Café de la migration régulière organisé par le MINJEC au Cameroun : cas du Canada.
- clément NOUMSI
- il y a 22 heures
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L'amphithéâtre 300 du Minepat a servi de cadre le 15 Mai dernier au Café de la migration régulière, organisé par le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique avec pour thème "Le Canada, une destination qui fait rêver beaucoup de jeunes"
En effet dans le soucis d'encadrer la mobilité internationale des jeunes de façon légale, sécurisée et responsable, le Minjec sous la houlette du ministre Mounouna Foutsou organise des cafés de la migration afin de lever toutes les appréhensions. C'est ainsi que pour cette 5e séance des cafés de la migration le chef du bureau Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et son équipe autour d'autres acteurs institutionnels, partenaires techniques et responsables académiques pour éclairer la jeunesse camerounaise.
Le Canada veut être un partenaire du Cameroun pour une immigration Ordonnée avec des règles claires sans cachotteries mais Respectueuse des lois. L’idée est de lutter contre les fausses promesses, les illusions et les réseaux d’escroquerie qui profitent des rêves des jeunes africains. Plusieurs panélistes ont pris part aux échanges avec les jeunes le coordonnateur du PARI JEDI programme du Minjec qui accompagne les jeunes, un responsable de la DGSN pour présenter et expliquer les types de documents, des jeunes migrations de retour venus partager leurs connaissances et expériences. C’est un exemple de migration circulaire réussie, partir se former à l’étranger, acquérir des compétences, puis revenir pour développer le pays et créer de l’emploi. Ils montrent que rester au Cameroun peut aussi être une opportunité.

Pour l'inspecteur général du représentant du MINJEC qui explique pourquoi la hiérarchie a mis en place le café de la migration régulière. Le MINJEC a créé ce cadre d’éducation à la migration parce que le développement du Cameroun dépend aussi de comment les jeunes gèrent la mobilité. De plus en plus de Camerounais prennent la route de la migration irrégulière via le désert et la Méditerranée. Les chiffres de l’OIM sont alarmants, beaucoup de morts et de disparitions.
Le Canada est invité comme "cas école" pour montrer aux jeunes quelles sont les démarches légales pour aller au Canada. Quelles opportunités existent ? Les études, la formation, l'emploi. Comment éviter les arnaques et les réseaux frauduleux. C’est un espace d’échange direct entre les missions diplomatiques accréditées au Cameroun et la population camerounaise, surtout les jeunes.
L'objectif est d'éduquer sur les voies légales et les opportunités pour partir sans se mettre en danger. Suite à l’interpellation du chef de l’État, le gouvernement réfléchit à des démarches pour réduire la propension des camerounais à la migration irrégulière. L’idée est d'informer, d'orienter, et de proposer des alternatives au pays.
Clément Noumsi
Réactions

Anselme Epoko, Coordonnateur national du PARI JEDI au Minjec
« Le représentant du MINJEC explique pourquoi le ministère a mis en place le "café de la migration régulière". Le MINJEC a créé ce cadre d’éducation à la migration parce que le développement du Cameroun dépend aussi de comment les jeunes gèrent la mobilité. De plus en plus de Camerounais prennent la route de la migration irrégulière via le désert et la Méditerranée. Les chiffres de l’OIM sont alarmants, beaucoup de morts et de disparitions. Le Canada est invité comme "cas école" pour montrer aux jeunes quelles sont les démarches légales pour aller au Canada. Les opportunités existent études, formation, emploi. Comment éviter les arnaques et les réseaux frauduleux. Le fonctionnement du café de la migration. C’est un espace d’échange direct entre les missions diplomatiques accréditées au Cameroun, la population camerounaise, surtout les jeunes. Il est question d'éduquer sur les voies légales et les opportunités pour partir sans se mettre en danger. Suite à l’interpellation du chef de l’État, le gouvernement réfléchit à des démarches pour réduire la propension des Camerounais à la migration irrégulière. L’idée est d'informer, orienter, et proposer des alternatives au pays ».

Erlyne Benjamin, IRCC du haut commissariat du Canada au Cameroun
« pour ce "café de la migration régulière" nous avons parlé des dangers des agents frauduleux et expliqué comment postuler légalement pour le Canada. Il faut aller uniquement sur le site officiel du Canada. C’est le seul endroit sûr pour avoir les vrais critères d’éligibilité pour chaque programme : travail, études, immigration permanente. Il y a une hausse des dossiers avec des informations fausses, des faux documents fournis pour faire croire que la personne remplit les conditions. Ce n’est pas ce que le Canada veut. Ils veulent des candidats qui remplissent vraiment les critères. Les informations officielles sont gratuites sur le site du Canada. Tu n’as pas besoin de payer un agent pour les avoir. Attention aux agences qui affichent un grand drapeau du Canada, la plupart ne sont pas des consultants agréés par le Canada. Il y a très peu de consultants officiellement enregistrés au Cameroun. Le conseil, si un agent te donne une info, vérifie la toujours sur le site officiel ».

Eric Rodrigue Mentouga, CEO N2M Group
« J'ai pris part au café de la migration régulière pour montrer qu’on peut partir, se former, et revenir créer des opportunités ici. Je suis parti au Maroc avec une bourse d’étude, j'ai travaillé dans deux (2) multinationales françaises. J'ai choisi de revenir au Cameroun pour mettre son expérience franco-camerounaise au service des entreprises locales. J'ai constaté qu’au Cameroun, beaucoup d’entreprises meurent dans les 2 ans après leur création. Mon but est d'aider les entrepreneurs camerounais à être plus compétitifs en gérant pour eux la vente, la négociation et la relation client. Comme ça, ils peuvent se concentrer sur leur cœur de métier. J'ai créé N2M Group en 2018. J'accompagne les entreprises camerounaises pour : Optimiser leur chiffre d’affaire ; Augmenter leur portefeuille client. Avant, je prenais des stagiaires pour 6 mois. Maintenant, je préfère recruter directement en CDI à cause des projets sensibles qu’ils gèrent. Les contrats de stage ne permettent pas assez de contrôler la confidentialité ».
Propos recueillis par CN




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