Exploitation du fer de Mbalam : Kribi recevra le minerai au premier trimestre 2026.
- Clément Noumsi
- 14 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 déc. 2025

Ce message a été transmis par le directeur administratif et des affaires publiques de la Cameroon Mining Company, Patrick Tchouwa, en date du 11 décembre 2025, à Yaoundé.
Face aux hommes et femmes des médias, le directeur administratif et des affaires publiques a présenté de fond en comble les avancées notables que connaît déjà le projet tout en assurant que toutes les balises sont posées pour que l’exportation du minerai commence à partir du premier trimestre 2026.

En effet, le gisement de Mbalam est appelé à être exploité en synchronisation avec le gisement voisin de Nabeba, au nord-est de la République du Congo. Cette synergie unique repose sur un principe simple, mais visionnaire : 80 % des ressources se trouvent sur le territoire congolais, tandis que 80 % des infrastructures stratégiques se situent au Cameroun. C’est dans cette optique que le directeur de l’administration et des affaires publiques, a tenu à remercier les deux chefs d'États, S.E Denis Sassou Nguesso et S.E Paul Biya pour leur détermination à la mise œuvre de cet important projet intégrateur de la sous région. Il a effectivement souligné les efforts et la reconnaissance pour Alexandre Mbiam, Cédric Ketchanga de Bestway France, de Hong Wenqiang et Idriss Confiance Mbe de Cameroon Mining company.
Le projet en soi, se présente comme suit : L’usine de traitement a été livrée au quatrième trimestre 2024, les équipements installés offrent une capacité nominale de 3,6 millions de tonnes par an, avec une montée en puissance prévue jusqu’à 10 millions de tonnes dès 2027, la première exportation du minerai est prévue pour le premier trimestre 2026. La voie routière sera la première qui sera utilisée pour le transport du minerai pour Kribi, toutes les dispositions ont été prises. Assurance a été donnée, lors de cette rencontre avec la presse de ce que le tonnage sera respecté par le camion afin de ne pas abîmer la route. La Cameroon Mining Company travaille en collaboration avec le Mintp à cet effet. La seconde étape sera l’acheminement du minerai par le chemin de fer pour le terminal du port de Kribi sur environ 650 km. Le tracé de cette infrastructure, a connu une forte implication des populations riveraines. « Il est question de faire participer les populations locales et de gérer les défis de construction tout le long de la traversée.- Les audiences publiques sont organisées pour aborder les études et avancer le projet tout en respectant- les lois et dispositions prises pour accompagner les travaux », a signifié Patrick Tchouwa.
S’agissant de la question cruciale de la protection, le projet est sur la bonne voie avec le soutien des parties prenantes. Plus de 2 000 plants pour le reboisement, un plant de compensation, la construction de corridors fauniques et des audits environnementaux trimestriels, l’exploitation la biomasse comme source d’énergie complémentaire, afin de réduire l’empreinte carbone globale du projet. l’ambition d’exploiter la biomasse comme source d’énergie complémentaire, afin de réduire l’empreinte carbone globale du projet.

Retombées socio- économiques
Le gigantesque projet d’exploitation du fer de Mbalam va beaucoup contribuer à l’embellie de l’économie du Cameroun. « Sur le plan fiscal, l’État camerounais pourra bénéficier, à terme, de plus de 4,32 milliards de dollars américains de revenus cumulés, dont 958 millions de dollars provenant du free carry et 1,31 milliard de dollars issus de la transformation locale en acier. Les exportations annuelles sont estimées à 3 milliards de dollars, soit environ 5 % du PIB national. Cette manne renforcera les réserves en devises, améliorera la balance commerciale et contribuera à réduire le déficit budgétaire », a soutenu le directeur de l’administration des affaires publiques. Le projet entend aussi contribuer à la résorption du chômage avec à la clé, 4 000 emplois directs seront créés durant la phase de construction ; 1 800 emplois permanents seront maintenus pendant la phase d’exploitation ; 20 000 emplois indirects seront générés dans les secteurs connexes. Le plan social comprend également : la réhabilitation de 15 écoles ; la construction de 5 centres de santé ; la création d’un programme de formation incluant 250 bourses d’ingénierie ferroviaire et 60 stages annuels ; la mise en place d’un vaste programme d’adduction d’eau potable et d’accès à l’électricité dans les zones riveraines.
Clément Noumsi




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