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Atelier de renforcement de capacités des femmes entrepreneurs sous l’égide d'AWEP.

  • Clément Noumsi
  • il y a 18 heures
  • 4 min de lecture

Déplacées internes à la suite de la crise qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, avec l’accompagnement du African Women Entrepreneurship Program (AWEP) les femmes victimes ont fait le choix de transformer l’épreuve en opportunité et de renforcer leurs compétences. L'une d’elles a fait son témoignage en médecine traditionnelle et a mis sur pied un centre d’accueil qui attire des patients bien au-delà des frontières nationales.


Son expérience illustre la capacité de résilience des femmes déplacées lorsqu’elles bénéficient d’un encadrement adapté et d’opportunités économiques. Ce témoignage poignant a été partagé le 5 mars 2026 à Yaoundé, lors d’une rencontre institutionnelle organisée par AWEP et G100 avec l'appui ONU Femmes Cameroun en partenariat.


Placée sous le thème « Droits, justice, action pour toutes les femmes et filles déplacées », cette initiative s’inscrit dans la dynamique des activités liées à la 41ᵉ édition de la Journée internationale des droits de la femme du 8 mars prochain.



La rencontre de Yaoundé avait pour un double objectif, celui de renforcer le plaidoyer en faveur de la protection et de l’inclusion socio-économique des femmes et des jeunes filles déplacées internes. Dans un contexte marqué par les crises sécuritaires et humanitaires qui affectent certaines régions du pays, plusieurs organisations s’emploient à accompagner ces femmes dans leur reconstruction économique et sociale.


Pour les responsables de l’AWEP, l’autonomisation économique constitue un levier essentiel pour aider ces femmes à retrouver leur dignité et leur indépendance avec des AGR.


Selon le ministre Achille Bassilekin III, « Nous avons plus d’un million de personnes déplacées au Cameroun et nous ne souhaitons pas qu’elles soient invisibles ». L’idée est de rappeler aux associations et aux institutions la nécessité de collaborer, d’où la présence à cet atelier des ministères concernés, des institutions et des acteurs de terrain comme l’a souligné Dr Caroline Seck-Kendem, présidente et cofondatrice de l’AWEP Cameroun. Elle indique qu’après cinq années d’activités, l’organisation a acquis un terrain de sept hectares destiné à accueillir un projet baptisé Village of Love, qui prévoit la construction de logements pour les personnes déplacées internes. Parallèlement, l’AWEP accompagne plusieurs femmes dans la structuration et le développement de leurs projets entrepreneuriaux.



Une foire exposition sur site

Elle aura permis à plusieurs femmes entrepreneures de présenter leurs produits et initiatives dans divers secteurs, notamment l’agroalimentaire, l’artisanat et la transformation locale. Cette vitrine économique visait à valoriser le savoir-faire féminin et à encourager la mise en réseau entre entrepreneures, partenaires institutionnels et acteurs du développement.


Prenant part à la rencontre, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, a salué les initiatives visant à renforcer l’autonomisation économique des femmes. «Les femmes entrepreneures représentent environ 40 % du secteur informel qui détient près de 90 % de l’économie dans notre pays et contribuent à près de 36 % à la création des richesses. Cela montre combien leur rôle est aujourd’hui central dans la dynamique d’inclusion sociale que nous voulons renforcer », a-t-il ssouligné.


Clément Noumsi


Réactions


Me Sara Orelie N. Bitanga, Avocate au Barreau du Cameroun, Gérante du cabinet BITANGA & PARTENERS

« En tant que femme de droit, je me sens toujours concernée lorsque les problèmes de droits, de justice ou d'action des femmes sont évoquées. Et sur invitation d'une membre d'Awep Cameroun à prendre part cette activité des femmes entrepreneurs en prélude au 8 Mars prochain, j'ai pensé apporter ma modeste contribution à ce programme pour capaciter les femmes sur leurs droits et obligations. Le constat est parti du fait que plusieurs femmes s'engagent dans la vente de leurs produits et services sans être structurées. C'est cette carence là qui m'amène à m'entretenir avec certaines d'entre elles mais au-delà de cet aspect, il y a les femmes réfugiées qui sont à la merci des VBG comme toute autre femme d'ailleurs. Cette recrudescence étant devenue légion, nous sommes venus pour apporter notre action sociale en tant qu'avocat et engagé dans la résilience et surtout pour la cause des femmes ».


Carole Mbessa Elongo, DG BFC Group SA

«Cette semaine qui est consacrée à la femme est toujours l'occasion de faire le point, d'optimiser tout ce qui est fait par les institutions nationales (publiques et privées), les partenaires au développement, de faire aussi un Branch Mark et vulgariser les organismes car les femmes ne sont pas toujours au fait de tout ce qui est mise au point pour leur épanouissement. En tant que présidente de B leader, nous allons rencontrer les femmes entrepreneurs, nous les accompagnons, depuis plusieurs années (6), nous sommes sur le mentorat, la mise ne évidence des modèles pour qu'elles puissent s'identifier à celles qui ont un parcours car certaines sont aussi passées par là. Nous sommes là pour les encourager afin de les faire comprendre qu'on peut bâtir quelque chose de très grand partant d'une micro structure. Elles doivent aussi accepter d'être mentorées, d'être disciplinées également. A notre niveau, nous ne sommes plus au niveau de l'autonomiser mais beaucoup plus pour le mentorat. D'une micro entreprise avec moins de 20 personnes aujourd'hui, nous sommes près de 70. Comme notre chef de l'État l'a indiqué et bien structuré, vous aurez de la plus value à tous les niveaux ».


Dr Caroline Sack-Kendem, présidente co-fondatrice AWEP Cameroon, présidente mondiale G100

« Cet atelier met un accent particulier sur les personnes déplacées au Cameroun et nous ne voulons pas qu'elles soient invisibles. Nous disons merci à notre marraine qui depuis 15ans est toujours à nos côtés. Nous voulons rappeler aux institutions et aux associations que nous devons travailler main dans la main pour relever les défis. Pour le moment, nous avons acquis sept (7) hectares de terrain pour la construction des maisons au profit des personnes déplacées internes dénommé "village de l'amour". Cela prend du temps mais nous les accompagnons avec les AGR, les apprendre comment calculer les coûts afin d'avoir des bénéfices et cela est très important pour pérenniser l'activité ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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