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Forum des maires au 23ème CIE AAEA : le partage de bonnes pratique

  • Clément Noumsi
  • il y a 10 heures
  • 5 min de lecture


Afin de promouvoir le développement participatif, l'AAEA a invité l’AIMF aux assises de Yaoundé et quelques communes ont profité de cette occasion pour présenter leurs pratiques.



Dans un cadre où les ressources se font de plus en plus rare avec les besoins toujours plus nombreux, il devient impératif pour les communes de trouver des financements alternatifs et innovants pour répondre aux besoins toujours plus stressants. La coopération Sud-Sud constitue aujourd'hui une source d'inspiration et d'opportunités pour ceux qui acceptent de se réinventer et d'aller à la rencontre des modèles inspirants pour trouver et apporter des solutions concrètes aux besoins de leurs municipalités. Un représentant de la commune de Nouakchott avec leur modèle de financement avec la commune de Lausanne qui leur permet d'apporter un début de solutions aux multiples problèmes de la communauté. Le président du syndicat des communes, Paul Dongue a mis en avant la solidarité communale qui permet ainsi aux communes d'une même ère géographique de juguler leurs efforts pour apporter des solutions aux besoins des populations. Son collègue de la commune de Dschang Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou est revenu sur le modèle financier participatif qui met les principaux bénéficiaires au centre de l’activité afin de les confier l'entretien des infrastructures dont elles sont bénéficiaires. En plus, le partenariat gagnant-gagnant entre les municipalités membre d'un réseau avec le partage des connaissances pratiques et des conseils judicieux qui permettent de gagner en temps et en argent sur les bonnes pratiques qui ont fait leurs preuves ailleurs. De même, la commune Blaintyre du Malawi a apporté une touche Bristish dans la manière d'appréhender les défis. L'eau et l'assainissement étant au cœur des préoccupations, la commune urbaine de Yaoundé avec la participation de son responsable du service d'eau et d'assainissement est venu partager l'expérience de la mairie de la ville pour le traitement des eaux usées et des boues de vidange sans oublier la construction perpétuelle des toilettes publiques dans les différents artères de la ville pour un bien-être partagé.



Clément Noumsi



Réactions




Yannick Atangana Mvondo, Chef service eau et assainissement à la CUY


« Particulière en ce qui concerne l'assainissement, la communauté urbaine de Yaoundé a eu à mener plusieurs actions notamment la construction de la station des boues de vidange à Etoa qui permet aujourd'hui de traiter ces boues de vidange (déchets d'huile moteur). Comme vous le savez avant la construction de cette station, les agents chargés de vidange allaient fréquemment vider leurs déchets à Nomayos du côté de Mbankomo dans la nature donc vous imaginez le niveau de pollution que cela laissait présager. Ayant fait ce constat, le maire de la vile de Yaoundé, a mis en place ce projet qui a été réalisé en 2021 avec l'appui des partenaires financiers et techniques. C'est l'un de projets à travers lequel l'assainissement est vraiment pris en compte et de manière particulière des boues de vidange. Entre autre la CUY gère aussi des stations d'épuration dans la ville de Yaoundé en traitant les eaux usées qui proviennent en général des ménages et particulièrement de Camp SIC. Il faut aussi le dire, la CUY a mis en place de plusieurs années des toilettes publiques pour permettre aux populations de se mettre à l'aise. Il y a encore de multiples actions sur lesquelles nous sommes en train de travailler afin d'améliorer l'assainissement de manière générale dans la vie de Yaoundé. Ce forum est une belle tribune pour nous afin de faire encore appel à un os partenaires habituels ceux qui nous ont toujours accompagné on peut citer l'AFD, l'AIMF, la fondation Bill et Melinda Gates. C'est occasion de les interpeller afin de permettre au PAMAP (plan d'action municipal pour l'assainissement à la parcelle) d’être achevé. Parce qu'il faut le dire, il est prévu la construction de deux autres stations de boues de vidange pour la ville de Yaoundé. Celle en fonction est actuellement d'où l'urgence de pouvoir construire une nouvelle station pour atténuer le problème de dépassement mais aussi une station compacte qui doit pouvoir gérer les surplus qui arrive actuellement au niveau de la station. Entre autre, nous accompagner dans le Process. C'est une station compostage qui permet la valorisation des bio solides ainsi que mettre en place plusieurs autres toilettes publiques dans la ville de Yaoundé. Il est important de souligner, les bio solides sont broyés puis mis en vente à la STVB actuelle mais nous espérons trouver des partenaires pour nous accompagner dans la valorisation des bio solides ».




Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou, maire de Dschang


« Il faut développer les partenaires comme nous les avons indiquer toute à l'heure lors de notre communication. Cela est possible entre les villes camerounaises ou bien des pays subsahariens comme la Côte d'Ivoire ou la Guinée etc. Une fois que les partenaires sont développés avec l'insuffisance des moyens déployés par nos États notamment le cas du Cameroun, on pouvait promouvoir le développement participatif notamment sur les points d'eau qui sont construits avec un apport des populations bénéficiaires, ensuite il y a une mise en place des comités de développement et qui accompagnent dans la maintenance des ouvrages. C'est deux choses capitales, il faut un partenariat pour l'obtention des financements, il faut un document participatif pour associer les populations locales à ce qui est fait et ainsi assurer sa durabilité. C'est ce qui permet en fait d'avoir des ouvrages durables qui respectent la préservation de la biodiversité mais qui permet aux populations de vivre dans un environnement sain. Dans certaines de mes heures, je suis enseignant d'université et j'en profite pour partager mon expérience ce qui permet aux maires de gagner en temps et en argent. C'est l'avantage d'être avec nous dans ce mouvement car en dehors ces consultations auraient coûter un peu d'argent et de temps pourtant ce n'est pas la chose la mieux partagée. C'est pourquoi tout projet nécessite une maturation. Il faut savoir que le fait d'être pionnier permettra aux autres collègues maires de gagner en temps' Le comité d'organisation a eu raison d'inviter ici l'AIMF. Nous travaillons beaucoup de ces deux problématiques "eau et assainissement", ceux qui ont compris le bien fondé de ce regroupement car ils ont compris et ils vont tirer ceux qui peinent à suivre nos pairs au niveau de l'association pour atteindre nos objectifs personnels ».




Paul Dongue, maire de Fongo-Tongo et président du syndicat des maires de la Menoua


« On retient que la problématique de l'assainissement est un aspect vital et essentiel dans le développement des territoires. Un territoire tout seul peut résoudre en partie le problème mais un ensemble de territoire réunis mutualisant les efforts et moyens sont capables cette difficulté qui à la limite est un problème de santé publique ».



Clément Noumsi

 
 
 

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