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Sécurité alimentaire : le PAM alerte sur un risque imminent de rupture de son assistance alimentaire et nutritionnelle au Cameroun.

  • Photo du rédacteur: clément NOUMSI
    clément NOUMSI
  • 13 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 déc. 2025



Le Programme Alimentaire Mondial lance un appel urgent de financements afin de faire face à la crise qui affecte en ce moment sa mission d’aide alimentaire. Il a besoin dans l’urgence de 67,5 millions de dollars USD devant contribuer à sauver les vies des personnes vulnérables face aux nouveaux défis alimentaires entre maintenant et mai 2026.



Le son d’alarme lancé, révèle une grosse inquiétude pour le PAM en cette fin d’année 2025, où elle est confrontée à des réalités budgétaires qui mettent en mal son engagement auprès des populations vulnérables au Cameroun. Pour maintenir le cap de sa mission de lutter contre la faim, d'améliorer la nutrition et de renforcer la résilience des communautés vulnérables touchées par les conflits, le déplacement et les chocs climatiques, le programme alimentaire mondial a besoin dans l’urgence, entre maintenant et mai 2026, d’une enveloppe financière évaluée à 67,5 millions de dollars USD. Une somme qui représente 87 % du financement requis pour poursuivre l’aide dans un contexte où les crises sécuritaires, les déplacements massifs de populations et les chocs climatiques s’intensifient avec des répercussions directes sur les populations vulnérables.






Les déficits de financement critiques, mettant en péril sa capacité à agir en toute efficacité, pourraient l’emmener à ne plus être en mesure de fournir une assistance alimentaire d'urgence de qualité et cohérente aux bénéficiaires, y compris les réfugiés et les personnes contraintes d'abandonner leurs moyens de subsistance et leur résidence en raison de l'insécurité, des conflits et des inondations. Par conséquent, il risque d'arrêter tout soutien nutritionnel et de réduire de moitié le nombre d'écoliers bénéficiant de la distribution de repas scolaires, souvent les seuls repas complets de la journée pour de nombreux enfants dans les zones affectées par la crise. « Nous sommes malheureusement aujourd'hui confrontés, pour plusieurs raisons, à une baisse très importante des ressources que, normalement, nous avons à disposition. Cela a un impact très considérable pour les populations que nous assistons où que nous avons assisté. Nous avons besoin de 67,5 millions de dollars. C'est notre estimation des besoins financiers à l’immédiat en ce qui concerne l'année 2026 (ndlr). Sans ce financement, nous serons obligés d'arrêter nos interventions, en laissant des milliers de populations sans assistance, à la merci de nombreux risques…», s’est exprimé Gianluca Ferrera, Directeur pays pour le PAM au Cameroun, face à la presse.






Sans financement immédiat, 428 000 personnes les plus vulnérables risquent de perdre une assistance alimentaire vitale, 210 000 enfants et mères risquent de perdre un soutien nutritionnel vital, 60 000 enfants cesseront de recevoir des repas scolaires. Le retrait de cette géante organisation humanitaire mondiale pourrait également être un facteur de risque sur le plan sécuritaire. « On risque de voir les indicateurs de sécurité alimentaire et de nutrition montés. On risque de voir l'insécurité aussi être un facteur de risque. Le retrait des humanitaires pourrait surtout dans le Nord laisser la place à l'intervention des groupes hostiles qui peuvent prendre le relais. Donc, il est très important de ne pas sous-estimer les coûts de l'inaction. On pourrait se retrouver en 2028, en 2029, à devoir ré-ouvrir des programmes avec des coûts beaucoup plus importants. » Alerte le directeur pays du PAM, Gianlucca  Ferrera.



Il pense par ailleurs que, si des ressources additionnelles ne sont pas mobilisées immédiatement, près de 428 000 personnes risquent de perdre l’aide alimentaire qui leur est vitale. Aussi, si les déficits prennent certaines proportions dès janvier 2026, l’ensemble de son programme annuel est alors estimé à 156,2 millions de dollars. Mais si un financement supplémentaire est sécurisé, la priorité sera donnée au maintien des opérations vitales pour les réfugiés les plus vulnérables, les personnes déplacées internes, les retournés et les enfants confrontés à la malnutrition.



Bertin Bidja

 
 
 

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