2ème édition du SIAC : le palais polyvalent des sports accueille l’évènement
- clément NOUMSI
- il y a 2 jours
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Dans le cadre sa participation au deuxième salon interprofessionnel de l'aquaculture du Cameroun qui se tient du 1er au 6 juin dans la cité capitale, nous avons rencontré pour vous le General Manager/ SSD Expert (Harvar) Dave Elombe Manimben de MVC Mave Cameroun. Une structure basée à Douala qui fait dans la production, la transformation et la prestations de services diverses.
Bonsoir, Vous êtes à la deuxième édition du SIAC. Qu’est-ce qui justifie votre présence à cette deuxième édition après la première ?
General Manager Mavecam : Merci déjà pour l’intérêt. Nous sommes très contents d’être là pour une deuxième fois au SIAC. Le SIAC a toujours été l’occasion pour nous de faire connaître ce que nous faisons. Parce que vous savez que l’aquaculture est souvent décrite comme un métier qui n’est pas très valorisant. Mais nous, on est toujours là pour montrer que quand on parle de professionnels, on parle de gens, on parle d’une activité qui fait vivre des familles. Donc nous venons au SIAC à chaque fois pour démontrer ce qui a été fait, ce qui est fait et ce qui va être fait. Ce sont les raisons de notre présence au SIAC.
Quand on parle d’import au Cameroun, qu’est-ce que vous faites exactement pour permettre aux acteurs de la filière aquaculture d’avoir les choses à meilleur prix ?
GM Mavecam : Nous travaillons tous les jours d’arrache-pied pour rendre les choses agréables pour le panier de la ménagère. Parce que c’est de ça qu’il s’agit , il faut que le panier de la ménagère ressente les efforts que les aquaculteurs font. Aujourd’hui, dans le cadre de l’import substitution, nous avons entrepris de transformer nos produits, c’est-à-dire de faire de la surgélation. Parce que vous savez, on a l’habitude de parler d’aquaculture comme une activité où on vend le poisson vivant. Or livrer un poisson vivant, ce n’est pas facile. La logistique qui va avec, c’est pour ça que le coût devient cher. Alors que produire un poisson aujourd’hui et le surgeler quinze minutes après permet un écoulement plus facile. Vous savez, c’est la réalité du marché aujourd’hui dans les poissonneries, vous voyez du poisson congelé, en cartons de 10, 15, 20, parfois 30 kilos. Donc nous en sommes là aujourd’hui dans la transformation de ces produits. C’est vrai qu’on a des petits marchés de niche avec des filets, des levées de filets, etc. Mais grosso modo, l’idée c’est de limiter tout ce qui est logistique, toute la manutention autour du poisson, pour ramener le coût de production final à un prix abordable pour les consommateurs.
Et à votre niveau, qu’est-ce que les pouvoirs publics font pour vous accompagner ?
GM Mavecam : Bon, aujourd’hui il y a plusieurs dimensions à prendre en compte. Vous savez que qui parle d’accompagnement parle de marché, et qui parle de marché parle de disponibilité. Dans le cadre du projet d’amélioration de la chaîne de valeur, nous avons été agréablement surpris d’apprendre que l’ANOR a mis sur pied un programme de certifications et de normes pour l’aquaculture. Ce qui va permettre la normalisation de tout ce qui tourne autour de l’aquaculture. Cela va nous permettre d’accéder à des marchés plus exigeants, comme les grandes enseignes qu’on a aujourd’hui Carrefour, Santa Lucia, Dôvv, etc. Ce sont des marchés qui nous intéressent, mais parfois nous n’avions pas le niveau de qualité requis. Avec ces normes, ça nous permet de nous mettre à niveau pour pouvoir y entrer. Voilà un peu les appuis. Les appuis de l’État sont divers. Mais pour ce qui est concret, pour notre présence ici, ce qui nous parle le plus, c’est ça.
Propos recueillis par CN




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