Infanticides au Cameroun : La communication gouvernementale pour rassurer
- clément NOUMSI
- il y a 2 jours
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Le 1er juin dernier, le gouvernement de la république a fait une communication gouvernementale pour rassurer que toute la lumière sera faite et les responsabilités établies.
L’affaire de la "toute petite fille" au GSB La Gloire Olympique à Odza par Yaoundé est venue remettre sur la table la problématique de la protection des personnes vulnérables dans notre pays. S'il est vrai qu'un débordement a failli avoir lieu le 28 mai 2026, c'est une cité capitale sous tension qui retient son souffle. Après enquêtes, les faits seront établis et les coupables punis avec la plus grande sévérité. S'il y a une chose à retenir c'est que de plus en plus les réseaux sociaux prennent le pouvoir des médias classiques. C'est un changement d’ère, les réseaux sociaux ne sauraient se muer en informateur et revendiquer bruyamment une place dans la sphère communicationnelle. La mutation des citoyens qui ne sont plus de simples consommateurs. Ils participent à la diffusion, à l’analyse avec un maximum d’amplification. La conséquence, c'est que cela bouscule la préséance des médias traditionnels et ronge leur place. La nouvelle grammaire de la communication de crise selon Florian Silnicki est obligée de revoir toute la grammaire de la communication de crise. Des réajustements s'imposent à la proactivité, la vérification et au regroupement de la parole institutionnelle. L'Erreur fatale à ne pas faire, garder le silence car cela aurait pu être interprété comme insouciance ou tentative de dissimulation. La réponse du gouvernement ne s'est fait attendre. Une descente sur le terrain des autorités. Les prises de parole différentes mais cohérentes du sous-préfet, du MINEDUB, du MINPROFF et du MINAS. L'objectif dénoncer l’acte, partager la détresse des familles et faire le point des actions. Le gouvernement est "en unité de combat aux côtés de ceux qui sont dans la peine".
La règle d’or à l’ère Facebook/YouTube
Dans un environnement où la viralité des contenus approximatifs peut conduire à des dérives, il était important que la parole institutionnelle garde à la fois son empathie et sa rigueur et qu'elle soit adossée à des éléments fiables, vérifiables, sans entrer dans des polémiques.
Le monopole des médias traditionnels est révolu car les réseaux sociaux constituent désormais une source d'informations amplifiée pour le citoyen consommateur qui se mue parfois en citoyen diffuseur et analyste. Il faut surtout éviter l'insouciance ou la dissimulation. C'est pourquoi le gouvernement camerounais a fait une communication gouvernementale conduite par le ministre de la communication René Emmanuel SADI assisté de Mme le Pr Marie Thérèse Obama épse Abena Ondoa du Minproff, Mme Irène Pauline Nguene du Minas et Mme Vivian ASHERI KILO du Minedub pour rassurer car la parole institutionnelle doit être emprunte d'empathie, de rigueur et surtout de preuves afin que les coupables puissent répondre de leurs actes. Ceci prouve pourquoi la JAIE du 29 mai 2026 à l’ENAM était vitale. La crise d’Odza c’était le 28 mai. La JAIE c’est le 29 mai juste 24h d’écart.

Pour Mme le ministre de la promotion de la femme et de la famille, le Pr Marie Thérèse Obama épse Abena Ondoa d'après la derrière enquête démographique de santé, 39 % de femmes de 15 à 49 ans ont déclaré avoir subi les actes de violences physiques depuis l'âge de 15ans causés par une personne quelconque. Quant aux violences sexuelles, 13 % de femmes de cette même tranche d'âge ont déclaré avoir subi des violences sexuelles d'une personne quelconque à un moment de leur vie. Plus de 4 femmes sur 10 donc environ 44 % ont déclaré avoir à un moment donné des actes de violences d'un mari, conjoint ou partenaire actuel ou le plus récent. La même enquête révèle que 7 % de cette tranche d'âge ont déclaré avoir subi des violences physiques au cours d'une grossesse quelqu'un soit l'auteur. En 2026, nous avons déjà dénombré 50 cas de féminicides. Nous sommes pas encore à la moitié de l'année. Et les cas qui nous arrivent, sont loin de la réalité car ce n'est que la face visible de l'iceberg. A cette allure, on est même déjà au-delà de ce chiffre. Les féminicides sont en hausse illustrant une forme de violences sexo-spécifiques. La peur et la stigmatisation sont encore à l'origine du faible taux de dénonciations, sans oublier la résolution 1325 des nations unies et la ligne d’assistance aux enfants, le 116.
Pour Mme le ministre des affaires sociales, Irène Pauline Nguene, le minas organise son intervention autour de quatre axes, premièrement le renforcement de l'intervention communautaire. Cette action passe l'intensification des campagnes de sensibilisation contre les fléaux, des violences et toutes formes d'abus des enfants, avec l'implication des partenaires. Deuxièmement, la promotion de la détection précoce, nous encourageons chaque situation suspect et toute situation pouvant mettre l'enfant en danger. L'accompagnement des victimes et de familles à travers les unités techniques opérationnelles du Minas, des centres sociaux sans oublier la ligne verte le 1503. Troisième, l'accompagnement des victimes et des familles à travers les UTO comme les centres sociaux qui sont dans les arrondissements, la sécurisation dans l’environnement de l’enfant les intervenants sociaux pour la prise en charge des enfants victimes des violences de genre y incluent en milieu scolaire. Dès le 3 juin prochain, c'est le lancement des activités du mois Camerounais de l'enfance.
Mme Vivian Asheri Kilo, secrétaire d’Etat au Minedub, a tenu à rappeler à la communauté éducative ses responsabilités principalement le rôle des parents dans la sécurité.
L’opinion publique attend impatiemment la suite car le principal suspect est déjà dans les mailles de la justice.
Clément Noumsi




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