Maladies Non Transmissibles au Cameroun : l'association RADA tire la sonnette d'alarme
- clément NOUMSI
- il y a 1 jour
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C'est à la faveur du 1er Symposium National assorti d’une Table ronde qui s’est tenu les 8 et 9 Avril 2026 à Yaoundé au Hilton hôtel sous le thème « Nutrition et Maladies Non Transmissibles »
Placées sous le haut patronage du premier ministre chef du gouvernement, les assises de Yaoundé ont eu à cœur d'attirer l'attention la communauté nationale sur les effets néfastes des aliments transformés et ultra transformés qui agit sur le métabolisme des consommateurs non avertis. Pourtant sous les tropiques, beaucoup succombent à l'effet de la mode par ignorance mais aussi à cause de la publicité mensongère qui accompagne la plupart de ces produits dont les étiquettes laissent souvent à désirer.

Pour le représentant du premier ministre chef du gouvernement, l'importance de cette thématique a poussé le premier ministre chef du gouvernement a accordé une oreille attentive car les questions de santé ou du bien-être des populations camerounaises préoccupent les pouvoirs publics. " Ce premier symposium sur la nutrition et les maladies chroniques non transmissibles assorti d'une table ronde démontre le leadership de l’association RADA qui est un partenaire très stratégique dans le cadre de l'approche multisectorielle et multi acteur en matière de santé. Le partenariat public/privé est également un des aspects qui conduit la politique gouvernementale en matière de santé donc je suis le coordonnateur du secrétariat technique du comité interministériel. RADA apporte également sa modeste contribution à tous les efforts que fait le gouvernement de la république ainsi que les partenaires pour améliorer l'état nutritionnel de nos populations. Le diagnostic est là, des efforts sont faits et il mérite encore d'être fait, que ce soit sur le plan de la sécurité sanitaire des aliments ou sur tous les autres aspects au développement de la nutrition dans notre pays. Le gouvernement de la république ainsi que tous les partenaires continuent à mener tous les efforts afin que l'état nutritionnel de nos populations puisse s'améliorer, le gouvernement reste donc ouvert à toute proposition qui pourrait être retenu à l'issue de ces deux jours de concertation au vue des thématiques très importantes qui vont nécessiter des échanges profonds avec la présence des experts sectoriels qui vont certainement travailler sur le canevas des textes et règlements de la république afin que nous puissions voir comment est-ce que radar aussi aura à apporter sa modeste contribution à la construction nationale d'une population en bonne santé " ainsi a t il conclu.
Bien avant le discours d’ouverture, plusieurs prises de parole ont meublé cette cérémonie protocolaire avant le début effectif des travaux avec Dr Acha Evaristus Tikum président du conseil d'administration de RADA pour son mot de bienvenu aux participants, de l'honorable Peter Njume chef du groupe parlementaire sur le financement de la santé à l'Assemblée nationale, du représentant résident de l'OMS Dr Bagayoko Magaran sur les directives adressées aux pays, du Pr Jean Claude Mbanya président du comité scientifique avec une présentation générale de la situation nationale à la lumière des statistiques en guise de leçon inaugurale sous la modération de Ferdinant M. Songyuy CEO de RADA.
Clément Noumsi
Réaction

Dr Bagayoko Magaran, représentant résident de l'OMS au Cameroun
« Nous savons aujourd'hui que les aliments transformés ou ultra transformés qui pullulent nos marchés ne sont pas toujours sains, et qui sont la cause de l'obésité, de l'hypertension, du diabète et d'autres maladies cardiovasculaires. Donc le symposium qui vient de s'ouvrir est très pertinent car il permet de sensibiliser les populations sur le danger de ces aliments présents nos marchés. C'est aussi un appel à l'endroit de la population d'aller à nos fondamentaux, beaucoup d'aliments sains sont disponibles (fruits et légumes) et bien d'autres. Aujourd'hui, manger les aliments ultra transformés est considéré comme un luxe, un signe d'aisance pourtant en le faisant, nous sommes entrain de détruire notre propre santé. Nous lançons ainsi un appel aux acteurs politiques d'augmenter les taxes sur ces produits afin de favoriser la commercialisation et la circulation des aliments sains et produits localement. Ces aliments ultra transformés contiennent souvent beaucoup de sel, de sucre ou de graisse mais seulement il y a aussi le problème de l'étiquetage. Nous devons voir sur l'étiquette la quantité de sucre, de sel ou de graisse contenus dans le produit afin de choisir ce qui convient à notre état de santé. La première chose, c'est que l'OMS prépare des directives en faveur des états, la deuxième chose c'est la taxation de ces produits et enfin il est question de la promotion de la santé. C'est de prendre en compte les déterminants commerciaux, sociaux et environnementaux de la santé et informer les populations sur le danger. Vous avez bien entendu le Pr Mbanya, lorsque nous avons une fuite d'eau dans la maison, le premier réflexe c'est de chercher un plombier. C'est-à-dire qu'on peut guérir du paludisme et beaucoup d'autres maladies mais quand c'est le cancer, le diabète ou ces autres maladies cardiovasculaires c'est à dire qu'on va la trainer toute la vie. L'objectif est d'avoir une bonne longévité et de vieillir en bonne santé ».
Propos recueillis par CN




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