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Déclaration de la CDHC en faveur de la journée mondiale du braille du 4 janvier 2026.

  • Clément Noumsi
  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture


La Commission accueille favorablement le thème arrêté conjointement par l’UMA et le Conseil international de l’Éducation des personnes malvoyantes (ICEVI) pour la célébration de la Journée mondiale du braille en 2026, à savoir « Plus de braille, plus d’autonomie », un thème qui s’inscrit dans le cadre de la Campagne mondiale pour la promotion de l’alphabétisation en braille et de l’éducation inclusive.



La Commission souligne que le thème de l’édition 2026 de la Journée mondiale du braille offre au Cameroun l’occasion de réaffirmer son engagement en faveur de l’inclusion des personnes aveugles et malvoyantes, de renforcer leur autonomie et leur participation à la vie citoyenne sociale, de promouvoir l’alphabétisation en braille à tous les niveaux de l’enseignement et de sensibiliser l’ensemble de la société à l’importance de l’égalité des chances réelle, de la justice sociale et de l’épanouissement de tous.



La Commission salue les efforts des pouvoirs publics et de leurs partenaires visant à promouvoir les Droits des personnes aveugles ou malvoyantes pour leur plein épanouissement dans la société, notamment à travers la création, au 2 janvier 2026, de 720 écoles inclusives sur l’ensemble du territoire national, ce qui constitue une avancée significative en faveur de l’accès équitable à l’éducation pour les enfants vivant avec un handicap et témoigne de la volonté des pouvoirs publics de promouvoir une éducation inclusive et respectueuse des Droits de tous.


La Commission salue également les actions des organisations de la société civile (OSC) avec lesquelles elle collabore pour améliorer les conditions de vie ainsi que l’accès des personnes aveugles ou malvoyantes à un monde plus inclusif, à l’instar de l’organisation, le 16 décembre 2025 à Yaoundé, par le Club des Jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (CJARC), d’une cérémonie officielle consacrée à la présentation du plaidoyer en faveur de la non-discrimination des personnes vivant avec une déficience visuelle dans les processus de recrutement au sein des administrations publiques et des entreprises privées.



La Commission note que, selon des données récentes recueillies auprès du ministère des Finances ainsi qu’auprès du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative – des données présentées par le Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (CJARC) lors du plaidoyer du 16 décembre 2025 – sur environ 360 000 agents de l’État en 2025, seuls 5,8 % sont des personnes vivant avec un handicap, un chiffre particulièrement faible au regard de la population nationale des personnes handicapées, estimée par le ministère des Affaires sociales à 3 400 000 individus ; ces statistiques traduisent une sous-représentation structurelle de ce groupe dans la fonction publique, témoin des obstacles persistants auxquels ils se heurtent en ce qui concerne l’accessibilité, la formation, la qualification et l’emploi formel.




La Commission reste profondément préoccupée par la formation insuffisante des membres du personnel des services sociaux et d’état civil à l’accueil des personnes aveugles ou malvoyantes, ce qui constitue un obstacle majeur à la réalisation de leurs Droits, y compris leur droit-racine à l’identité.



La Commission relève que sur les 220 recommandations acceptées par l’État à l’occasion de l’adoption du Rapport du passage du Cameroun au 4e cycle de l’Examen périodique universel (EPU) le 26 mars 2024, cinq sont en consonance avec la thématique de l’édition 2026 de la Journée mondiale du braille, toutes ayant été ventilées par la CDHC aux structures pertinentes de l’État, aux institutions spécialisées ainsi qu’aux OSC, chacune en ce qui la concerne.



La Commission réitère ses recommandations adressées au MINAS lors de sa précédente déclaration à l’occasion de la Journée mondiale du braille en 2025 : de mettre en place de nouveaux programmes d’insertion sociale et professionnelle pour les personnes aveugles ou malvoyantes, spécialement dans les domaines de l’artisanat, de la culture et du commerce ; d’accroître le soutien financier aux familles d’enfants aveugles ou malvoyantes (bourses d’études, aides à l’achat d’équipement spécialisés comme les cannes blanches, etc.) pour faciliter leur insertion socio-professionnelle.



La Commission recommande spécifiquement aux services du premier ministre, chef du gouvernement, au ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative ainsi qu’au ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières de mettre en œuvre une politique nationale de recrutement inclusif dans la fonction publique comprenant notamment : la fixation d’un quota légal minimal et progressif de recrutement des personnes vivant avec un handicap, aligné sur leur poids démographique national ; l’adaptation progressive mais rapide des concours administratifs, des postes de travail et des bâtiments publics aux différents types de handicap ; la mise en place de programmes de formation ciblés, de mise à niveau et d’accompagnement professionnel.




Clément Noumsi

 
 
 

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