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Insécurité alimentaire au Cameroun : la position du gouvernement

  • Clément Noumsi
  • 16 déc. 2025
  • 3 min de lecture


C'est le Leitmotiv de la communication faite par le ministre de l'agriculture et du développement rural Gabriel Mbairobe, le 15 décembre dernier à Yaoundé sur la problématique de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre pays. Il a été question de présenter le cadre harmonisé d'identification et d'analyse de la sécurité alimentaire au Cameroun. L'objectif étant d'éclairer l'opinion sur la situation de l'insécurité alimentaire aiguë ; la présentation des résultats de l'analyse pour la période octobre-décembre en présence des représentants des ministères de l'élevage et de la communication et des partenaires techniques : FAO et Programme Alimentaire Mondial. Après la présentation des résultats par Monsieur Maïna Hamadou, coordonnateur du projet, une séance de questions-réponses a précédé de la déclaration du gouvernement faite par le Ministre de l'Agriculture.



Dans sa prise de parole, le ministre a d'abord présenté la situation de l'insécurité alimentaire au Cameroun (octobre-décembre 2025). Il a accompagné avec quelques chiffres clés à savoir qu'il y a 11 % de la population en insécurité alimentaire aiguë (phase 3) donc 3 120 294 personnes concernées ; près de 249 306 en situation d'urgence soit 1 % de la population ; 2 870 988 en situation de crise et 21 % de la population soit 6 194 078 personnes en phase 2 c’est-à-dire « sous pression ». A date, 69,22 % de la population a une consommation acceptable, 10 % ont une consommation pauvre.



Situation par Département (oct-déc 2025)


21 départements sont en phase minimale ; 27 départements sont sous pression ; 10 départements en crise (4 dans le Sud-Ouest, 4 dans le Nord-Ouest, et 2 dans l'Extrême-Nord) et aucun département en urgence.



Projection (juin-août 2026)


28 départements en phase minimale ; 23 départements sous pression et 7 départements en crise. La sécurité alimentaire reste fragile face aux chocs climatiques, sécuritaires et économiques. Face à cette situation, le gouvernement a opté pour la politique d'import-substitution sous l'impulsion du Chef de l'État qui promeut des axes majeurs comme : le soutien aux petits producteurs (80 % de la production) ; la reconstruction et le renforcement des moyens de production (maïs, riz, sorgho, manioc...) ; la conservation et la transformation des produits agricoles ; l'implication des jeunes et femmes dans l'agropastoral.





Appui à la Production de Riz (2026)


Le gouvernement prévoit 9 milliards FCFA pour le plan intégré d'import-substitution ; l'installation d'une chaîne de production de 30 000 tonnes dans la vallée de Ndop ; l'équipement (moissonneuses, tracteurs, fonds de roulement) ; le doublement de la production de riz espéré par (projets Viva Bénoué, Viva Logone...) Le gouvernement met en œuvre ces actions concrètes pour protéger les moyens d'existence des populations et répondre aux crises alimentaires.



La transition agro-écologique et les prochaines étapes sont les chantiers du gouvernement pour les mois à venir. Les initiatives pour booster la production agricole au Cameroun seront soutenues par les principales spéculations que sont le maïs et le soja : 1 000 ha pour semences de qualité (+30 % production) ; les tubercules (pomme de terre, manioc, banane plantain) : labo pour matériel végétal de qualité. Pour l'Huile de palme environ 4 milliards FCFA pour régénération/densification (+30 000 tonnes) ; pour le Blé : 600 tonnes de semences (IRAD)100 000 tonnes/an dans 3 ans.



Les projets à venir


Les unités de production de farines locales (manioc, patate douce, sorgho) ; Le projet « Plan Sésame » (BAD) : 200 000 ha (maïs, soja, manioc, pomme de terre) ; le Maïs avec +600 000 tonnes ; le Soja avec +30 000 tonnes ; le Manioc avec +1 million tonnes et le Pomme de terre avec +600 000 tonnes.



Appel à la mobilisation des acteurs pour renforcer la sécurité alimentaire du Cameroun pour la transition agro-écologique, il faut utiliser des semences améliorées et résilientes afin de développer l'agro-alimentaire ; soutenir la recherche et l'enseignement agricole. Les prochaines étapes pour le gouvernement étant de mobiliser des ressources pour les zones à risque et les populations vulnérables, de constituer des stocks alimentaires pour 3 millions de personnes (10 départements) ; de prévoir une assistance alimentaire pour 249 000 personnes en urgence ; prévoir un plan de préparation aux crises de sécurité alimentaire.



Pour conclure, le ministre a présenté ses remerciements aux partenaires techniques et financiers (FAO, PAM, UE, Banque mondiale...) ; aux professionnels des médias et aux parties prenantes de la sécurité alimentaire pour que vive la coopération internationale avec le Cameroun et son illustre chef d'État, le président Paul Biya.



Clément Noumsi

 
 
 

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