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2ème édition du Prix Ramsès : FAD remporte la palme d'or.

  • Clément Noumsi
  • il y a 1 heure
  • 4 min de lecture


L'apothéose du concours panafricain d'architecture dédié aux nouvelles urbanités s'est tenue le 28 février dernier au Hilton hôtel de Yaoundé en présence d'une bonne poignée des pionniers de l'architecture camerounaise et des partenaires.


Dans son discours de circonstance, le directeur général de CHC (Cameroon Hôtels Corporation SA), Maurice Enama Fouda a tenu à rappeler que : « Le concours d'architecture est un excellent moyen de promouvoir la créativité et l'excellence dans le domaine de l'architecture. C'est ce qui montre l'importance de la collaboration entre les architectes et les ingénieurs pour créer des projets innovants et durables. C'est une plateforme qui montre l'importance de la collaboration entre les architectes et les ingénieurs pour créer des projets innovants et durables ».



Pour le président de l'ONAC, Jean Christophe Ndongo « C’est une soirée vraiment enrichissante pour les architectes et les amateurs d'architecture. Félicitations encore aux lauréats et au CHC pour cette initiative. C'est un projet vraiment ambitieux. Le concours d'architecture est un excellent moyen de promouvoir l'identité locale et le développement touristique responsable. Je renouvelle mes félicitations aux participants et aux organisateurs pour leur travail acharné pour cette deuxième édition. Tout ceci justifie l'importance de l'architecture locale dans la promotion du tourisme ».



Pour la DG du cabinet Eventify « cet engagement est inspirant et montre que la volonté et le devoir peuvent faire une grande différence. Ce concours montre l'importance de la jeunesse dans la conduite du changement et le développement de l'architecture au Cameroun ».



La palme d'or est revenu au cabinet Focus, Architecture and Design avec sa proposition pour la construction des trois hôtels (The Hill's hôtel 3 étoiles de Nkongsamba, Thé Leaves hôtel Woods 2 étoiles de Ngoumou et The Mvet's hôtel de 2 étoiles de Sangmélima) avec en prime une enveloppe de 11 millions de francs CFA. En deuxième position Saré Architecture avec une prime de 7 millions, en troisième position 127.1 Studio qui a reçu une prime de 4 millions de francs CFA et une prime d'un million de francs CFA pour le cabinet Architectes Développeurs qui a échoué au pied du podium. Le prix Ramsès ne se limite pas à récompenser les uns et les autres. Il sème des graines de changements consciences afin que les architectes africains d'aujourd'hui et de demain puissent bâtir des lieux qui respirent à la fois identité, modernité et durabilité.



L'ONAC, le Minhdu et le CHC sans oublier les autres publics et privés ont les petits plats dans les grands afin de rendre la deuxième édition possible sous l'encadrement de l'agence Eventify.



Clément Noumsi


Réactions




Serges Fokoua Kamgang, architecte n° 353 et DG cabinet FAD (Focus, Architecture & Design) vainqueur du prix Ramsès 2026

« Cette occasion nous a permis de montrer que notre pays regorge et pas seulement dans notre structure. En fait, nous défendons plus l'originalité car le thème nous as inspiré et nous n’avons que cinq mois pour faire notre proposition et avec ce délai bref, nous avons mobilisé plus d'une quinzaine de personnes pour faire cette proposition des hôtels dans les trois villes. La particularité du projet vient du fait que chaque site dégage un aspect unique qui est propre à son environnement. Nous avons mis en avant du côté artistique, par exemple la ville Nkongsamba c'est les montagnes et le café, la Ville de Sangmélima c'est le fief du Mvet instrument traditionnel propre à la région du Sud et Ngoumou c'est une zone forestière et quoi de mieux que de s'inspirer de la feuille, reflet de la verdoyante de la forêt ».



Jean Christophe Ndongo, président de l'ONAC

« J'aimerais que cette cérémonie du prix Ramsès serve d'exemple à nos gouvernants pour que concernant les projets, on lance un appel d'offre national afin de donner la chance à nos jeunes compatriotes. Il est question de leur donner la chance car lorsqu'on parle de projet d'architecture ce n'est pas l'individu qu'on choisit mais le projet proposé qui répond aux attentes et à nos réalités. Au départ, nous avions dix sept (17) candidats qui ont déposé dès l'appel à candidature, finalement neuf (9) ont fait des propositions et après examen, nous en avons retenu quatre et ce soir, nous avons un vainqueur ».



Frédéric Nzoki Epoh, Maire de la ville de Nkongsamba

« Comme le savez, l'attractivité des territoires est au cœur des politiques de développement de nos localités alors lorsque nous aurons une infrastructure de ce calibre, nous sommes convaincus que les touristes qui vont visiter notre localité auront la possibilité d'être logés à bon enseigne. Nous comprenons que cela viendra booster le développement de notre ville c'est l'une des raisons de notre présence ici ce soir. Il y est question pour nous de capitaliser cette initiative pour la relance de notre ville ».



Dieudonné Kpolong Bilong, architecte n°130 DG cabinet CEBR

« C'est une belle journée qui nous a dévoilé le 2ème vainqueur du prix Ramsès et en la qualité de vieux architecte, nous sommes des vétérans aujourd'hui. Un concours est d'abord de l'émulation, on peut avoir promoteurs qui choisit l'un des quatre projets au moment de réaliser car il est dit que le maître d'ouvrage peut prendre n'importe lequel. Pour autant il faut le savoir, pour les œuvres architecturales, il y a des appréciations diversifiées qui tiennent compte de cinq critères la fonctionnalité, la stabilité, l'économie, la proportionnalité et l'esthétique. Il faut que le candidat réunisse l'essentiel de ces critères pour que son œuvre ou si vous voulez que l'œuvre du maître d'ouvrage soit considéré comme viable. On peut choisir un projet de très belle facture en terme de qualité symbolique s'il n'est pas réaliste, on peut souffrir au niveau de son financement ».



Mme Sandrine Ngo Ngom épse Nyambal, DG Eventify

« C'est une satisfaction peut-être pas totalement par ce que le projet Ramsès est un projet de l'ONG terme. Tant que nos villes ne seront pas transformées, je ne serais pas satisfaite par ce que le projet Ramsès n'est pas qu'une idée, c'est un projet qui veut réaliste. On est qu'à la phase pionnière pour la beauté de nos villes. Comme je l'ai dit, on aimerait voir les touristes se prendre en photo devant nos infrastructures parce qu'ils sont fiers de ce qu'ils voient au tour d'eux. De même, il faut que nos villes, nos rues racontent notre histoire et en tant agence de communication je prête la voix à cette cause là ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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