Exploitation aurifère : Le Minmidt dénonce le clair-obscur.
- Clément Noumsi
- 31 déc. 2025
- 3 min de lecture

Malgré le potentiel minier national reconnu, la question mérite d'être posée car l'exploitation des carrières est loin d'être définie et comprise comme une exploitation minière. Néanmoins l'exploitation artisanale est loin d'être négligeable. Le communiqué du Minmidt du 29 décembre 2025 est venu jeter un pavé dans la marre. L'heure est à la vigilance et à l'anticipation pour que le secteur minier soit un véritable levier de croissance économique.
Cadre législatif
Pour l'exploitation des carrières au Cameroun, il faut se référer au Code Minier (Loi N° 2023-014) qui régit l'ensemble des activités minières, y compris les carrières, et à ses textes d'application (décrets, arrêtés), notamment ceux concernant les permis d'exploitation, les conditions d'accès, et les droits des riverains, avec une attention particulière pour les carrières artisanales qui ont des procédures spécifiques, souvent régies par des décrets comme celui de 2024.
Textes législatifs clés
Code Minier (2023) : Définit les activités minières, les licences, les droits et obligations (reconnaissance, exploitation, transport, etc.).
Code Général des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) (2019) : Concerne la gouvernance locale et la répartition des revenus miniers, mais le Code Minier prime pour l'activité elle-même. Des textes d'application précisent les procédures.,
Pourquoi ne pas expérimenter un ou deux projets afin d'en tirer toutes les conséquences ? Est ce que le modèle financier que propose le gouvernement à travers la DGI est il adapté ? Qui sont les véritables propriétaires des licences de recherche délivrées ? Le Cameroun à l'aune de l'exploitation minière entre prudence et optimisme, quelle attitude faut-il adopter ?
Le secteur minier est un gage de financement raison pour laquelle le Cameroun a de grands espoirs mais des questions se posent. Plusieurs projets (15) importants en attente, plusieurs cérémonies de pose de la pierre. Nous pouvons citer le projet de Minim martap dans l'Adamaoua, porté par la société CAMALCO ; la nouvelle unité de production du Ciment à Figuil ; le terminal minéralier et le terminal à hydrocarbures de Kribi.
Quelques craintes légitimes sont à énumérer : la non maîtrise des projets ; l'absence des textes miniers et fiscalité répondant aux réalités locales ; la nécessité des formations et le besoin énorme en énergie (ex : Alucam qui à elle seule, prenait 60 % de la production d'électricité de la Sonel).
Quelles retombées pour les populations locales ?
Une stratégie prudente permettrait de tester 2 ou 3 projets pour « faire ses classes » avant de s'engager à fond. L'Enjeu est de transformer les ressources minières en développement durable pour le Cameroun. L'heure est à la vigilance et à l'anticipation pour que le secteur minier soit un véritable levier de croissance. Au-delà de toutes ces considérations, il en ressort que le Cameroun sera un pays minier dans deux ou trois ans si les choses avancent normalement et que nos responsables se mettent à niveau afin de proposer un cadre législatif adapté à l'exploitation minière naissante.
Au Cameroun l'exploitation minière est encore artisanale, la taxe ad valorem est un impôt prélevé en pourcentage de la valeur d'un bien ou d'un service, et non sur une quantité fixe, et elle s'applique notamment dans le secteur minier (sur les produits extraits) et aux importations, calculées sur la valeur taxable (prix + coût) des marchandises sauf que les quantités peuvent être fausses comme celles du quiproquo sur la quantité d'or déclarée par le rapport ITIE 2023 du Cameroun et les quantités frauduleusement exportées vers les Émirats Arabes Unis (Dubaï) reconnue dans les statistiques internationales (ITIE). A qui la faute ?
Clément Noumsi




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