23ème CIE AAEA Yaoundé 2026 : résilience, responsabilité et gouvernance de l'eau
- Clément Noumsi
- il y a 10 heures
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Le Mont Nkolniada, l'une des sept collines qui plombent en altitude la ville de Yaoundé abrite depuis ce 9 février 2026, le 23ème congrès international et exposition de l'association africaine de l'eau et de l'assainissement.
Le représentant du premier ministre chef du gouvernement a la cérémonie d'ouverture, le ministre de l'eau et de l'énergie Gaston Eloundou Essomba a salué le fait pour notre pays d'être au cœur de cette conférence pour un New Deal
Pour le président de l'AAEA, le Dr Balise Moussa par ailleurs DG de la Camwater « L’Afrique est confrontée à des défis majeurs en matière d’eau et d’assainissement : croissance démographique, changement climatique, urbanisation galopante, sous-financement chronique ». Ce congrès est une opportunité unique pour les affronter ensemble, avec détermination, lucidité et ambition. Le thème « Eau et Assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique » incarne cette volonté de rupture. Il nous invite à dépasser les constats pour passer à l’action, à construire des coalitions solides en faveur de solutions durables, inclusives et concrètes. Un dispositif rigoureux et ambitieux a été mis en place. Grâce à une mobilisation précoce des autorités, des partenaires publics et privés, ainsi que des institutions régionales et internationales, nous préparons un congrès à la fois scientifique, économique, culturel et profondément humain.

Pour François Olivier Gosso directeur exécutif de l'AAEA Au-delà de son ampleur, Yaoundé 2026 incarne un véritable mouvement panafricain, au service des Objectifs de Développement Durable, et plus particulièrement de l’ODD 6, vivement les résolutions de Yaoundé.
Durant cinq jours, les experts de tout bord, les partenaires et les CTD vont échanger autour des bonnes pratiques, de recherche des financements nouveaux et l'intégration de l'intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité des prestations.
Clément Noumsi
Réactions
Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou, Maire de la Commune de Dschang
« Notre présence se justifie par le fait nous sommes membre de l'AIMF, avec notre expérience dans le domaine, nous aurons à intervenir dans les panels. Ce qui est à retenir c'est que c'est un congrès de la relance car le thème est assez fort évocateur "Eau et assainissement pour tous". Il y a quelques années, on ne parlait que de l'eau mais on s'est rendu compte qu'on ne doit pas dissocier les eaux. C'est jonction qui est mise en avant Blais surtout la volonté de prendre nos responsabilités au niveau de l'Afrique. Je crois que vous avez tous suivi les prises de parole du directeur exécutif de l'AAEA et du DG de la Camwater par ailleurs président exécutif de l'AAEA qui nous faisaient par que certaines ONG sont parties et qu'on s'en offusquait pas car vous ne pouvez pas être bailleur et vous dicter votre loi, c'est nous qui connaissons nos problèmes. Il est simplement question qu'on se mette au travail. Ce qu'il faut retenir c'est la nécessité de la mise en place de la délivrance du service de l'eau. Et nous voulons que les gens comprennent que le service de l'eau ne saurait être gratuit contrairement à ce les gens pensent, il n'y pas de service gratuit. Il faut qu'on change de paradigme afin de comprendre que c'est un service payant. Et si la délivrance de l'eau est fondamentale on doit donc travailler ce n'est simplement une question technique mais c'est un problème de gouvernance de l'eau et je pense que c'est la chose qu'il faut retenir. On prend nos responsabilités mais on est dans la gouvernance de l'eau c'est-à-dire que le politique a désormais un rôle à jouer. Prenez l'exemple du Cameroun qui a été cité avec le fameux projet PAEPYS, il a fallu la volonté gouvernementale affichée par le président de la république et implémentée par son gouvernement pour que cela soit. L'eau est déjà à Yaoundé, on a vu le volume. Il y a une volonté politique qui doit précéder la volonté technique et technologique, c'est cela qu'on retenir de ce forum. Une fois que avez cette eau, on doit savoir que c'est une denrée qu'on entretient. Vous ne pouvez pas traiter 300 mille m³ cube d'eau et vous ne réussissez qu'à céder 200 mille à cause des pertes, c'est le côté technique qui commence à ce niveau-là. Cette sensation qui se fait avec le forum des maires qui va se faire durant ce congrès parce que tout se passe dans les CTD. Et comme j'aime le dire, l'État a transféré certaines compétences notamment celle de l'eau au niveau des municipalités. Les maires doivent prendre leurs responsabilités et les assumer pleinement parce que le développement passe par les territoires, ce sont les grandes leçons qu'on peut retenir de ce congrès qui vraiment sur la relance. Parlant de la commune de Dschang, vous le savez c'est un exemple avec la création d'une agence de l'eau et de l'énergie puis par la création de plusieurs mini adducteurs en eau potable la forage et par captage. C'est-à-dire que nous avons pris nos responsabilités depuis longtemps et nous les assumons pleinement en donnant de l'eau à nos populations autant que les moyens suivent. En retenant qu'il faut maturer les projets solidement avant de les implémenter car si vous n'avez pas maturé et vous avez de l'argent qu'est ce que vous allez faire avec l'argent ? C'est une chose⁵ à retenir, Dschang a construit les addictions dans toute la partie administrative, la zone de l'hôpital, la zone de la mairie, c'est bien produite par la commune, la commune de Dschang est un exemple dans le domaine. Je tiens à vous rappelez que c'est le Nord Ouest qui nous a inspiré avec les "Waters Autorities" qui existent depuis très longtemps car les collectivités avaient déjà comprises qu'elles devraient travailler pour donner de l'eau à leurs populations maintenant cela a été affirmer dans le cadre de la décentralisation est venue confirmer et dans le cadre des premières compétences transférées, il faut juste assumer ».

Dr Blaise Moussa, DG Camwater et président de l'AAEA
« Il est important que nous sachions que nous pourrions rien faire sans le leadership politique. Ce leadership politique n'est pas absent. Vous l'avez vu pour le cas du Cameroun, nous sommes partis il y a quelques années d'une situation difficile à une situation où nous plus d'eaux à fournir que de clients. C'est pour cela le président de la république a demandé que l'accès de l'eau à tous soit la priorité des priorités. Avec ce leadership du président, nous souhaitons que les autres institutions nationales et l'Union africaine, aux côtés de la BAD, de la banque mondiale et les autres institutions financières puissent accompagner l'association africaine de l'eau et de l'assainissement. Le message ici est dire que pendant longtemps nous avons défendu des mécènes des autres continents qui se sont retirés. Il est vraiment temps d'accompagner l'AAEA et plus généralement les Etats et leurs entreprises du domaine pour qu'il ait une plus grande prise en charge des questions en tenant compte des enjeux de changements climatiques, de développement durable et de résilience face cette denrée rare qui peut s'épuiser à tout moment ».
Propos recueillis par CN




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