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Promotion et protection de l’enfant africain : ses droits et son bien-être au Cœur des assises de Maseru.

  • Photo du rédacteur: clément NOUMSI
    clément NOUMSI
  • 20 avr.
  • 3 min de lecture


En sa qualité de président du RINADH et par ailleurs président de la CDHC, le Pr Gabriel James Mouangue Kobila prend part aux assises de la 47ème session ordinaire du comité africain d’experts de Maseru (CoAEDBEe) qui se tiennent du 17 au 25 Avril 2026 au Royaume du Lesotho.


A travers le continent, les enfants sont confrontés à des défis multiples qui menacent non seulement leurs existences, leurs bien-être mais aussi leurs avenirs. L'Afrique malheureusement compte des centaines de millions d'enfants qui vivent dans des contextes marqués par des violences issues des conflits divers faisant de l'Afrique la zone la plus touchée au monde. Cette situation renvoie à des millions d'enfants dont la vie est marquée par la peur, la non scolarisation, des déplacements et des incertitudes prolongées. Ces vulnérabilités sont aggravées avec les migrations forcées, le malheur le long des chemins migratoires semés d'embûches. Plusieurs vulnérabilités sont aggravées avec la traite, l'exploitation et les abus mais le recours à la rétention des enfants fondée sur leurs statuts ou celui des parents souvent dans des conditions qui ne respectent pas les normes en matière de Droit de l'homme. Les effets cumulés de ces stratégies sont considérables, la protection et la dignité des enfants sont souvent bafouées et leur développement est ainsi compromis avec des répercussions sur plusieurs générations.



Dans sa prise de parole après les civilités, le président du RINADH « a souligné l'importance de cette 47e session ordinaire du comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant pour les 46 institutions nationales des droits de l'homme (INDH) du réseau des institutions nationales africaines des droits de l'homme (RINADH). Un partenariat qui continue d'ouvrir les perspectives concrètes pour faire progresser la promotion et la protection des droits des enfants sur le continent". Le RINADH demeure préoccuper par l'impact sévère des conflits sur l'accès des enfants à l'éducation. Parallèlement, les innovations rapides avec l'avènement du numérique introduisent des risques nouveaux et évolutifs. Malgré les avancées technologiques qu'offrent les TIC pour les apprentissages, elles exposent également les enfants à des temps d'écran souvent incompatibles avec d'autres activités utiles à leur développement mais aussi aux abus en ligne, à l'utilisation des données personnelles. Le dilemme c'est le cadre réglementaire qui est le plus souvent inadapté laissant ainsi d'importants faussés entre le vécu et la réalité (un espace numérique plus en avant). Ce phénomène appelle à des actions concrètes et immédiates pour la protection des enfants dans l'espace numérique.


Ainsi, le droit à une éducation renforcée et de qualité nécessite le renforcement des normes et de systèmes de protection de l'enfance ainsi que l'élaboration des instruments juridiques sensibles aux droits de l'enfant face aux défis actuels et émergents surtout dans le domaine du numérique. Le RINADH est fermement engagé à soutenir le mandat du comité et à approfondir la collaboration. Nous nous félicitons du renforcement constant de ce partenariat et de notre engagement commun en faveur de la pleine jouissance sans discrimination de ses droits par chaque enfant sur le continent ».



A noter la signature du protocole d'accord entre le RINADH et le comité « il ne s'agit pas d'une simple formalisation de la coopération mais d'un cadre structuré par une collaboration plus approfondie, cohérente et orientée vers les résultats. Il offre une base pour renforcer la participation des INDH aux travaux du comité pour une meilleure diffusion de la jurisprudence du comité dans les états ainsi que sa meilleure utilisation dans le travail quotidien des INDH. En plus ce cadre, cet accord permettra de consolider le suivi de recommandations du comité au niveau national et intensifier la coopération en matière de surveillance, de reportage et de plaidoyer en faveur des droits de l'enfant ».


Tout en faisant un bilan exhaustif de la situation au Cameroun, le président reconnaît la disparité entre les zones urbaines et rurales. C'est pourquoi l'INDH serait reconnaissante au comité d'exhorter les Etats à amplifier leurs actions en faveur de la protection des enfants et en accordant une attention particulière à la lutte contre les violences sexuelles, les infanticides et les dangers du numérique, dans les domaines liées à l'accès universel à l'eau, à l'assainissement, à l'hygiène surtout en zone rurale y compris en lien avec les environnements insalubres et précaires.



Clément Noumsi

 
 
 

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