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50 ans de l'ONAC : une semaine d'activités pour célébrer l'âge d'or !

  • Clément Noumsi
  • 12 mai 2025
  • 4 min de lecture



Le palais des congrès de Yaoundé a servi de cadre pour la célébration des 50 ans de l'ONAC (ordre national des architectes du Cameroun). Du 5 au 10 Mai 2025, un ensemble d'activités ont permis de rendre un vibrant hommage aux pionniers dans le métier, de faire un diagnostic du secteur et de jeter un regard sur les perspectives.

 

Cette célébration placée sous le thème « bilan, défis et perspectives » est un signal pour les organisateurs de fixer un nouveau cap pour les cinquante prochaines années. Plusieurs pays amis ont fait le déplacement de Yaoundé pour témoigner leur collaboration à l'instar du Tchad, de la RDC, du Gabon et de la France. L'occasion faisant le larron, l'ONAC a signé une convention de partenariat avec le MINHDU pour un accompagnement des pouvoirs publics pour un engagement commun pour un développement durable et maîtrisé pour le bien des populations. Mme le ministre lors de son discours d'ouverture en a profité pour convier l'ONAC a joué un rôle important lors des états généraux de la gestion des ordures qui s'est tenue à la mairie de la ville de Yaoundé les 6 et 7 Mai 2025. Loin d'être une simple commémoration, cette plateforme s'est un espace pour une communication inter générationnelle entre les jeunes étudiants en architecture, les moins jeunes exerçant déjà et les architectes émérites. Dans son discours de circonstance, jean Christophe Ndongo président de l'ONAC a fait allusion aux vents nouveaux qui soufflent sur le monde d'aujourd'hui avec la digitalisation et l'intelligence artificielle. Il  a été question de sensibiliser les publics cibles et les autorités sur l'importance de l'architecture e t son importance dans une société, les défis actuels et futurs afin de mettre en avant l'apport des nouvelles technologies pour un développement harmonieux du Cameroun.

Pour Forbi Nchinda, la balle est le camp de ceux qui ont le devoir de relever les défis actuels et futurs afin maintenir la flamme comme dans une course de relais 4 x 4 100m. Le doyen a rappelé au travers d'une fable que l'ordre n'est pas mort mais qu'il n'en dépend pas que  cela dépendra de la capacité des architectes a apporter des solutions pérennes aux problématiques posées. Un homme bien mérité a été rendu aux pères fondateurs, en retraçant l'histoire depuis l'après deuxième guerre mondiale jusqu'à nos jours avec le parcours élogieux de pionniers avant les indépendances et après jusqu'en 1975 avec la mise de l'ordre. Tout espérant que la prestation de serment des jeunes 165 au total viendra donner un nouveau souffle à la profession.



Ils ont dit...


Mme Célestine Ketcha Courtès, MINHDU

« Je voudrais dire que j'ai eu grand plaisir à venir ouvrir cette semaine de célébration du cinquantenaire de l'ONAC et surtout signé cette convention avec l'ordre pour redéfinir les bases d'une collaboration pour un accompagnement du gouvernement tel que voulu par le président de la république. Nous avons vu que l'histoire de l'ordre rime avec l'histoire de la nation camerounaise et prend son pied envol avec la loi sur la liberté d'association de 1990 et de voir que les cinquante dernières années beaucoup de choses ont été faites depuis la création de l'ordre. Mais qu'ensemble, aujourd'hui les ordres sont nombreux et les autres ordres urbanistes, architectes d'intérieur doivent jouer leur partition dans le développement durable des villes en pleine pratique de la décentralisation où les communes sont en "Front office" du développement local. Nous allons également dit notre satisfaction pour les actions que mène un certain temps pour rendre visible leurs actions, et jouer sa participation dans la restructuration et rénovation des quartiers précaires prescrite par le chef de l'État et suivi par le PM chef du gouvernement et jouer leur partition dans cette actualité que sont les états généraux de la gestion des ressources en déchets urbains qui interpellent également les architectes. Car les villes belles, durables sont des villes débarrassées des ordures. Et les travaux de nos architectes doivent non seulement se faire dans le cadre des villes, des grandes métropoles mais également adresser les villes semi urbaines et amorcer le développement de nos villages pourquoi fixer les populations dans les villages. C'est un nouvel élan que nous sommes en train d'inscrire afin l'ONAC prenne toute sa place dans les grands projets de développement durable préconisés par le président de la république ».


Jean Christophe Ndongo président de l'ONAC

« Nous avons encore beaucoup à faire notamment d'être reconnu en tant qu'architecte, comme je l'ai précisé que ne peuvent exercer que ceux qui sont inscrits à l'ordre. Je tiens l'ordre a été institué par une loi de 1975 puis celle du 19 décembre 1990 sur la liberté d'association et qu'il faut qu'elle soit respectée cette loi là. Pour les appels d'offres pour les études architecturales et techniques qu'on interrogé les cabinets habilités. Avec la crise économique, beaucoup d'architectes se sont exilés mais avec la reprise, on doit faire un peu plus pour la restructuration car les bâtiments s'inscrivent dans un projet global, et ça les architectes doivent faire leur part. Nous allons faire des grosses contributions aux états généraux sur les déchets. La semaine est basée sur le thème bilan, défis et perspectives. Quelles sont les défauts ou qu'est-ce qu'on doit améliorer par rapport au cinquante dernières années, il y a l'informatique et l'IA qui interviennent, beaucoup de nouvelles technologies. Il y aura des conférences, des formations, des séminaires et le samedi 10 une prestation de serment de 165 nouveaux architectes sans oublier les Awards pour honorer nos prédécesseurs, les pionniers dans le métier ».

 

Propos recueillis par Clément Noumsi

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