Déjeuner-débat sur les enjeux et défis de la commercialisation du riz camerounais
- clément NOUMSI
- il y a 1 jour
- 3 min de lecture

La salle de conférence de la CAPEF (Chambre d'Agriculture, des Pêches, de l'Elevage et des Forêts) a servi de cadre le 31 Mars 2026 à un échange entre les différents acteurs réunis par la PADFA Il (projet d'appui au développement des filières agricoles phase 2 ) en collaboration avec la CAPEF réunit autour des acteurs clés de la chaîne de valeur sur les enjeux et défis de la commercialisation du riz camerounais.
Malgré les efforts du projet et d'autres acteurs, pour augmenter la production nationale, le marché reste inondé de riz importé. D’après les données de l’institut national de la statistique, en 2024 près de 320 milliards de FCFA ont été dépensés pour l’importation du riz en dépit de la qualité et de la notoriété que lui reconnaissent les consommateurs locaux. Ce défi interpelle tous les acteurs de la chaîne de valeur rizicole afin d’inverser la tendance. 2ème céréale la plus consommée après le maïs, il est question d’identifier les faiblesses qui pourtant, contrastent avec l’existence d’un marché en pleine croissance associé aux opportunités du commerce extérieur offertes par la ZLECAF.
Pour la coordonnatrice du PADFA, cette analyse est claire et ces objectifs ambitieux, il y a lieu d'insister sur la nécessité de sensibiliser, d’identifier des axes d’intervention et surtout de créer des synergies entre acteurs. Concrètement cette coordination entre projets, producteurs et distributeurs est la clé de voûte pour le décollage de la filière riz au Cameroun.
Pour Gabriel Mbaïrobe, ministre de l'agriculture le rappel historique et les perspectives ambitieuses soulignent l'importance des acteurs, chacun doit se sentir responsable pour faire du riz une vraie priorité nationale. C'est un engagement personnel que chacun devrait prendre, chaque consommateur camerounais pour soutenir cette dynamique, c'est une question de patriotisme économique. Tout en remerciant pour ces mots chaleureux en l'on endroit et mes vives remerciements pour votre présence à cet échange qui est essentiel pour mobiliser les petits producteurs et accélérer la structuration de la filière riz. Merci à ces acteurs ruraux présents ici aujourd’hui pour faire avancer concrètement la commercialisation du riz local.
Pour le représentante du FIDA, cette filière est porteuse d’espoir, d'où la nécessité d’un dialogue franc et de recommandations concrètes pour dynamiser la filière rizicole au Cameroun. Il est question de définir les actions prioritaires pour mieux structurer les acteurs de la filière et renforcer la confiance des consommateurs vis à vis du riz local.
Pour le président de la CAPEF, il est question de mettre en lumière l’enjeu stratégique du riz local pour la souveraineté alimentaire du Cameroun et l’importance d’une meilleure organisation des circuits de commercialisation. Il faut mettre en place des moyens les plus efficaces pour encourager les consommateurs à privilégier le riz cultivé localement.
Clément Noumsi
Réaction

Paul Martin Minjos Momeny, président de la CAPEF
« Le ministre de l'agriculture et du développement rural a présidé l'ouverture de cet important débat sur la problématique de la consommation du riz local et m'a désigné pour répondre à votre question. Il faut savoir que le Cameroun est producteur de riz dans toutes les régions du pays avec des capacités de production importante. Malheureusement ce riz n'est pas suffisamment valorisé, connu et vendu sur les marchés locaux. Dans le même temps, nous importons d'importante quantité de riz environ 300 milliards de francs CFA et nous ne comprenons pas qu'en tant que pays producteur, nous ne comprenons pas que notre propre ne passe pas suffisamment sur le marché local. C'est pourquoi nous avons ouvert donc à l'initiative du FIDA et du gouvernement camerounais (Minader) ce dîner débat pour appréhender toutes les causes et proposer des pistes de solutions qui permettront d'inverser cette tendance afin d'augmenter la production locale, de encourager la consommation du riz en réduisant les quantités de riz importés ».
Propos recueillis par CN




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