Vœux de nouvel An sous fond de rentrée culturelle : l’ACTICCC en mode séduction
- Clément Noumsi
- il y a 2 heures
- 3 min de lecture

La cabaret Ubuntu situé au quartier Fouda à Yaoundé a servi de cadre le 20 février 2026 au groupement des acteurs des industries culturelles et créatives du Cameroun pour présenter leur plan d'action avec une programmation d'un ensemble non exhaustif des évènements à venir pour l’année 2026 sur le triangle national et même en dehors.
L'idée étant de synchroniser les mouvements des différents acteurs afin de soutenir mutuellement mais aussi de permettre aux acteurs de ne pas se marcher dessus. C'est une initiative louable qui permet ainsi de créer une chaîne de valeur autour en d'autres une économie culturelle. Cela a été une occasion idoine de présenter le bureau exécutif de l’ACTICCC. Cela a servi une fois d’occasions pour faire comprendre aux uns et aux autres les opportunités que présentent le monde culturel avec un potentiel énorme en terme d’emplois pour les jeunes. Nous pouvons citer les artistes (créateurs des œuvres de l'esprit), les médiateurs, les conservateurs, les organisateurs de spectacles, les journalistes bref toutes ces personnes qui permettent au mouvement culturel de pouvoir se développer. La mission de l'ACTICCC est d'agir comme une plateforme faîtière pour synchroniser les efforts des uns et des autres pour produire les œuvres de qualité, structurer pour en faire des géants en mutualisant les efforts pour faire de la culture un moteur de développement, la vision est d'en faire une économie réelle porteuse de devises.

Il est question d'introduire la culture dans le système éducatif camerounais à tous les niveaux. Il y a une attitude qu'il faut adopter déjà par nos gouvernants dans nos ambassades qui doivent être un point d'ancrage de notre culture partout dans le monde. En bref, il est question de structurer les secteur à travers les quinze (15) filières, de renforcer les capacités, de faire un plaidoyer et du lobbying, de valoriser les ICC et d'en faire un moteur du développement économique. Ruben Binam a présenté les quelques événements déjà en cours et l'ensemble de la cartographie culturelle qui un travail de concertation qui vise à une harmonisation des concertations des évènements et des dates avec la diffusion de la vidéo du Festival Yarha dont la 13ème édition vient d'avoir lieu de même que celle de la 3ème édition des CTA (Cameroon Télévision Awards). Nous espérons avoir dans les jours à venir les lieux et les dates du déroulement des évènements.
Dans les jours à venir, le Salon KRE ATIV Afrique Centrale viendra mettre en exergue le potentiel de la sous région dans l'écosystème culturel avec les ministères sectoriels qui doivent adresser le problème afin de révéler son potentiel sur le tissu économique avec un objectif clair, qui est celui de quitter le secteur informel vers le secteur formel afin de créer le déclic pour son épanouissement et son expansion.
Une échange avec le public a permis de relever les ondes d'ombres et de s'engager véritablement vers l'émergence du secteur.
Clément Noumsi
Réaction

Blaise Etoa, président de l'ACTICCC
« Nous sommes dans la structuration de l'écosystème de la création et de la promotion culturelle au Cameroun. L'année dernière, nous avons lancé un pacte culturel pour le Cameroun adressé au chef de l'État donc nous allons poursuivre le plaidoyer en adressant aux CTD à l'orée des élections à venir mais également on souhaite avoir un pacte culturel citoyen qui va permettre d'adresser que l'offre culturelle qui est faite en amont puisse trouver une demande. Que les gens apprennent à consommer leur patrimoine, leur produit culturel, surtout que les gens apprécient ce qui leur est proposé. Nous avons observé qu'il y a une problématique dans le regard car nous le voyons dans la condescendance ou la distance qu'on les gens vis à vis de nos œuvres et il faut que cela change. Cela fait partie d'un plaidoyer vis à vis de ce que nous sommes en tant qu'être dans l'espace et dans le temps en terme de projection. Nous devons mener la réflexion quel camerounais nous voulons être ? Un contemporain avait dit produisons ce que nous consommons, consommons ce que nous produisons et nous pensons que c'est par là culture que notre pays peut atteindre l'émergence. En un plus du chantier de la structuration, nous allons travailler à créer une économie culturelle, en permettant que les acteurs culturels vivent de leurs arts avec un statut du professionnel de la culture à travers divers mécanismes qui permettront que la culture devient véritablement un objet d'investissements de développement durable et créatrice de la valeur ajoutée pour le pays tout entier ».
Propos recueillis par CN




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