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15ème Conférence biennale du RINADH : Yaoundé abrite l'événement

  • Clément Noumsi
  • il y a 15 heures
  • 3 min de lecture


L'hémicycle du conseil économique et social du Cameroun, "creuset du dialogue national" comme le qualifiait le feu Luc Ayang, a servi de cadre ce 5 février 2026 à l'ouverture des travaux de deux jours du réseau des institutions africaines des droits de l'homme.



Une cérémonie rehaussée par la présence du ministre d'état, ministre de la justice, Garde des sceaux représentant personnel du premier ministre, chef du gouvernement, Chief Dr Joseph Dion Ngute. Plusieurs prises de paroles ont meublé les différentes articulations de la cérémonie protocolaire avant le discours du ministre d'état. Pour le nouveau président du RINADH, il est nécessaire d'améliorer de manière qualitative et structurée la contribution des INDH aux travaux des mécanismes tant au stade de la promotion normative que du suivi de la mise en œuvre des décisions et recommandations. Il est important de comprendre au sein de nos États comme au-delà que les instruments africains des Droits de l'homme et des peuples ne constituent nullement une redondance par rapport aux instruments universels mais qu'ils reposent sur une philosophie propre et enracinée dans l'histoire africaines, dans ses valeurs et les réalités de nos sociétés. Il est question de montrer en quoi il se distingue des autres systèmes régionaux ou universels, c'est ce qui justifie la jurisprudence des principaux mécanismes africains comme la commission africaine des Droits de l'homme et des peuples, la Cour africaine des Droits de l'homme et des peuples et le Comité des experts sur les Droits et le bien-être de l'enfant.




Dans son discours d’ouverture le ministre d’état, ministre de la justice Garde des sClceaux a salué la bienvenue à toutes les délégations tout en soulignant le caractère providentiel d’une telle rencontre pour nos populations. Le ministre d’état, ministre de la justice a tenu à remercier les participants pour la confiance accordée à notre compatriote et fait le souhait que les recommandations prennent en compte les orientations qui puissent permettre à nos populations de s’épanouir dans le strict respect de nos réalités locales.



Clément Noumsi



Réactions




Mrs Amina Bouayach, présidente de l’alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme (GANHRI)


« La première satisfaction vient du fait de la convergence des droits au Cameroun et la deuxième satisfaction vient du fait de la présence du ministre d'état, ministre de la justice garde des Sceaux à la cérémonie d'ouverture. Dans son allocution nous avons retenu des orientations, des attentes formulées mais aussi des suggestions et des recommandations qui pourraient éclairer les décideurs du continent africain. Notre continent dispose de tellement d'atouts humains juridiques mais aussi nos INDH qui doivent de se pencher sur les défis et nous sommes là pour renouveler nos engagements et idées continentales dans un monde en pleine crise et mutation constante. C'est un moment de joie mais aussi de travail pour les INDH du continent ».




Hon. Idrissa Sow, commission africaine des droits de l'homme et des peuples


« Comme vous le savez, cette conférence est un moment d'échanges et d'interactions entre les INDH pour la protection et la promotion des droits de l'homme. Il est question pour ces institutions d'échanger avec la commission des droits de l'homme de l'Union africaine sur le continent. Il est important pour d'être présent lors de ses assises car nous avons les mêmes missions celles de protéger et de promouvoir les droits de l'homme. C'est l'occasion pour de féliciter l'équipe sortante. Nous avons félicité le président entrant et établi avec lui les canaux de coopération. Nous sommes dans une même barque avec un destin commun donc nous avons l'obligation de coopérer, connaissant son expertise, nous avons grand espoir en l'avenir ».




Mme Léopoldine Yvonne Akoa, présidente ACAFEJ


« Vous avez entendu parlé de protocole de Maputo qui permet de partager l'expérience des pays. Le protocole invite les états partis à prendre les dispositions pour éliminer les pratiques culturelles néfastes par rapport aux femmes comme l'excision. Et dans la mise en œuvre de ce protocole, le Cameroun ayant ratifié, la répudiation est passible de peines comme le repassage des seins de jeunes filles adolescentes, c'est une atteinte à la croissance d'un organe ou choisir d'envoyer un garçon à l'école dire envoyer la jeune en mariage, entrave à la scolarisation. De telles pratiques sont susceptibles des peines privatives de liberté ».



Propos recueillis par CN

 
 
 

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