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ACAFEJ : l’association promet 3 500 actes de naissance aux personnes déplacées internes du Cameroun.

  • Clément Noumsi
  • 18 déc. 2025
  • 2 min de lecture


Réunies en assemblée générale ordinaire le vendredi 5 décembre 2025 à Yaoundé, les femmes juristes du Cameroun ont profité de l’occasion pour annoncer officiellement leur programme d’établissement de 3 500 actes de naissance au bénéfice des personnes déplacées internes dans les zones de conflits au Cameroun.



C’est une vaste campagne d’acte d’état civil qui est activée par les femmes de l’ACAFEJ (association des femmes juristes du Cameroun). Leur engagement est de faire exister en toute légalité, les personnes déplacées internes du Cameroun. Le projet qui bénéficie de l’accompagnement technique et financier de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) s’exécute sur trois régions du Cameroun, à savoir : le centre, le littoral et l’ouest, étalé sur une période de 10 mois au cours desquels les personnes cibles vont se faire identifier et se voir établir un acte de naissance. La particularité de cette campagne est qu’elle ne se fera pas par des audiences foraines, mais sur la base de l’application des articles 56 et 57 de la loi du 23 décembre 2024. Le projet va également renforcer les capacités de 120 personnes impliquées dans la chaîne d'établissement des actes de naissance aux personnes déplacées interne sur la base de la nouvelle loi, dont des magistrats, des administrateurs civils et des officiers d’état civil au Cameroun.




« L’ACAFEJ est récipiendaire d’un projet sur l’état civil qui va bénéficier de l’appui de l'organisation internationale de la francophonie. Il porte sur l'accompagnement de trois mille cinq cent déplacés internes dans trois régions du Cameroun. Nous avons le centre, le littoral et l'ouest. Il s’agit de la reconstitution administrative et judiciaire de leurs actes de naissance hors délai ou la reconstitution des actes de naissance sur la base des articles 56 et 57 de la loi du 23 décembre 2024, pas d’audience foraine. Nous avons dix mois pour mettre en œuvre l'établissement de 3 500 actes au profit des déplacés internes. », a confié le magistrat Yvonne Léopoldine AKOA, présidente nationale de l’association ACAFEJ.




L’initiative répond pleinement à la mission d’ACAFEJ, qui est celle de lutter contre toute forme de discrimination et d’œuvrer pour la promotion de l’état de droit au Cameroun via des actions d’assistance juridique et judiciaire, des plaidoyers auprès des pouvoirs publics. L’unique vision étant de bâtir une société où les droits des femmes et des enfants sont respectés et implantés sur tout le territoire camerounais, mais surtout défendre les droits et libertés individuels. Un engagement ancré dans la promotion de la justice et de la solidarité.



Bertin BIDJA

 
 
 

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