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Inclusion financière en zone CEMAC : le Cameroun en tête de file

  • Clément Noumsi
  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture


C'est à la faveur des signatures groupées du protocole d'engagement avec le bureau d'information sur le crédit de la CEMAC et les établissements financiers qui a eu lieu le 2 février 2026 au Hilton hôtel de Yaoundé en présence du vice gouverneur de la BEAC, du DG de CREDITINFO Central Africa SA, du représentant du Minfi et du représentant de la FAPEC CEMAC.



C'est une étape importante que le système financier camerounais vient de franchir. La signature des protocoles d'engagement (ORIS, UBC, CCA et SCE) marque un signal fort pour les établissements financiers à améliorer la qualité de l'information du crédit et à renforcer la discipline financière. Avec un financement plus simple et mieux ciblé, c'est un grand pas en avant. La transparence, la responsabilité et le partage de l'information sont les clés pour un système financier solide.




La mise en place du bureau d'information sur le crédit est un pas important vers un système financier plus transparent et inclusif dans la zone CEMAC. Les exemples de l'impact des bureaux d'information sur le crédit dans d'autres régions du monde sont vraiment inspirants. La CEMAC s'engage dans la bonne direction avec la mise en place de ce bureau d'information sur le crédit BIC- CEMAC à travers CREDITINFO Central Africa.



Un système financier moderne repose sur la confiance, l'information et la responsabilité. Le bureau d'information sur le crédit est un pas important vers un marché du crédit plus transparent et responsable. A chaque maillon de la chaîne de jouer pleinement son rôle afin de permettre à la sous région de décoller et rendre le milieu des affaires plus attractifs pour tous les acteurs, c'est un passage obligatoire pour tous.



Clément Noumsi



Réactions




Michel Dzombala, vice-gouverneur de la BEAC


« Nous avons déploré plusieurs fois que la PME (petite moyenne entreprise) n'a pas accès au financement et l'une des raisons réside dans l'absence d'informations qui permet au prêteur de mieux analyser le risque qui est lié audit financement. Le bureau de crédit qui constitue une espèce de base de données d'informations va donc permettre aux banques et aux EMF (établissements de microfinance) de mieux cerner et de mieux appréhender le risque afin d'accélérer le financement des PME et par là accélérer l'inclusion financière et développer en assurant ainsi la stabilité financière, car si les établissements financiers et les microfinances se portent bien alors c'est une très bonne chose pour la stabilité financière dans notre sous région. Vous êtes sans ignorer que le taux de créance dans notre sous région est très élevé et ce bureau vient donc permettre aux prêteurs d'avoir des meilleures informations afin de pouvoir garantir les crédits des entreprises qui sollicitent les encours ».




Pierre KAM, PhD secrétaire général FAPEC CEMAC


« Il n'y a aucun doute qu'avec l'opérationnalisation du Crédit bureau le taux d'endettement devrait baisser car la qualité de l'information financière devrait s'améliorer automatiquement et les PME devraient en bénéficier. Il est important de le comprendre que tout dépendra des PME sur la qualité d'informations qu'elles fourniront au niveau de la plateforme. Il y aura les entreprises (PME) et les établissements financiers avec CREDITINFO qui seront là pour diffuser ses informations afin que le risque soit pris en toute connaissance de cause puisque la plateforme vous renseigne sur tout. La signature de ce jour est le fruit d'un travail collectif qui a pris un certain temps et l'ensemble des banques y ont adhéré, l'idée étant qu'il y ait un accroissement significatif du volume du crédit sur le marché ».




Philippe BOUPDA, directeur général CREDITINFO Central Africa


« Avec l'octroi de l'agrément par la BEAC à CREDITINFO Central Africa naturellement c'est une question à la fois de sécurité, de conformité et d'infrastructures même de territorialité qui nous ont été soumises et nous les avons rempli pleinement. Nous dépendons du même régulateur que les banques et la continuité de la fiabilité à la fois, de nos infrastructures et de la confidentialité des données qui sont confiées par l'entièreté du système et de la banque centrale qui sont des acteurs même des fournisseurs des données alternatives tels que le prévoit la réglementation ainsi les grands facturier d'électricité et d'eau, nous allons les traiter sous la forme d'un service de base dont nous avons l'habitude de traiter à CREDITINFO qui est présent dans plus de 45 pays avec 35 bureaux dans le monde et nos dix ans d'expérience en Afrique de l'Ouest zone UEMOA. Nous allons centralisé ses informations et les restituer sur les services de base que sont le rapport de solvabilité et le score pour chaque emprunteur qu'il soit physique ou moral. En particulier, cela va permettre à chacun d'être valoriser pour son bon comportement auprès des institutions financières avec moins de recours aux garanties pour obtenir un financement. Les informations sont disponibles à travers la plateforme ou à travers leurs gestionnaires ou même toute personne à partir d'une institution financière pour avoir autant de données sur les individus ou entreprises, c'est notre job avec nos partenaires qui sont ces établissements financiers ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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