Au Cœur de la Révolution Minière Camerounaise : L'Impulsion du Professeur Fuh Calistus Gentry.
- Clément Noumsi
- il y a 6 jours
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Alors que le Cameroun s'engage résolument dans une nouvelle ère de développement industriel, capitalisant sur son immense potentiel minier, les projecteurs se tournent avec une acuité particulière vers le Professeur Fuh Calistus Gentry. Dans ses fonctions de ministre intérimaire des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique, il pilote une transformation profonde et structurante du secteur minier national. Sous sa direction technique éclairée, le pays est en train de franchir des étapes industrielles concrètes, concrétisant des ambitions de longue date tout en déployant des réformes audacieuses destinées à assainir et à formaliser un secteur longtemps marqué par la complexité et un certain flottement réglementaire. Cette dynamique nouvelle vise à faire du Cameroun un acteur majeur sur la scène minière mondiale, soutenu par une expertise technique et une gouvernance renforcée, promettant ainsi de nouvelles sources de revenus et de prospérité pour la nation.
Désormais, l'objectif est de transformer ce potentiel brut en richesse tangible et durable. Le travail en cours est fondamentalement axé sur la mise en valeur des ressources naturelles du pays, une métamorphose complexe qui exige une vision stratégique claire et une exécution minutieuse. La stratégie du ministère sous la houlette du Professeur Gentry est multidimensionnelle, abordant à la fois les aspects techniques de l'extraction et du traitement, ainsi que le cadre juridique et institutionnel nécessaire à une exploitation responsable et bénéfique pour toutes les parties prenantes. La volonté est de bâtir une industrie minière moderne, transparente et productive, capable de rivaliser sur les marchés internationaux et de contribuer significativement au produit intérieur brut national. Cela implique une gestion rigoureuse, un investissement dans les technologies de pointe et une attention particulière aux enjeux environnementaux et sociaux, afin d'assurer que le développement minier soit synonyme de progrès partagé et pérenne pour l'ensemble du Cameroun. Cette transition est loin d'être une simple mise à jour des processus existants ; il s'agit d'une refonte complète, visant à placer le Cameroun sur la carte mondiale des productions minières d'envergure, en se concentrant sur des projets à haute valeur ajoutée et en instaurant des pratiques conformes aux standards internationaux les plus élevés. Ces efforts concertés visent à ancrer durablement le secteur minier comme un pilier de l'économie camerounaise, ouvrant la voie à des retombées économiques substantielles et à une amélioration du bien-être des populations.
Les derniers mois ont été riches en avancées significatives, marquant une période de progrès sans précédent dans la concrétisation des projets phares qui dessinent l'avenir industriel minier du Cameroun. Ces initiatives, d'une importance capitale, symbolisent le passage d'un potentiel théorique à une réalité opérationnelle robuste. Deux projets majeurs d'exploitation de minerai de fer dans la région Sud ont été officiellement lancés, symbolisant cette nouvelle ère sous la supervision directe du Premier ministre, en présence du ministre Gentry. Ces inaugurations marquaient non seulement le début d'une phase d'exploitation, mais aussi l'alignement stratégique des efforts gouvernementaux sur des objectifs de production concrets. Ces projets visent à exploiter des gisements de fer considérables, cruciaux pour l'économie nationale et pour l'approvisionnement des marchés mondiaux en matières premières essentielles.

Parmi eux, le projet de minerai de fer de Bipindi-Grand Zambi se distingue. Lors d'une visite de travail en avril 2025, le ministre Gentry a personnellement confirmé le démarrage effectif de l'exploitation minière. À cette date, environ 600 000 tonnes de minerai avaient déjà été stockées, avec une projection ambitieuse d'atteindre 7 millions de tonnes avant l'entame de la phase de traitement. L'infrastructure en cours de construction comprend deux usines de traitement modernes, conçues pour produire un concentré de fer de haute qualité destiné à l'exportation, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives commerciales et économiques pour le pays. Parallèlement, le projet du terminal minier de Kribi-Lobé a franchi une étape décisive avec la pose de la première pierre. Cette infrastructure d'exportation est essentielle, car elle créera un canal dédié et efficace, permettant aux minéraux camerounais d'atteindre les marchés mondiaux de manière compétitive. L'ambition est de fluidifier la logistique et de réduire les coûts, rendant les exportations minières plus attractives et rentables. Non loin de là, le projet de bauxite de Minim-Martap est présenté comme la première grande mine de bauxite du Cameroun, avec un objectif ambitieux de première livraison prévue pour mi-2026. Le ministre Gentry a joué un rôle pivot dans la signature de la convention minière cruciale pour ce gisement à haute teneur. Reconnu comme une priorité nationale stratégique, ce projet bénéficie d'un soutien gouvernemental conséquent, témoignant de son importance pour la diversification économique du Cameroun et son positionnement sur la carte mondiale de la production de bauxite, un métal clé pour l'industrie de l'aluminium.
Le mandat du ministre Gentry est également marqué par une détermination ferme à relever des défis systémiques hérités d'une histoire marquée par une forte informalité et des lacunes dans la gestion des ressources. Une étude menée en 2025 a mis en évidence des problèmes fondamentaux persistants, notamment un système d'information géologique et minière obsolète, un financement insuffisant pour la cartographie des ressources et un manque de transparence inhérent issu de ces défaillances. Pour y remédier, la stratégie du ministère s'articule autour d'une approche proactive de formalisation, axée sur la modernisation du cadre juridique et le renforcement des institutions étatiques. Cette démarche vise à créer un environnement plus sûr et plus attractif pour les investissements légitimes et à maximiser les retombées économiques pour le pays.
La mise en œuvre du nouveau Code minier, adopté en décembre 2023, constitue le pilier central de cette réforme fondamentale. Ce code instaure une réglementation plus claire et plus stricte, impose la participation de l'État dans les sociétés minières, et surtout, confère à la Société Nationale des Mines (SONAMINES), une entreprise publique, le droit exclusif d’acheter et de commercialiser l'or et les diamants. Cette mesure est une pierre angulaire dans la lutte contre le commerce illicite et l'évasion fiscale qui ont longtemps miné le secteur. Le renforcement de SONAMINES s'avère donc essentiel. En 2023, la société a déjà démontré sa capacité opérationnelle en transférant 170,9 kg d'or à l'État, contribuant ainsi à hauteur de 5 milliards de francs CFA aux finances publiques, ce qui illustre la capacité croissante de l'État à percevoir des recettes formelles issues du secteur et à les réinvestir dans le développement national.
Au-delà des aspects réglementaires, la stratégie s'étend au développement des capacités industrielles locales. Il est ainsi prévu la construction de la première unité de traitement de l'or fermée du Cameroun à Kette, une avancée technologique majeure qui permettra un traitement local plus efficace et plus sûr. De plus, une raffinerie d'or nationale, conforme aux normes internationales, sera mise en place, renforçant la chaîne de valeur et la capacité du Cameroun à transformer ses ressources brutes en produits finis à plus forte valeur ajoutée. Ces développements témoignent d'une vision globale qui va bien au-delà de la simple extraction, visant à créer une industrie minière intégrée et compétitive.

Le vaste mandat confié au ministre Gentry, tel que défini par le Cabinet du Premier ministre, transcende la seule extraction minière pour englober la valorisation des ressources, la promotion de l'industrie locale et le développement technologique. Ces objectifs s'alignent parfaitement sur la Stratégie Nationale de Développement du Cameroun (SND 2020-2030), faisant de son rôle une composante essentielle de la trajectoire de développement du pays. Son action est donc déterminante pour l'avenir économique du Cameroun, façonnant une industrie minière moderne, responsable et prospère.
Oscar Abessolo




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