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Lancement officiel des activités du PAEBC : 1 080 salles de classes à construire pour 100 écoles primaires publiques Inclusives.

  • Clément Noumsi
  • il y a 18 heures
  • 4 min de lecture


Le ministre de l'éducation de base le Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa a présidé le 9 février dernier à Yaoundé au lancement officiel du projet d'appui à l'éducation de base du Cameroun (PAEBC) qui est financé par le gouvernement du Cameroun et ses partenaires (la banque islamique au développement, la banque arabe pour le développement économique de l'Afrique et le partenariat mondiale pour l'éducation). Sa mise en œuvre sera réalisé par des agences des nations unies au Cameroun savoir l'UNICEF, l'UNESCO et le PAM sur une période de cinq (5) ans.



Dans le soucis de donner la chance à tous les enfants d'aller à l'école, le gouvernement camerounais avec l'appui technique et financier de ses partenaires vient de lancer le projet d'appui à l'éducation de base au Cameroun pour une période de 5ans dans les zones d'éducation prioritaires avec un encrage dans les deux plus grandes métropoles du pays (Yaoundé et Douala) qui font face à une démographie galopante et un habitat spontané dont les origines sont diverses (exode rural, déplacés internes et réfugiés).




Selon le coordonnateur du PAEBC, le projet est bien structuré avec des organes de gouvernance et des unités de suivi. Les résultats attendus sont concrets, notamment les infrastructures scolaires construites et équipées, des logements pour les directeurs, des points d'eau et des clôtures de sécurité afin que ces infrastructures aient un impact sur la qualité de l'éducation au Cameroun.

Pour Mohamadou Awal, la Banque Islamique de Développement est déterminée à soutenir le Cameroun dans ce projet ambitieux. La réussite de ce projet repose sur la collaboration entre les différents acteurs et le respect des procédures. C'est une preuve de l'importance de la coopération internationale pour le développement de l'éducation au Cameroun.



Pour le coordonnateur du projet, le gouvernement camerounais est reconnaissant envers ses partenaires et compte sur leur soutien continu. La transformation de l'éducation est un processus long, mais avec la collaboration de tous, le Cameroun peut atteindre ses objectifs de développement (0DD 4) d'où l'importance de l'éducation pour la transformation structurelle de l'économie camerounaise.




Pour le ministre, le projet vise à résoudre les problèmes d'infrastructures et de malnutrition dans les zones défavorisées. L'alimentation scolaire est une composante importante pour lutter contre la malnutrition. L'importance de la production agricole locale pour améliorer la sécurité alimentaire au Cameroun n'est plus à démontrer. Le gouvernement camerounais est satisfait du choix des agences d'implémentation pour ce projet (l’UNICEF, l’UNESCO et le PAM). Le dialogue et la collaboration entre les parties prenantes sont essentiels pour assurer la réussite de ce projet mais aussi l'importance de la transparence et de la communication dans la mise en œuvre des projets de développement. Le ministre reste convaincu que l'alimentation scolaire et les appuis pédagogiques sont essentiels pour améliorer l'offre l'éducative au Cameroun. L'utilisation de la production locale et des technologies modernes est une voie prometteuse avec la venue de l'intelligence artificielle ce qui justifie l'importance de l'adaptation de l'éducation aux évolutions technologiques pour préparer les jeunes Camerounais à l'avenir.



Ce projet d'un coût global de 56 727 420 800 FCFA ambitionne de construire 1 080 salles de classes pour 100 écoles primaires publiques Inclusives dans sept (7) régions l'Adamaoua, le Centre (Yaoundé) l'Est, le Littoral (Douala), le Nord, l'extrême-Nord et le Sud sur une période de 5ans. Durant deux jours les 9 et 10 février 2026, les participants ont eu à cœur d'élaborer un chronogramme d'activités pour un démarrage effectif au lendemain de ce séminaire.



Clément Noumsi



Réactions




Ousmanou Oumara, Coordonnateur du PAEBC


« Nous venons d'assister à la cérémonie d'ouverture présidée le ministre de l'éducation de base. Il a été question de présenter le projet dans ses composantes, dans ses zones d'intervention, dans les réalisations attendues mais aussi nous avons suivi les interventions des bailleurs de fonds et des partenaires d'implémentation qui vont accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre de ce projet. Le projet d'appui à l'éducation de base a été mise en place pour soutenir la stratégie gouvernementale pour la transformation de l'éducation. Il intervient dans le cadre de la réalisation des infrastructures scolaires, l'appui à la pédagogie à travers les formations et le renforcement des capacités des acteurs pédagogiques mais l'appui au pilotage à travers le SIGE qui vient renforcer la gouvernance éducative sans oublier le volet alimentation scolaire qui va appuyer les dix (10) écoles pilotes retenues avec une assistance en alimentation scolaire. Maintenant que le projet est lancé officiellement, durant ce séminaire un calendrier de mise en œuvre sera élaboré entre l'agent d'exécution, l'unité de gestion et les partenaires d'implémentation de sorte que dès lendemain de ce séminaire que les activités concrètes soient entamées. Parmi les 100 écoles prévues, certaines existent déjà mais le projet vient densifier l'offre en infrastructures à cause d'un effectif pléthorique parfois les activités se font en double ou plusieurs flux. Certaines étant déjà créées mais ne disposant pas d'infrastructures ou étant encore logées dans d'autres écoles qui les abritent ».




Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre de l'éducation de base


« Pour ce projet il s'agit du renforcement de ces appuis avec une spécificité sur l'environnement scolaire. Nous allons construire des salles de classes, des logements d'astreintes pour les directeurs, les clôtures, les systèmes d'assainissement d'eaux. Nous n'avons pas oublié l'alimentation scolaire qui a été émise en place depuis bientôt quatre ans et on va essayer de l'élargir. Vous avez également constaté que le projet concernait les zones d'éducation prioritaires mais nous avons inclus nos deux plus grandes métropoles les villes de Yaoundé et de Douala avec la démographie galopante et un habitat spontané qui ne respecte pas toujours des plans d'urbanisation sans oublier le flux d'enfants des déplacés internes. Nous voulons remercier nos partenaires financiers (banque islamique au développement, banque arabe pour le développement économique de l'Afrique et le partenariat mondiale pour l'éducation) et partenaires techniques qui vont le réaliser (UNICEF, UNESCO et le PAM) pour la construction et les aspects pédagogiques avec la formation et le recrutement des maîtres qui font à l'éducation inclusive ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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