Classe foraine de Yaoundé sous le haut patronage de l'OIM organisée par l'ECPY et le réseau Leader
- Clément Noumsi
- il y a 6 jours
- 3 min de lecture

Placée sous le thème « Migration des jeunes : comprendre les risques pour mieux choisir son avenir », cette causerie éducative avait pour cadre le Safari hôtel ce 29 janvier et a eu le mérite d'attirer l'attention des jeunes sur les risques liés aux migrations illégales.
Le sous-préfet de Yaoundé III dans son mot d'ouverture est revenu sur le phénomène qui touche de pleins fouets les foyers camerounais. La migration des jeunes est un enjeu majeur au Cameroun, avec des conséquences dramatiques pour les familles et les individus. Le gouvernement travaille à prévenir les migrations dangereuses et à offrir des alternatives aux jeunes, mais il est crucial que les partenaires, la société civile, le secteur privé et les collectivités s'engagent également. Ensemble, nous pouvons créer des opportunités locales et valoriser les compétences des jeunes pour un avenir meilleur.

Dans la leçon inaugurale, le représentant résident de l'OIM a présenté « la migration des jeunes comme une réalité quotidienne qui nous touche tous. Ce n'est pas juste un débat théorique, mais une question de vies, de rêves et d'espoirs. Il est crucial de comprendre les risques et de faire des choix éclairés. La migration doit être un choix, pas une nécessité ».
Les crises sécuritaires et le changement climatique poussent des millions de personnes à se déplacer, souvent avec des conséquences dramatiques. Les jeunes et les femmes sont les plus touchés. Il faut parler des risques sans détour : exploitation, violences, disparition... Aucun projet migratoire ne devrait coûter la vie.
La migration doit être un choix éclairé, sûr et digne. L'OIM travaille à réduire les migrations forcées, sauver des vies et protéger les migrants. Mais nous devons agir ensemble ! Posez des questions, vérifiez les infos et méfiez-vous des promesses trop belles. Votre avenir se joue ici, en vous.

La sensibilisation des jeunes sur les dangers de la migration irrégulière est cruciale. Échanger avec eux pour leur montrer les risques, mais aussi les opportunités et alternatives viables pour rester et prospérer en Afrique, c'est la voie à suivre. L'initiative de l'OIM et du gouvernement camerounais est vraiment salutaire pour aborder la migration des jeunes de manière responsable. La sensibilisation, la déconstruction des mythes et l'accompagnement au retour volontaire sont des pistes importantes.
Clément Noumsi
Réaction

Dr Jean Emmanuel Gangnon, président initiative jeunes Leader du Togo
« Ce type de rencontre constitué une occasion idoine pour tirer la sonnette d'alarme afin d'attirer l'attention des jeunes sur les dangers ôh combien important que constituent les flux migratoires irréguliers. L'objectif de cette classe foraine est de sensibiliser les jeunes sur les risques et dangers en ce concernent les choix mal faits, mal éclairés en matière d'immigration. Il est important pour d'échanger à bâtons rompus avec les jeunes de Yaoundé 3 qui rassemble beaucoup de camerounais car il est question de les informer sur les dangers de l'immigration irrégulière mais aussi les montrer la voie tout est en capitalisant au même moment sur les alternatives viables, durables pour pouvoir rester et toujours sur le continent africain et pourquoi pas contribuer au développement de l'Afrique et pourquoi pas le Cameroun ».

Abdel Rahmane Diop, représentant résident de l'OIM au Cameroun
« L'initiative est vraiment salutaire car quand vous voyez l'honorable Emah Etoundi s'engager ainsi afin que nous puissions échanger sur une problématique aussi importante que la migration. Elle touche en premier lieu les jeunes et les femmes. Selon les données à notre disposition c'est près de 10 mille migrants de retour en quatre ans seulement, c'est énorme, environ 6 à 7 jeunes qui partent chaque jour. Dans notre jargon, nous parlons d'immigration irrégulière au lieu de clandestine pour éviter la stigmatisation. En santé mentale, nous avons un volet soutien psychosocial pour déconstruire celà. Nous faisons un travail avec les pouvoirs publics justement pour que l'ensemble de la politique sectorielle. Quand on parle d'agriculture, on voit le phénomène migratoire. Quand on parle de santé, d'éducation etc. Ensuite au niveau individuel, nous faisons de la sensibilisation en participant aux activités comme celles-ci qui permet de passer les messages jeunes. Mais aussi accompagner le retour volontaire et la réintégration avec l'appui de partenaires comme l'UE et le leadership du gouvernement camerounais afin de permettre à des camerounais de retourner de manière volontaire dans la dignité et s'intégrer dans le tissu social de ce beau pays qu'est le Cameroun ».
Propos recueillis par CN




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