Participation du CNRPH au SAGO 2026
- clément NOUMSI
- il y a 2 jours
- 3 min de lecture

Présent à la 15e édition du SAGO, le Centre National de Réhabilitation des Personnes Handicapées Cardinal Paul-Emile Léger élargit son mandat historique en plaçant la santé mentale au cœur de sa stratégie.
Face aux cas de dépression, suicide, féminicides, le CNRPH a déployé les psychologues et le counseling pour un dépistage précoce, avec près de 100 personnes testées par ateliers. Bras séculier de l’État pour la prise en charge holistique du handicap, il capitalise sur les nouveaux investissements publics hôpital de 284 lits à Etoug-ebe et sur le maillage interinstitutionnel du SAGO pour démocratiser ses offres. Cette approche illustre l’extension de la SND30 : la sécurité sanitaire ne se limite plus à l’éradication des virus physiques, mais intègre la prévention des pathologies psychologiques comme condition du capital humain. Pour vous, nous avons rencontré le responsable de la communication Ndzana pour mieux apprécier leur participation au SAGO 2026.
Vous venez de prendre part au 15e SAGO, quelle a été la particularité de votre présence ?
Ndzana : le Centre National de Réhabilitation des Personnes Handicapées Paul Émile Léger comme a l'habitude était présent au Sago et nous avons mis l'accent sur les consultations psychologiques notamment le dépistage du stress et la prévention à la dépression. Il est important d'avoir une population en bonne santé et nos psychologues ont durant ces (8) huit jours prodigué des conseils et dépister les éventuels cas de stress afin d'en apporter des solutions.
Qu'est-ce qui vous conduit à choisir la santé mentale ?
Ndzana : nous sommes d'un constat simple dans notre société, il ne se passe plus un jour sans qu'on ne parle des cas des suicides ou de dépression, les cas de féminicides ou encore des infanticides. Nous avons une direction de la prise en charge des personnes handicapées et leurs familles. Nous avons des psychologues, eu égard de ce que le handicap est une donnée surmontable à travers l'acceptation et le travail des travailleurs sociaux. Nous avons pensé apporter notre expertise en la matière car le CNRPH a une expertise avérée.
Quel bilan faites vous de votre participation ?
Ndzana : nous sommes satisfaits car beaucoup se sont faits dépister plus d'une centaine dans les différents ateliers. A côté de cela, nous avons partagé des flyers sur le site du SAGO et nous espérons qu'ils vont en parler en familles afin que les personnes dans le besoin puissent se référer à notre Centre à Etoug-Ebe.

Quel retour avez vous eu avec les administrations présentes au Sago ?
Ndzana : autant se faire que peu nous nous sommes rapprochés des exposants et les retours positifs et nous espérons qu'au lendemain une franche collaboration sera établie peut-être en échanges de services ou autres. Nous allons relancer les différents contacts ou administrations car nous devons capitaliser.
Quel message pouvez-vous adresser aux populations de Yaoundé et environs ?
Le message que nous passons aux populations et environs, c'est que le CNRPH est le bras séculier de l'État dans la prise en charge holistique du handicap. l'État met beaucoup de moyens, actuellement lorsque vous arrivez à Etoug Ebe vous allez constaté un hôpital de 284 lits, les populations devraient en bénéficier pour une prise en charge efficace et efficiente.
Et par rapport à la hiérarchie ?
Ndzana : Nous disons déjà merci au Staff particulièrement au DG pour tous les efforts fournis et la démocratisation de nos offres de services.
Propos recueillis par CN




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