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7 avril 2026 : Journée internationale de réflexion sur le génocide des TUTSIS au Rwanda en 1994

  • Photo du rédacteur: clément NOUMSI
    clément NOUMSI
  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture


En mémoire de cette commémoration, la CDHC a fait un rappel historique afin que nulle n’en ignore sur le Thème « Se souvenir. S’unir. Se renouveler »


La Commission relève que la commémoration de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda vise à mobiliser l’ensemble des acteurs de la scène internationale autour d’une action concertée et coordonnée en vue de prévenir le crime de génocide qui constitue une menace majeure pour l’humanité, ainsi qu’à promouvoir une politique de tolérance zéro à l’égard de toute intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux.


La Commission souligne que la prévention des génocides implique également le renforcement de la protection contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants, ces actes étant intrinsèquement liés aux violences extrêmes observées lors de tels crimes et appelant une vigilance accrue de la part des États et des institutions internationales.


La Commission accueille favorablement les thématiques retenues pour l’édition 2026 de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, à savoir, d’une part, le thème retenu par l’Organisation des Nations Unies (ONU), Se souvenir. S’unir. Se renouveler et, d’autre part, celui promu par l’institution spécialisée des Nations Unies qu’est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (sigle en anglais : UNESCO), qui met l’accent sur le « Rôle de l’éducation, de la mémoire et du dialogue intergénérationnel », deux thèmes participant d’une dynamique convergente visant à faire vivre le devoir de mémoire, à promouvoir une culture de paix et à prévenir la récurrence des atrocités de masse.


La Commission salue les efforts constants et soutenus des pouvoirs publics et de leurs partenaires visant à intensifier la lutte contre les discours de haine, le dénigrement et le tribalisme, notamment à travers le message adressé à la Nation le 31 décembre 2025 par le Chef de l’État à l’occasion du discours de fin d’année, dans lequel il a « insisté sur la nécessité d’intensifier nos efforts collectifs, pour promouvoir le vivre ensemble et consolider l’unité nationale, face au repli identitaire et aux discours de haine qui inondent l’espace médiatique et menacent les fondements mêmes de notre cher et beau pays, le Cameroun », tout en appelant à « une reprise en main vigoureuse » des pouvoirs publics face à l’impunité en la matière.


La Commission salue les initiatives visant à prévenir ou à lutter contre les discours de haine sur les réseaux sociaux, principalement celles portées par les organisations de la société civile (OSC), à l’instar du lancement, le 18 février 2026 à Bafoussam, par l’association Youth for Peace Cameroon, d’une campagne numérique intitulée « Stop Hate Speech 237 », pour sensibiliser les jeunes à la responsabilité en ligne et à promouvoir des discours inclusifs.


La Commission salue le voyage apostolique de Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Cameroun à l'invitation de Son Excellence Monsieur Paul BIYA, président de la République, éternel « mendiant de la paix », programmé du 15 au 18 avril 2026 ; un voyage hautement symbolique et porteur d’espérance, qui sera ponctué d’une Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda le 16 avril 2026, en la Cathédrale Saint-Joseph de Bamenda ; cette initiative empreinte de spiritualité et de dialogue, témoigne de l’engagement constant en faveur de la réconciliation, de la cohésion sociale et de la promotion d’une paix durable dans les Régions en proie à l’insécurité.


La Commission demeure préoccupée par la persistance des conflits intercommunautaires, notamment illustrée par l’incendie et la destruction de maisons d’habitation survenus le 13 février 2026 dans le village Mbat, Département du Donga-Mantung, Région du Nord-Ouest, imputés à des milices issues de communautés d’éleveurs Mbororo. Ces violences s’inscrivent dans un contexte de tensions récurrentes entre agriculteurs sédentaires et éleveurs nomades, nourries par des litiges liés aux incursions de bétail dans les plantations qui entraînent des dommages matériels significatifs aux exploitations agricoles.


La Commission relève avec préoccupation l’insuffisante intégration de l’éducation à la paix, à la tolérance et au vivre-ensemble harmonieux dans les programmes scolaires, ainsi que la persistance de stéréotypes et de préjugés en milieu éducatif, des facteurs susceptibles de fragiliser durablement la cohésion sociale et de favoriser la recrudescence de discours de haine à caractère tribaliste.


La Commission relève que sur les 220 recommandations acceptées par l’État lors de l’adoption du Rapport du passage du Cameroun au 4e cycle de l’Examen périodique universel (EPU) le 26 mars 2024, sept sont relatives à la préservation de la paix et à la prise de mesures contre les auteurs de violences ; elles sont reproduites dans la Déclaration de la CDHC de ce jour, après avoir été ventilées par l’Institution nationale des Droits de l’homme du pays aux structures pertinentes de l’État, aux institutions spécialisées ainsi qu’aux organisations de la société civile (OSC), chacune en ce qui la concerne.


La Commission réitère ses recommandations formulées dans sa Déclaration du 7 avril 2025 à l’occasion de la précédente édition de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tustsis au Rwanda en 1994, appelant les parents à contribuer activement à la prévention de discrimination ethno-tribale ainsi qu’aux discours de haine, principalement : en dissuadant leurs enfants, dès leur plus jeune âge, de recourir aux injures, propos et autres discours haineux, tout en les éduquant sur leurs conséquences, en s’y opposant et en les réprimant ouvertement et systématiquement, puis en inculquant à leur progéniture les notions de diversité, d’inclusion, de solidarité, de respect mutuel, d’amour, d’inter culturalité, de partage, d’égalité des Droits, de pardon et d’acceptation de l’autre.



Clément Noumsi

 
 
 

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