année.

Le nœud gordien reste le transfert des ressources et le décret d'application sur la fiscalité locale. Les populations qui sont les principaux bénéficiaires continuent d'attendre afin de voir leur quotidien transformé par les réalisations faites au demeurant par les CTD. Les magistrats municipaux lorgnent désormais les ministères de tutelle (Minddevel et Minfi) qui doivent apporter des réponses concrètes aux collectivités en les dotant des moyens nécessaires pour la transformation des territoires et par ricochet du niveau de vie des populations.
Clément Noumsi
Réactions

Georges Elanga Obam, Minddevel et président du CONAFIL
« Nous avons deux principales préoccupations que nous souhaitons examiner au CONAFIL d'abord nous assurer que le budget de l'année dernière a été bien exécuté et que les recommandations faites ont été prises en compte, que le budget de cette année soit adopté malgré les deux à trois de retard. La deuxième préoccupations c'est de faire un peu le point sur l'état des finances locales. Cela nous voulons le faire en adoptant le rapport annuel sur les finances locales de 2021 et 2022. Je signale au passage que nous avons pris du retard et que les rapports 2023 et avons prescris au secrétariat technique qu'à la fin de cette 2026 qu'il puisse nous les produire. Pour en le résumer, il est question au cours de ce copil d'arrêter le plan de travail annuel budgétisé de l'année en cours (2026) et procéder à l'examen et l'adoption du rapport annuel sur les finances locales pour les années 2021 et 2022. Les travaux en cours ont donné à voir que les CTD éprouvaient les difficultés à bien fonctionner parce que les ressources allouées par l'État ne leur arrivent pas toujours. Nous avons identifiés les informations financières qui permettent de signer les arrêtés qui répartissent les ressources de péréquation ne sont pas donnés à temps, il y avait de difficultés pour mettre à disposition. Nous avons prescrits qu'une réflexion soit zne engagé l'une sous l'égide du premier ministre et l'autre sous l'égide du ministre des finances pour adresser ces questions. Nous pensons également qu'en' plus des difficultés à mettre en œuvre de la loi portant fiscalité locale et nous souhaitons là également que les ressources leur parviennent ».

Albert Anicet Akoa, vice président des CVUC et maire de Ngoulémakong
« Nos attentes sont notamment dans la fluidité, la mise à disposition des ressources aux CTD afin qu'elles puissent travailler et atteindre les objectifs pour le bien-être des citoyens. Nous souhaitons que la loi sur la fiscalité locale notamment que la mise en place de mécanismes soit effective, qu'avec la Campost et les comptes des CTD soit fluides, que les CAC puissent arriver à temps dans nos comptes, que les retards observées puisent diminuer, que cela ne paralysé pas le fonctionnement des communes. Et aussi que la loi sur la fiscalité soit rendue applicable avec son décret pour les communes entrent en possession de ce qu'elles devraient recevoir pour être efficace, pour le bien-être des citoyens sans oublier les structures qu'elles gèrent. et l'instance de ce jour nous donne l'occasion de discuter de ces problématiques afin le Minddevel et le Minfi puissent nous apporter des réponses ».
Propos recueillis par CN




Commentaires