top of page
logo final choisi.png

Célébration de la journée mondiale du braille 2026.

  • Clément Noumsi
  • il y a 6 jours
  • 3 min de lecture


Nous avons rencontré pour vous Coco Bertin Mowa président du CJARC (cercle des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun) ce 2 janvier 2026 pour relever les défis. En effet, le 4 janvier est la Journée mondiale du braille, une date qui célèbre la naissance de Louis Braille et rappelle l'importance de ce système tactile pour l'accès à l'éducation, à l'autonomie et à la culture pour les personnes aveugles et malvoyantes.



Bonjour Coco Bertin Mowa, bonne année 2026.


Coco Bertin Mowa : Bonjour et merci mon frère qu'il en soit de même pour vous.



Selon l'OMS au-delà des prouesses technologiques seulement 10 % du matériel didactique sont accessibles aux personnes malvoyantes ou aveugles. Quelle appréciation faites vous de cette situation fâcheuse ou désagréable ?


Coco Bertin Mowa : Permettez moi avant d'aller plus loin de rendre un vibrant hommage à un aîné, un grand défenseur du braille, en la personne du commissaire de la CDHC, Paul Tezanou mort dimanche dernier. C'est une grande figure nationale et internationale des personnes en situation d'handicap qui a largement contribué depuis près de 50 ans à la promotion du braille dans notre pays. Concernant la question, il faut dire que le matériel didactique accessible aux personnes déficientes visuelles reste rare et difficile d'accès surtout dans les pays d'Afrique en général et en particulier au Cameroun. Cela est vraiment regrettable car les personnes déficientes ont des capacités, des grandes disposions à poursuivre les études comme toute autre personne mais parfois se trouvent limiter par le fait de manque de matériels spécialisés notamment les ouvrages en braille. Nous espérons que les efforts faits pour inverser cette tendance seront implémentés pour le plus grand des personnes non voyantes dans notre pays.



Alors que faut-il faire pour inverser la courbe ?


CBM : Je pense qu'il y a des efforts qui sont en train d'être fait. Au niveau du CJARC nous avons collaboré avec les organisations internationales pour mettre à la disposition de 66 écoles inclusives de notre pays des ouvrages en braille. Il s'agit ici des organisations comme Plan international qui ont collaboré avec le CJARC pour produire des manuels scolaires en braille pour les 66 écoles primaires dans le Littoral, l'Ouest et dans l'Extrême-Nord du pays.



Sous quel signe placez vous l'édition 2026 de la journée mondiale du braille ?


CBM : Il faut dire qu'il y a des activités qui sont organisées pour cette célébration. En collaboration avec la CDHC qui chaque année, fait une déclaration. Cette année 2026, nous avons prévu des descentes dans les établissements scolaires, organisé des conférences au cours desquelles les aînés vont tenir la main aux cadets et les expliquer comment ils ont pu se servir du braille pour se frayer un chemin. C'est une occasion pour montrer aux jeunes comment ils peuvent faire pour aller plus loin que les aînés. Déjà au CJARC, les choses sont en branle pour rendre mémorable cette célébration.




Le gouvernement à poser une balise pour les personnes déficientes visuelles sur le plan on constate parfois une inadéquation entre la théorie et la pratique. Que proposez-vous pour 2026 ?


CBM : Je crois que des efforts sont faits avec la création de 720 écoles inclusives sur l'ensemble du territoire sauf que cette création reste sur les papiers. Nous souhaitons qu'une accélération de cette inclusion soit réelle avec du matériel didactique adéquat pour les personnes déficientes visuelles. L'autre vœu le plus cher c'est qu'en cette année 2026, que le gouvernement camerounais accélère la production du matériel didactique et permette que ces écoles inclusives déjà créées puissent fonctionner de manière effective amis aussi en formant des enseignants capables de tenir les enfants en situation d'handicap surtout les déficients visuels dans ces différentes écoles. Il est important que cette éducation inclusive soit réellement implémentée.


Merci Coco Bertin Mowa d'avoir répondu à nos questions.



CBM : C'est moi qui vous remercie.

En résumé, Les défis de l'éducation inclusive pour les personnes malvoyantes ou aveugles sont réels.


Un constat : Seulement 10 % des manuels didactiques accessibles aux personnes malvoyantes ou aveugles (OMS)


Les actions : Le CJARC collabore avec des organisations pour produire des ouvrages en braille pour 66 écoles


Pour la commémoration de la Journée mondiale du braille : Conférences, descentes dans les établissements scolaires...


Vœux pour 2026 : Accélérer l'inclusion, produire du matériel didactique spécialisé, former des enseignants.


Un appel : Implémenter véritablement l'éducation inclusive au Cameroun soit accessible aux personnes déficientes visuelles.



Propos recueillis par CN

 
 
 

Commentaires


bottom of page