1ère édition du Festival International des Arts de la Scène en Langue Maternelle « FI - ASLAMA 2026 ».
- clément NOUMSI
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture

Prévu du 2 au 4 juillet 2026 à Yaoundé au quartier Nkolndongo à la maison des associations derrière l'hôpital de district à côté de la maison de la femme, ce festival se veut le creuset de notre identité culturelle.
Nous avons rencontré pour vous la présidente du comité d'organisation l'artiste Slameuse Free-T qui nous a livré les contours de ce rendez-vous culturel, un retour aux sources dont plus d’un entre nous en a besoin.

Bjr Mme, de qui émane ce festival ?
Bjr c’est l’initiative de l'association Women Slam for Peace and Development ( WSP&D) qui lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants en milieu scolaire et sociale, et la promotion des langues maternelles. C'est pourquoi le Festival international des Arts de la Scène en Langue Maternelle (FI-ASLAMA) s'inscrit comme creuset, un pan pour des échanges, des partages et des dialogues interculturelle s et intergénérationnelles,...le thème choisit est « la voix de nos racines dans le concert de la modernité ».
Le festival étant international, nous avons un partenariat venant du Mali à l'instar du Slameur Dieng Ousmane qui est promoteur du Festival International Beka Slam (FIBS) avec le Slam en langue Bambara
Qu’attendez-vous du public que j'espère sera nombreux ?
Vis à vis du public, familles, enseignants, artistes, ensemble pour apprendre, transmettre, partager leurs langues maternels, nous souhaitons que ce festival serve de déclic pour amener plusieurs familles à apprendre à leurs enfants à parler leurs langues maternelles. Nous voulons faire de ce festival, un lieu de cohésion nationale, un pont interculturel, un espace dans lequel nous aurons les causeries, les échanges, un lieu de valorisation de notre patrimoine immatériel que sont nos langues maternelles et chants à travers le Slam, le conte, le théâtre, la poésie et autres.

Quel est l'objectif de ce festival ?
L'objectif du festival est de lancer un plaidoyer de manière artistique et pédagogique afin de renforcer le travail que le gouvernement a lancé dans le cadre scolaire celui d'apprendre les langues maternelles...Bien que le projet traine encore nous lançons, nous apportons cette approche artistique pour sensibiliser et éveiller de plus en plus les consciences car nos langues sont notre identité.
Qu'attendez vous des pouvoirs publics ?
C'est vrai que le gouvernement camerounais est sur ce projet malgré la timidité observée avec seulement 5 langues maternelles enseignées dans nos écoles primaires mais il est possible de faire mieux. Si nous pouvons utiliser ces langues maternelles pour communiquer, nous pensons que le tribalisme devrait baisser d'un cran. Nous sommes un peuple avec deux langues étrangères appliquées comme langues officielles pourtant certains pays du continent ont su garder une langue pour communiquer en dehors de la langue du colon.
Propos recueillis par CN




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